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DIJON : C’est parti pour l’école des hautes études en apiculture

14/01/2019 16:58Imprimer l’article
ARTICLE ACTUALISÉ. Arnaud Montebourg l’a inaugurée ce lundi aux cotés de François Rebsamen et Marie-Guite Dufay.
L’inauguration de l’École des Hautes Études en Apiculture, présidée par l'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, a eu lieu ce lundi matin à la Maison Régionale de l'Innovation, à Dijon, à l’occasion de l’accueil de la première promotion des 12 stagiaires. Les élèves issus de cette formation professionnelle gratuite d’une durée d’un an, contribueront au repeuplement en abeilles de notre territoire en créant leur ferme apicole.
Le Miel. Sujet symbolique sur lequel toutes les collectivités multiplient les initiatives. Marie-Guite Dufay, Présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté et Monsieur François Rebsamen, Maire de Dijon, étaient donc là ce lundi. L’École et la Ville ont d’ailleurs signé une convention cadre.

Cursus long et petits effectifs


L’EHEA s’adresse à des candidats passionnés par l’apiculture, à la recherche d’un emploi et désirant devenir entrepreneur-apiculteur à leur compte. Par des cursus longs (entre 6-11 mois) et en petits effectifs, elle propose une formation professionnelle de haut niveau qui vise à faire des élèves les apiculteurs émérites de demain.
La structure a également vocation à faire avancer les connaissances sur l’abeille à travers des projets de recherche, et à promouvoir la sensibilisation aux produits de la ruche et à la protection des insectes pollinisateurs, via des conférences et autres actions dirigées vers le grand public.

Dijon toute indiquée


Soutenue par la société d’élevage et de repeuplement des abeilles de France (SERAF), cette école s’inscrit dans la continuité du label «Bleu Blanc Ruche» porté par Arnaud Montebourg afin d’enrayer la baisse du nombre des abeilles et de soutenir la filière apicole française.
Dijon était donc toute indiquée pour l’accueillir : la ville a en effet été distinguée pour la deuxième fois par l’union nationale de l’apiculture française (UNAF) en décrochant le label APIcité® - «3 abeilles = démarche exemplaire», en novembre dernier. François Rebsamen veut d’ailleurs voir dans ces signes «la reconnaissance de la capitale régionale pour son engagement exemplaire dans la protection des insectes pollinisateurs».

«La chute des cheptels et colonies»


«Aux origines de cette école, nous avons regardé vraiment la situation» racontait Arnaud Montebourg en prenant le micro ce lundi devant un amphi bien rempli. Et d'évoquer «la chute des cheptels et colonies», et donc «la chute du nombre des abeilles». «Il ne reste plus qu'une soixantaine d'apiculteurs de plus de 1000 ruches dans notre pays. La nature transformée par la main de l'homme semble être devenue hostile» a-t-il lancé.

Un «marché sans contrôle»


Pour Arnaud Montebourg, c'est «la mondialisation du miel» qui en a fait «un nectar qui s'échange sur les marchés sans aucun contrôle». «La marque Bleu Blanc Ruche participe en cela à la revalorisation culturelle du miel : nous avons acheté 94 tonnes de miel, nous interdisons les mélanges, et nous achetons 5 à 18% plus cher que le prix du marché avec, en contrepartie, un engagement de l'apiculteur sur des objectifs de repeuplement ».

Quels sont les objectifs de l'école ?


«Les entrepreneurs, en créant des fermes de repeuplement, doivent savoir en vivre. Nous voulons ainsi contribuer à créer 70.000 à 100.000 ruches» conclut Arnaud Montebourg, avant d'être appuyé par le directeur de l'école, Paul Fert : «Ce sont douze élèves qui expriment cette envie de vivre de leur passion». «C'est un métier presque vétérinaire, dans lequel on doit aussi faire face aux caprices de la nature» explique-t-il.

Dijon, «Ville de miel»


François Rebsamen a ensuite souligné en s'adressant à Arnaud Montebourg, combien il était «heureux» de l'accueillir : «il fallait toute ton énergie pour lancer ça, et tes passions aussi : la perfection, la France, et celle que tu as développée en tant que président du conseil départemental, qu'on appelait encore général, de Saône-et-Loire : l'environnement». «À Dijon, on est très sensible à ce sujet. Nous avons une centaine de ruches et plus de deux millions d'abeilles qui butinent dans l'agglomération. Et notre journée dédiée au miel, ApiDays, a reçu plus de 2500 visites cette année, ce qui montre l'intérêt grandissant de la population pour ce secteur indispensable à la vie. Dijon a d'ailleurs reçu le 1er prix «Ville de miel» aux assises nationales de la biodiversité».

«Entre la fierté et la gratitude»


Marie-Guite Dufay, la présidente du Conseil Régional, estime pour sa part qu'«il est rare d'assister à l'éclosion d'un projet qui associe tout : le développement économique, le développement humain, le développement durable… J'hésite entre la fierté et la gratitude pour ce projet aussi vertueux». Et de conclure en rappelant qu'à la Région, «la préservation de la biodiversité est un de [nos] trois engagements prioritaires».
N.R.
Photos Nicolas Richoffer