mardi 20 août 2019
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DIJON : 13 interpellations lors de l’acte 23 des Gilets Jaunes

21/04/2019 03:25Imprimer l’article
Dans un acte à la mobilisation en baisse, les affrontements ont été moins violents mais des tensions montrent que pro et anti sont plus que jamais à fleur de peau.
Un peu moins de monde et du soleil… Ça sentait bon les vacances scolaires ce samedi dans les rangs des Gilets Jaunes. La mobilisation a en effet reculé à chaque trève depuis le début du mouvement. Si l’on ajoute l’appel national à manifester à Paris, suivi par plusieurs groupes de Dijonnais, et aussi un tassement du mouvement, on a là réunies l’ensemble des raisons (dans quel ordre d’importance ?) qui expliquent qu’on n’a pas dépassé le millier de Gilets Jaunes dans la capitale des Ducs pour l’acte 23. Ils étaient environ 700 selon un comptage effectué par des Gilets Jaunes.

La manifestation s’est déroulée relativement dans le calme. Sous un soleil presque estival, le cortège a déambulé en centre-ville entre les places habituelles : République, Darcy, Libération, Wilson, 30 octobre. Ajoutez un passage à la gare SNCF pour un envahissement des voies de quelques minutes, et vous avez les principaux points de passage de la manifestation. Reliez les points aléatoirement par des traits et vous obtenez un parcours.

Plusieurs altercations


Pour autant, si la violence de la manifestation a baissé d’un cran par rapport à des actes précédents, plusieurs points de tension, notamment avec des passants, montrent que ce rendez-vous du samedi est de plus en plus clivant : une altercation avec un automobiliste a eu lieu près de la gare et aurait pu dégénérer. Une autre, plus grave encore, s’est produite à l’angle des rues Lamonnoye et Auguste Comte… une poubelle venait d’être enflammée en cette fin d’après-midi et un commerçant qui regardait la scène interroge : «ça sert à quoi ?». «Casse-toi» lui répond un Black-Bloc en y ajoutant quelques insultes. Mais le commerçant ne se laisse pas faire, le ton monte, et un individu en vélo lui vole son portable avant d’être rattrapé, de tomber et de casser le téléphone dans sa chute. La suite ? De longues minutes de confusion, de bagarre, avec notamment un pic à glace et un hachoir sortis en pleine rue. C’est finalement l’arrivée de la police qui mettra fin à l’incident.

Assaut rue de la Préfecture


A part ça, le cortège en lui-même aura été bon enfant tout l’après-midi ou presque, avec toujours quelques déguisements, des ballons, des pétards et des chants. Trois poubelles ont été brûlées, dont deux en fin d’après-midi rue de la Préfecture. C’est là que les plus déterminés des partisans d’un mouvement radical se donnent rendez-vous à chaque fin de manifestation pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ce samedi encore, on n’y a pas coupé : après avoir reçu des projectiles et des tirs de mortiers, policiers et gendarmes ont sonné la charge en noyant le quartier sous les gaz lacrymogènes, avant de repousser tout ce beau monde hors de la place de la République.
Un peu plus tôt dans l’après-midi, c’est place Notre-Dame que des grenades lacrymogènes avaient déjà été tirées, sous la pression de quelques manifestants à l’entrée de la rue de la Préfecture.


En guise de bilan de cet acte 23, la préfecture indique que «jets de pierre et tirs de mortiers sur les forces de l'ordre ont nécessité une réplique par gaz lacrymogène» et dénombre «3 feux de poubelles». Surtout, elle fait état de «13 interpellations dont 8 pour délit de visage dissimulé». «Le Préfet remercie forces de l'ordre et pompiers pour leur engagement» conclut la préfecture.
Nicolas Richoffer
Photos N.R.