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DIJON : Echanges posés à la Colombière sur la sécurité et la tranquillité publique

08/04/2019 03:00Imprimer l’article
La première adjointe au maire Nathalie Koenders, le directeur départemental de la sécurité publique Jean-Claude Dunand et le procureur de la République Eric Mathais ont parlé sécurité et tranquillité publique avec les habitants.
La semaine dernière, ce sont trois nouvelles réunions publiques que la Ville de Dijon organisait sur le thème de la sécurité et de la tranquillité publique.

Alternative à la détention, lutte contre les violences, constat sur les cambriolages


Au gymnase de la Colombière jeudi en début de soirée, il a d’abord été question d’alternative à la détention puisqu’une information a été demandée sur le travail d’intérêt général.
A la Ville de Dijon, 70 à 80 tigistes sont accueillis chaque année, accompagnés par des tuteurs et intégrés aux services municipaux. Si la démarche reste une peine prise en charge par le SPIP et la PJJ, le caractère pédagogique de celle-ci a été souligné, de même que le développement du TIG souhaité par la ministre de la justice et pour lequel en l’occurrence les services référents en Côte-d’Or sont retenus parmi les pilotes de la mise en place d’une nouvelle plateforme nationale.
La violence a ensuite évoquée dans l’assistance. Celle morale, plus difficile à évaluer que la souffrance physique. «Nous ne sommes pas complètement démunis face à cela», a tenu à faire remarquer le procureur de la République de Dijon Eric Mathais, en rappelant par exemple que les injures racistes et autres incitations à la haine sont punies via des articles du Code pénal. Nathalie Koenders s’est quant à elle appuyée sur la cellule Amacod pour assurer aux habitants qu’une lutte contre toutes les discriminations est menée, et notamment contre les violences faites aux femmes «sur lesquelles les policiers municipaux sont formés pour répondre si besoin».
Un bilan concernant les cambriolages sur l’année 2018 était aussi à l’ordre des interrogations. Pas de chiffres précis mais une tendance livrée par Eric Mathais : «En 2018, il y a eu moins de cambriolage par rapport à l’année précédente, et plus d’affaires ont été résolues. Et il est également important de mieux prendre en considération le traumatisme des victimes. C'est ce que nous essayons de faire avec l’association France Victimes 21».
En revanche, la hausse est constatée sur le début de l’année 2019 et confirmée par Jean-Claude Dunand.

Partenariats soulignés et responsabilisation citoyenne


En ouverture de la réunion, la première adjointe au maire, le directeur départemental de la sécurité publique et le procureur de la République ont présenté les rôles et missions des différentes institutions qu’ils représentent (commune, Police, Justice), à la fois sur un plan collectif et d’un point de vue individuel.
La volonté était de montrer que «la chaîne de la tranquillité publique» repose sur des partenariats très étroits. Avec aussi un message répété : «La sécurité publique, c’est l’affaire de tous, notamment celle des citoyens».
Un certain ras-le-bol a été exprimé quant au contexte actuel... «Les conséquences deviennent lourdes pour la ville et les Gilets jaunes eux-mêmes, dont certains discréditent le mouvement par des actes de dégradation», a déclaré Nathalie Koenders. «En fin des manifestations, nous avons à gérer un public difficile. Je ne parle pas des Gilets jaunes mais je parle des casseurs. Il n’y a pas de problème à permettre l’exercice des libertés publiques et celle de manifester, mais lorsque des forces sont mobilisées chaque samedi, il faut aménager les semaines et les agents ne peuvent être présents sur d’autres missions...», a déploré Jean-Claude Dunand.

La place Wilson «n’est plus tranquille»


Pour en revenir aux échanges avec les habitants, c’est la place Wilson qui a soulevé la dernière discussion du début de soirée. «Il y a du travail de fait pour la sécurité et la tranquillité publique à Dijon, mais cette place n’est plus tranquille. Les beaux jours reviennent et les marginaux s’y installent. Je n’attends pas de réponse ce soir mais dans les prochaines semaines», s’est exprimé un habitant au premier rang.
Nathalie Koenders a réagi : «Nous allons accentuer les contrôles de police, mais la difficulté est que ces personnes-là sont souvent à la limite de l’infraction donc nous ne pouvons pas forcément les contrôler. La vérité est qu’il y en quelques uns qui cristallisent tout le monde, et on ne les lâche pas. Nous menons aussi un travail avec la SDAT pour leur venir en aide et voir s’il y a des possibilités de réinsertion».
«Dijon est une ville où il fait bon vivre, je ne me suis jamais senti en insécurité», a assuré le procureur Eric Mathais lorsque des habitants lui on demandé comment il jugeait le «climat dijonnais» en comparaison à ses précédentes affectations… Le résumé en somme d’une réunion publique où très peu de questions épineuses ont été relevées.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier