jeudi 17 octobre 2019
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DIJON : 40 maisons individuelles pour toutes les bourses vont naître

01/04/2017 15:13Imprimer l’article
«La maison dans tous ses états» veut casser l'image du logement social et empêcher les migrations vers les 3e et 4e couronnes dijonnaises.«Ce projet va permettre aux citoyens de réaliser leur rêve le plus cher, acquérir une maison», explique Pierre Pribetich, adjoint de François Rebsamen à l'urbanisme.
C'est une première dans la Cité des Ducs de Bourgogne. La ville de Dijon et Logivie, une ESH (Entreprise sociale pour l'habitat), sont partenaires dans un projet qui décoiffe. Sous le nom de code de «la maison dans tous ses états», ce sont 40 maisons individuelles à des prix défiants toute concurrence. Elle seront construites dans le quartier du Clos de Pouilly, sur un terrain propriété de la ville de 8000m2, actuellement en friches, rue Saint-John Perse. 24 logements seront proposés en locatif à loyer modéré et 16 en location-accession (PSLA).
Ce vendredi, le projet a été présenté par François Rebsamen, maire de Dijon, Pierre Pribetich, adjoint à l'urbanisme, Béatrice Gaulard, directrice générale de Logivie ainsi que les deux architectes du Studio Mustard, une agence dijonnaise, Véronique Flurer et Guillaume Bouteille.


«A Dijon, on a de beaux projets», s'est félicité en préambule François Rebsamen, avant d'ajouter, «on ne bétonne pas la ville, on l'embellit». Une réponse aux récurrentes accusations de «bétonnage» adressées à Pierre Pribetich.
François Rebsamen a rappelé l'esprit du projet, «on voulait des maisons. je voudrais saluer ce travail imaginatif».

«Favoriser l'accession abordable»


Pierre Pribetich est revenu sur la genèse de ce projet dont le «nom de code», comme il l'a expliqué était au départ, «la maison dans tous ses états». «Les gens souhaitent ardemment avoir leur maison individuelle, et si on veut que ce territoire fonctionne, il faut permettre aux citoyens de réaliser leur rêve le plus cher, avoir une maison».
Tout en «respectant une contrainte, en respectant les densités. L'idée est venu d'un superbe terrain qui nous restait au Nord de Dijon, en favorisant le parcours locatif à loyer modéré, tout en ayant de la qualité à proposer en réhabilitant l'image du logement social».
«Nous voulons aussi dire à nos concitoyens, vous avez toutes les typologies disponibles», puisque les maisons vont du T3 au T5, voire T6.
«Nous sommes lucides face aux revenus modestes, il faut donc favoriser l'accession abordable», a souligné l'élu dijonnais.
Ceci ayant aussi pour but d'éviter «les fuites vers les 3e et 4e couronnes dijonnaises».

«Un produit au niveau confort et thermique optimisé»


Béatrice Gaulard est ensuite rentré dans le «dur» du projet. Logivie, qu'elle dirige n'est pas inconnu à Dijon puisque l'entreprise a déjà réalisé 20 logements dans la résidence Larrey, et 23 logements dans la résidence des Bourroches.
D'autres opérations sont en cours de librement mais le projet Saint-John Perse, avec 40 maisons, est la plus importante. «Nous avons 81 logements en gestion et 80 en livraison pour 2017», a-t-elle souligné.
«Notre priorité est de répondrais aux politiques publiques locales, aux besoin des habitants, avec des produits au niveau de confort et thermique optimisés».
«Nous proposons un coût maîtrisé, déjà dans la production. Sur ce produit là, nous tendons à un produit à 100 000 euros en coût de construction».
La moyenne nationale est de 150 000 euros. Le prix de la maison n'est pas encore évalué. Mais le prix du loyer sera peu élevé, le chiffre de 345 euros par mois est évoqué.
Elle a également expliqué le principe de la location-accession (PSLA), «ce n'est pas une accession classique, au départ, l'occupant paye une redevance dont une part sera ensuite déduite, en général au bout de deux ou trois ans, de son financement à l'accession. Parce qu'en deux ans, il peut parfois arriver des incidents de la vie, cela permet d'avoir une vision de la situation économique de la personne, avant de passer à l'accession de manière sécurisée».

«Pourquoi cet engouement pour la maison individuelle?»


Les deux architectes du Studio Mustard ont ensuite présente ces maisons dans le détail.
«L'idée sur laquelle nous avons travaillé est un concentré de savoir-faire qui a l'air simple, avec cet axe, comment reprendre la main sur le lotissement», a d'abord développé Guillaume Bouteille. «Nous avons aussi eu une réflexion sur la maison d'aujourd'hui et de demain. Il y a un engouement terrible des français pour la maison individuelle, qui les poussent bien souvent à quitter la ville pour la campagne, pourquoi cet engouement?» a complété sa collègue, Véronique Flurer.
Les maisons sont toutes basées sur la même trame, avec un parking, un jardin donnant sur une terrasse en bois, idéale pour les barbecues, puis une large baie vitrée qui elle, donne sur une grande pièce à vivre lumineuse. Certaines maisons sont superposées deux par deux, mais conçues pour éviter les vis-à-vis et préserver l'intimité des deux habitations.
Quant à l'agencement, les logements sont accessibles soit de l'extérieur par les rues mitoyennes, soit par un chemin, «du style chemin de campagne», précise Véronique Flurer, pour que le lotissement ressemble à «un centre de village».
Pour le chauffage, les logements seront équipés de pompes à chaleur, quant à la toiture, elle comportera un panneau photovoltaïque.
A noter que les maisons seront modulables et évolutives, puisque rien n'empêche de remplacer le parking par une autre chambre.
Voilà de quoi séduire les jeunes couples dijonnais et leur permettre de rester Dijonnais.

Bruno Lédion


Guillaume Bouteille et Véronique Flurer (Studio Mustard), François Rebsamen, maire de Dijon, Pierre Pribetich, adjoint à l'urbanisme et Béatrice Gaulard (Logivie)