mercredi 23 janvier 2019
Les forces de l'ordre ont donné l'assaut immédiatement après cette avancée spectaculaire des Gilets Jaunes, ce samedi en fin d'après-midi lors de l'acte X, après une manifestation massive dans le centre ville. Nos reportages vidéo.
Questions à...
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DIJON : 300 personnes ont marché contre les violences faites aux femmes

25/11/2018 03:29Imprimer l’article
En écho à #MeToo, des associations comme le planning familial et des militantes féministes, ont lancé le collectif #NousToutes pour «montrer leur force» à la veille de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Au centre-ville de Dijon, 300 personnes ont défilé ce samedi pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles.
Les violences sexistes et sexuelles «pourrissent la vie» de millions de femmes et d'enfants. À l'initiative du Planning familial, du Collectif national pour les droits des femmes ou encore d'activistes féministes, l'idée d'un mouvement pour des manifestations dans toute la France a été lancé en septembre 2018 : «après #MeToo, devenons #NousToutes». Après le mot-clé #MeToo lancé sur les réseaux sociaux dans le sillage de l'affaire Weinstein pour dénoncer des abus, des agressions, des viols... le collectif #NousToutes a été fondé pour «montrer notre nombre, notre force et notre détermination».

Selon les statistiques officielles, en France, en 2017, 220.000 femmes ont subi des violences de la part d'un compagnon ou ex-compagnon. En 2016, 123 femmes en sont mortes. En 2017, 93.000 femmes ont été victimes d'un viol ou d'une tentative de viol (dans 90 % des cas, la victime connaît celui qui l'agresse). Une femme sur trois déclare avoir déjà été agressée ou harcelée sexuellement. Devant l'ampleur du phénomène, le président de la République a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes une «grande cause du quinquennat». Le 25 novembre est «la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes». Une campagne d'information a été lancée, «Réagir peut tout changer», pour communiquer sur le 3919, numéro d'écoute Violences Femmes Info (lire notre article sur les actions de l’État, de la justice et des associations en Côte-d'Or).

L'hymne des féministes résonne dans les rues de Dijon


Ce samedi 24 novembre 2018, près de 300 personnes ont manifesté à Dijon en soutien au mouvement #NousToutes avec comme signe de ralliement un vêtement violet, la couleur traditionnellement associée aux féministes depuis le XIXème siècle. Au niveau national, la militante féministe Caroline De Haas a revendiqué la mobilisation de 50.000 personnes. Dans la capitale régionale, au milieu des écharpes mauves ou violettes, on a aussi pu compter quelques dames arborant un gilet de sécurité alors que, au même moment, le gros des troupes des «gilets jaunes» jouait au chat et à la souris avec les forces de l'ordre mais il n'y a pas eu de jonction des cortèges (lire notre article sur la manifestation des «gilets jaunes»).

Les manifestantes et les manifestants sont partis de la place de la Libération, où le rassemblement était autorisé, pour défiler dans les rues de Dijon avant de se disperser place Grangier. Un moment particulièrement émouvant eut lieu rue des Forges quand les femmes et les hommes en tête de cortège ont entonné «l'Hymne des femmes» sur l'air du «Chant des marais». Chanson écrite par des militantes féministes en 1971, «l'Hymne des femmes» est devenue un symbole du Mouvement de libération des femmes (MLF).

Plus de moyens pour les associations d'aide aux femmes ?


Sur les pancartes, on pouvait des messages de sensibilisation «quand c'est non, c'est non», «non à la garde alternée si violences conjugales», «demain, salaires égaux , des «stop» à la grossophobie, à l'islamophobie ou encore à la LGTBphobie ainsi que des slogans plus politiques comme «le patriarcat tue» ou bien «si mon féminisme n'inclut pas les minorités, alors il inclut qui ?».

Durant le défilé, l'ambiance était à une certaine gravité parsemée de bonne humeur. Malgré les annonces de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, plusieurs associations de défense des droits des femmes craignent de voir leurs moyens diminués. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) demande que les fonds consacrés à l'aide des femmes victimes de violences conjugales soient portés de 79 à 506 millions d'euros par an.

Jean-Christophe Tardivon









































































 
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