mercredi 17 octobre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
Questions à...
Dans une longue interview à Infos-Dijon, l’élu de Côte-d’Or, patron des Sénateurs «En Marche» au Sénat, et proche d’Emmanuel Macron, dit sa foi dans les réformes.
Il parle aussi des élections européennes, d'Arnaud Danjean, d'agriculture, et des municipales à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
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DIJON : Des jeunes donnent vie aux marionnettes à la Minoterie

12/04/2018 20:46Imprimer l’article
C’est ce à quoi sont amenés les participants au stage artistique «Quand je serai plus petit» développé à la Minoterie cette semaine, avec la compagnie Index.
Du riz, du tissu, de l’argile, du papier kraft, de la colle et du bois, voilà avec quelles matières et ingrédients les jeunes ont débuté le stage. Le tissu et le riz pour le corps de la marionnette préalablement dessinée, l’argile, le papier kraft et le bois pour sculpter et donner de la consistance à la tête, il en fallait peu pour enthousiasmer onze jeunes, dont 7 jeunes du centre social de Chenôve, âgés de 8, 9 et 12 ans.

«La marionnette, c’est du mouvement»


C’est aussi certainement parce qu’elles venaient d’être confectionnées par leurs soins que les petites marionnettes-sacs plaisaient tellement à leurs créateurs et créatrices. Un vrai travail poursuivi par celui de la manipulation, tout aussi intéressant.
Les protagonistes ont travaillé sur les émotions ainsi que les démarches des marionnettes. «La marionnette, c’est du mouvement. L’idée du stage est de montrer comment elle peut devenir un personnage», a ajouté l’artiste comédienne Lucile Beaune, dont la compagnie Index de l’Essonne insiste sur la démarche suivante : «Faire en sorte que l’art de la marionnette soit plus connu, mieux connu, et de le faire sortir des clichés qui font dire que la marionnette est un truc d’enfants. Il n’y a pas d’âges pour manipuler une marionnette !».
Cette dernière réflexion, Lucile Beaune l’a partagée notamment avec des personnes âgées qu’elle avait rencontrées lors du festival Modes de vie dans l’agglomération dijonnaise. Des personnes âgées qui sont venues cette semaine participer à des échanges avec les jeunes, toujours autour de leurs personnages créés et manipulés suivant leurs sensibilités propres.

Les jeunes ont les atouts pour partager cet art


Emotions (tristesse, colère, joie), actions (sauter, ramper) et saynètes plus larges, mêlant manipulation et théâtre, sont inventées et répétées. Comme ce jeudi après-midi lors des exercices de «dressage», où c’est l’humain qui donne les ordres à la marionnette, et vice-versa. Des exercices pour lesquels les jeunes ne manquent visiblement pas d’entrain et mettent de l’application dans la maîtrise de la marionnette.
Ils se préparent à merveille pour la clôture du stage ce vendredi, qui verra ces jeunes présenter aux familles une restitution, accompagnée d’une question : les enfants peuvent-ils apprendre des choses aux adultes ? Au regard du travail développé cette semaine à la Minoterie, les jeunes ont des astuces et des savoir-faire à partager !
Au sein de la structure de création jeune public et d’éducation artistique, la compagnie Index est l’«artiste associé» du dernier trimestre de la saison 2017-2018. Accueillie en résidence de création, elle présentera un aperçu de son spectacle «Face au mur» le mercredi 16 mai (plus d’informations sur le spectacle en cliquant sur le lien suivant : laminoterie-jeunepublic.fr). Un spectacle qui sera programmé en octobre à la Minoterie, dans le cadre de la saison 2018-2019.

Alix Berthier