dimanche 25 février 2018
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Dans une longue interview qu'il nous a accordée, le maire de Dijon et président de Dijon Métropole n'élude aucun sujet.
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DIJON : 191 greffiers stagiaires ont prêté serment «dans la noblesse» de la Justice

09/02/2018 20:37Imprimer l’article
C’était jour de prestations de serment ce vendredi à l’Ecole nationale des greffes de Dijon. L’audience ainsi que les engagements solennels ont été respectés.
Ayant tout d’abord félicité les greffiers stagiaires pour le choix d’Aimé Césaire comme nom de promotion, Gérard Sentis a réaffirmé en ce jour marquant à l’Ecole nationale des greffes l’importance des greffiers.
«Souvent méconnus pour leurs rôles, les greffiers sont là pour contribuer et rendre cette Justice plus efficace, et je l’espère plus belle pour nos concitoyens», a rappelé le directeur de l’ENG, en insistant sur le fait que les greffiers font plus qu’assister les magistrats dans les procédures, dans le sens où «ils représentent le premier contact que le justiciable va avoir avec l’institution judiciaire».
La mutation de l’institution évoquée par Gérard Sentis allait être répétée dans les interventions à venir. Une évolution que le directeur de l’ENG a élargi à la société et aux mentalités… Les chantiers ont alors été listés : la transformation numérique, l’amélioration et la simplification de la procédure pénale, l’amélioration et la simplification de la procédure civile, l’adaptation du réseau des juridictions, et enfin le sens et l’efficacité des peines.
Des chantiers qui engendreront de nouvelles évolutions, en lien avec la modernisation du service public.

«Des éléments majeurs dans la modernisation de la Justice»


Face aux greffiers stagiaires qui allaient donc prêter serment tour à tour, Gérard Sentis a lancé : «Votre formation professionnelle doit se poursuivre tout au long de votre carrière afin de parfaire vos connaissances et vos compétences». Pour Gérard Sentis, ces futurs greffiers sont même les éléments d’un enjeu majeur qu’est la modernisation de la Justice.
De septembre 2016 à septembre 2017, plus de 1 900 greffiers stagiaires ont suivi un parcours de formation initiale au sein de l’ENG*. Pour l’année 2017, 2 942 stagiaires (greffiers, directeurs de services de greffe, adjoints administratifs) ont été suivis en scolarité ou bien en stages.
C’était l’heure pour 191 d’entre eux de prêter serment. «Un moment fort» que leur directeur de l’ENG a encore souligné, «signe de loyauté et de confiance, accordée par l’Etat». Ils pouvaient en être fiers ce vendredi et leurs robes ainsi que leurs attentions s’inscrivaient déjà bien dans l’exigence professionnelle requise pour agir au nom de la Justice. Leurs familles suivaient cela en direct vidéo depuis le gymnase de l'Ecole.
La fameuse audience des serments fut ouverte à l’installation d’une formation du Tribunal de grande instance de Dijon : Bruno Laplane, président, François Prelot, procureur de la République adjoint, Romain Leblanc, vice-président, Bénédicte Kuentz, vice-présidente, Lysiane Fleurot, directrice de greffe, Laurence Thil, directrice des services de greffe judiciaires.

«Un métier de rigueur et de précision»


Dans ses réquisitions, François Prelot a commencé par exprimer «une grande satisfaction de voir de si nombreux futurs greffiers», pour la Justice et pour assumer des rôles avec compétences au sein de l’institution judiciaire. «Vous avez décidé d’exercer un métier de rigueur et de précision, un métier technique et surtout un métier empreint d’humanité. Soyez-en fiers», a pris soin de leur adresser le procureur de la République adjoint.
Cette fierté était partagée, dans une communauté judiciaire «si injustement décriée». Selon François Prelot, c’est la qualité des personnels qui fait le bien de la Justice, sur des affaires dans lesquelles il faut justement rendre justice. L’accent a été mis sur la ressource humaine, comme force du Ministère de la Justice dans laquelle s’inscrivent les greffiers, «acteurs à part entière de celle-ci».

«Garants du respect des procédures»


Dans une Ecole nationale des greffes reconnue pour sa formation par Bruno Laplane, les «rites de passage», les engagements solennels ont été respectés («Je le jure», main droite levée, à l'appel nominatif). Missions variées, essentielles mais aussi devoirs ont été soulignés dans l’exigence.
Qualités, détermination, attachement au service public de la Justice sont des notions qu’a soulignées Bruno Laplane, ne doutant pas que ces futurs greffiers vont répondre aux évolutions par la capacité d’adaptation aux réformes. Cela tout en réaffirmant la noblesse du métier de greffier : «Nous savons que dans les juridictions, aucune décision ne peut aboutir sans l’intervention d’un greffier. Vous savez à quel point les juridictions comptent sur vous, en tant que garants du respect des procédures».
Les greffiers stagiaires ayant prêté serment ce vendredi avaient débuté leur formation le 27 novembre 2017, celle-ci se poursuivra par une période de stages de 5 mois à partir du 19 février de cette année, avant des prises de postes au 27 novembre de cette même année.

Alix Berthier

*A propos de l’ENG de Dijon

Ancienne caserne KRIEN, l’Ecole nationale des greffes (ENG), créée en 1974, est unique en France. Elle est chargée par le ministère de la Justice de former l’ensemble des personnels des tribunaux de l’ordre judiciaire : directeurs des services de greffe, greffiers, secrétaires et adjoints administratifs.
Chaque année, l’ENG accueille plusieurs milliers de fonctionnaires en formation initiale et continue.