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DIJON : De la casse et sept personnes en garde à vue lors de l’acte 21 des Gilets Jaunes

07/04/2019 03:18Imprimer l’article
Ce samedi 6 avril, face à des Gilets Jaunes remontés contre la police et des black-blocks déterminés, les forces de l’ordre ont agit rapidement et fermement. La vitrine d’une agence de la Banque Populaire a été cassée, ainsi que plusieurs abri-bus et un portail.
La préfecture a réagi dans un communiqué.
Une semaine après une interpellation musclée et entachée de violences au restaurant Le Boeuf Blanc, les Gilets Jaunes avaient décidé, ce samedi pour l’acte 21, de répondre. Venus de toute la grande région, des Black Blocks ont pris la tête du cortège, tandis que les Gilets Jaunes tentaient de marquer la distance durant la marche. Le mot d'ordre était de s'habiller en noir, et de dénoncer les violences policières au Boeuf Blanc.

À 14h30, le cortège s’est engagé rue Clémenceau, puis a remonté le boulevard de Champagne en scandant des chants hostiles à Emmanuel Macron et à la police. A l’arrière, l’ambiance était bon enfant. Toujours des déguisements et des ballons pour se faire voir, mais une volonté de ne pas se laisser aller aux débordements. Une ambiance qu’on ne retrouvait pas à l’avant, où quelque 200 manifestants déterminés, des «Black Blocks», profitaient d’un passage rue d’York pour emmener avec eux barrières vauban, palettes et divers objets permettant de monter des barricades ou de casser.

De la casse rue de Cracovie


C’est ce qu’ils ont fait quelques minutes plus tard. À 15h30, rue de Cracovie, la police a tiré les premières tirs de gaz lacrymogène. Les Black Block venaient entre autre de casser le distributeur et la vitrine de la Banque Populaire. Un portail d'Ikea a également été cassé et une poubelle à été incendiée devant le KFC.
S’est alors engagé un jeu du chat et de la souris dans la zone Cap Nord, poussant des manifestants à traverser les voies SNCF pour tenter de contourner les forces de l’ordre. Mais la manifestation était éclatée tandis que des policiers se trouvaient constamment sur le chemin de ceux qui essayaient de poursuivre la marche.

Retour en centre-ville


A 17h25, par petits groupes et au compte-goutte, l’essentiel des manifestants s’est à nouveau réuni place de la République, dans le calme.
Peu avant 18 heures, quelques feux d'artifice ont été tirés sur les forces de l'ordre ruelle du Suzon, puis le cortège à rejoint la place de la Libération par la rue des Godrans et la rue de la Liberté.
Vers 18h30, c’était la confusion dans le centre-ville. Des affrontements avaient lieu par endroits, notamment square des Ducs après une tentative d'ouverture d'une porte arrière de l'hôtel de ville interrompue in extremis par les policiers de la BAC, mais aussi rue Musette, place Notre-Dame et rue des Forges.

Tension devant le Boeuf Blanc


A 19h30, les derniers participants étaient réunis à proximité de la place de la République. Des affrontements et moments de tension ont eu lieu aux abords du restaurant le Bœuf Blanc, boulevard de la Trémouille, et à l'angle de la place de la République et de la rue de la préfecture.
C’est enfin vers 20h30 que la manifestation s’est terminée à Dijon. Les forces de l'ordre ont quitté les lieux sous les huées des quelques irréductibles encore présents.

Le bilan communiqué par la préfecture fait état de 7 mises en garde à vue. Une personne saisie de crise d’épilepsie sur le parking d’Ikea a été prise en charge par les pompiers et cinq policiers ont été blessés ajoute la préfecture.
Nicolas Richoffer
Photos N.R.

Communiqué de la préfecture de la Côte-d’Or :

La manifestation non déclarée des gilets jaunes qui s’est tenue ce jour à Dijon, comme annoncé par des éléments extrémistes sur les réseaux sociaux, s’est traduite par des violences graves et répétées à l’encontre des forces de l’ordre, et ce dès le début de la manifestation.
Ainsi, sur le rond-point à proximité d’Ikea, les forces de l’ordre ont été victimes de jets de projectiles et ont dû recourir une première fois à un usage de la force nécessaire et proportionné.
Des échauffourées se sont poursuivies dans le même secteur et le cortège a tenté de pénétrer sur la rocade. Les forces de l’ordre ont dû à nouveau faire usage de la force.
Plus tard, une tentative d’intrusion à l’hôtel de ville de Dijon a été repoussée. Le Palais des Ducs a été tagué.
En fin de manifestation, une centaine de manifestants ont refusé de se disperser et ont continué à harceler les forces de l’ordre (tirs de mortiers à hauteur d’homme, jets de pavés), les contraignant là encore à faire usage de gaz lacrymogène.
Deux abribus, une banque et la grille du parking d’Ikea ont fait l’objet de dégradations. Une tentative de feu de voiture et plus de cinq feux de poubelles et containers sont à déplorer.
Pour rappel, participer à une manifestation non déclarée expose à voir sa sécurité mise en péril par l’action de groupes violents déterminés à en découdre.
Prolonger sa participation alors même que le cortège a été noyauté par des individus habillés en noir et au visage dissimulé, c’est clairement prendre le risque de subir des violences.
Une fois de plus, le préfet déplore que des parents irresponsables aient fait le choix d’exposer leurs enfants à ces violences, alors même que, au vu des appels ayant précédé le rassemblement, tout laissait à penser que de telles violences seraient commises.
Le préfet remercie les forces de l’ordre pour leur professionnalisme et leur dévouement au service de la sécurité de nos concitoyens, manifestants ou non.
Le bilan est de 7 mises en garde à vue. Une personne saisie de crise d’épilepsie sur le parking d’Ikea a été prise en charge par les pompiers. Cinq policiers ont été blessés.