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DIJON : C’était jour de tournage au stade Bourillot

28/10/2019 18:34Imprimer l’article
L’équipe du film de Jean-Patrick Benès «Le sens de la famille» a tourné plusieurs séquences sur la pelouse principale du Stade Bourillot ce lundi. Le Stade Dijonnais y était associé, ainsi que plusieurs figurants qui retiennent une belle aventure de cette période de tournage.
Le square des Ducs, le Speakeasy autour des Halles, Le Grand Théâtre, les allées du Parc… Débuté le 22 octobre, le tournage du film «Le sens de la famille» se poursuit à Dijon, dans différents lieux d’une ville qui a vite séduit l’équipe de tournage parmi les villes de province disons présélectionnées.
«On cherchait une ville pas trop loin de Paris. Je ne connaissais pas Dijon et je suis ravi», nous a assuré ce lundi à la mi-journée le réalisateur Jean-Patrick Benès. Ayant passé une bonne partie de la matinée sur la pelouse principale du stade Bourillot, il pouvait aussi faire part du très bon accueil réservé à son équipe par le Stade Dijonnais.

Sur le parking du stade Bourillot, sont installés les véhicules du tournage. C’est au club-house surplombant le terrain que les figurants ont pu être reçus, avant de descendre en tenues pour prendre part aux séquences opposant l’équipe de la PQR, de Franck Dubosc, à l’équipe du XV dont fait partie un certain Sébastien Chabal… Mais n’en disons pas plus sur le film, pour lequel un partenariat d’exclusivité avec Gaumont fait que nous n’avons pas pu prendre des photos des acteurs à l’affiche.



Sur la pelouse, le script et la mise en scène étaient propices à ce que les figurants se retrouvent bien en vue, au contact des acteurs. Pour cette journée de tournage, ils étaient 62 à se tenir prêts, habillés par les costumières et guidés par les assistants. Un très bon moment pour eux. Leurs réactions (à retrouver ci-dessous) en témoignent.

Les personnes retenues pouvaient effectivement considérer cela comme une chance. Sur 4.500 candidatures, seulement 200 personnes ont été rencontrées pour un casting, et 180 ont été retenues pour le tournage qui s’étale jusqu’au 31 octobre.
«Ça marche très bien, c’est cool», ajoutait ce lundi le réalisateur qui opérait pour la première fois sur un terrain de rugby. «C’est vraiment une comédie familiale, un peu loufoque, qui serait plus proche d’un Tex Avery que d’une comédie habituelle. Je cherche à faire cela en parlant de la famille, de manière un peu particulière», résume-t-il sur son travail. La sortie en salles du film est prévue dans plus d’un an, en décembre 2020.

Thierry Menigoz


«C’est la curiosité qui m’a donné envie de participer, parce que je fais du théâtre (dans la compagnie «Haut le pied» à Dijon) et j’avais cette fois-ci envie de voir comment ça se passe sur un plateau de tournage de cinéma. Je me suis alors inscrit au casting et j’ai eu la chance d’être pris. Je trouve qu’il y a beaucoup de proximité avec les comédiens et aussi beaucoup de respect de la part de l’équipe de tournage. Ce n’est pas du tout clivé et les échanges humains sont à retenir. Ce sera cinq jours de tournage en tout pour moi. Au théâtre, il peut y avoir des couacs. Ici, c’est pour du cinéma et c’est réglé comme du papier à musique.»

Lionel Picard


«Mes enfants ont d’abord passé le casting. C’est après que j’ai été sollicité et j’avais très envie de vivre le tournage de l’intérieur. C’est ma deuxième fois en tant que figurant sur un tournage («Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part»).
J’avais donc une petite idée de comment ça allait se passer mais là je trouve que l’équipe est encore plus importante et c’est vraiment chouette. C’est une découverte à chaque fois. J’espère que je serai crédible et voilà (rires).»

Bernard Bredillet


«Je me suis inscrit par le pur des hasards. Ma fille et mon gendre se sont inscrits et on a suivi avec ma femme. On s’est alors demandé où on mettait les pieds sachant que nous n’avions jamais été figurants, avec quand même une petite appréhension. On est tellement bien encadrés, tellement bien managés, avec des gens patients qui ont l’habitude de travailler avec des non-professionnels comme nous, que tout se passe pour le mieux. C’est une chose que je ne pouvais pas imaginer, le fait d’avoir autant de monde autour de nous, autant de reprises. Je ne verrai plus jamais un film de la même manière et c’est vraiment plaisant. C’est une expérience que je peux souhaiter à tous les gens que j’aime. Satisfait à 100 %.»

Jean-Philippe Jacouton


«Etant ancien joueur du Stade Dijonnais, j’ai d’abord été contacté par le club puis j’ai ensuite été retenu suite au casting. C’est une première en tournage pour moi et franchement c’est bien. On retrouve en plus pas mal de têtes connues (parmi les rugbymen figurants) dans un nouveau cadre, c’est sympa. J’avais déjà rencontré Sébastien Chabal avant et c’est toujours un bon gars, ouvert. Dans ce contexte-là, être dans la même équipe que lui, c’est vrai que c’est cool.
Le tournage en lui-même ? Je ne m’attendais pas du tout à ça. On a fait beaucoup de reprises, répété des scènes, mais ce qui était agréable c’est que c’est nous les joueurs qui avons choisi les ateliers avec le ballon (échauffements avant le match). On nous a fait confiance sur le côté rugby grâce à nos connaissances et il y avait quand même de la liberté dans nos choix.
Chaque expérience est bonne à prendre et, à titre personnel, revenir au Stade Bourillot, rechausser les crampons, se retrouver sur le terrain, ça rappelle vraiment des bons souvenirs. J’ai mal vécu l’arrêt de ma carrière (au terme de la saison 2017-2018) et je n’étais pas revenu depuis. C’est la première fois que j’arrive à franchir à nouveau la grille et cette journée fait du bien, avec de bonnes émotions.»

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier