mardi 19 novembre 2019
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DIJON : François Rebsamen présente un budget 2017 «maîtrisé»

19/12/2016 20:30Imprimer l’article
Les élus de Dijon se penchent sur le budget 2017 ce lundi soir, au Conseil municipal. Dans un contexte de dotations de l'Etat en large baisse.
C'est l'actualité du mois de décembre dans les collectivités locales. Après le Conseil départemental lundi dernier, la région vendredi, ce lundi, Dijon se penche sur son budget. Jeudi, ce sera au tour du Grand Dijon.
«Ce budget est construit autour de quatre objectifs», a déclaré François Rebsmamen, maire de Dijon, entouré de sa Première adjointe, Nathalie Koenders et de son adjoint aux finances, Georges Maglica, en marge du Conseil. Il a ainsi décrit «l'augmentation du pouvoir d'achat, avec 0% d'augmentation des taux et la baisse du prix de l'eau (lire notre article) ainsi que les travaux de développement du chauffage urbain; la préservation de la tranquillité publique avec le déploiement de la police municipale (Avec l'embauche de 30 policiers municipaux sur l'année 2017 et l'achat, pour 157 000 euros, de Tasers. Les horaires étendus sont en place, jusqu'à 1h du matin, dès le 1er janvier prochain ndlr.) ; le développement de l'emploi et de l'économie à travers l'investissement en hausse et la construction de 1300 logements sur 2017 et enfin, l'urgence écologique avec la rénovation énergétique des bâtiments ou encore les éco-logements et le chauffage urbain», s'est félicité François Rebsamen.



François Rebsamen «fier» de son budget


Pour François Rebsamen, ce budget 2017 est «maîtrisé et sain». Il a mis en avant «le budget en baisse, les dépenses courantes de gestion en baisse, l'investissement en hausse et l'augmentation des taux de 0%». Il a par ailleurs relevé que Dijon est «la 5e taxe d'habitation la moins chère de France, hors Paris
Enfin, toujours en préambule, il a expliqué que les subventions aux associations, malgré la crise et la baisse des dotations de l'Etat, seraient maintenu.

«Quand nous sommes arrivés, on ne pouvait pas tenir une réunion aux Grésilles !»


«Ils vont avoir du mal à trouver un angle pour attaquer le budget», avait prédit François Rebsamen juste avant le Conseil. C'est Stéphane Chevalier (LR) qui a ouvert le bal. «Il y a des éléments auxquels nous souscrivons, comme la rénovation énergétique», a-t-il salué. Toutefois, il a noté, «ce budget est surtout un aveu des erreurs commises durant tant d'années. Vous avez enfin fait le choix, au bout de 16ans de mandat de vous soucier de la sécurité des Dijonnais», a-t-il commenté au sujet de l'embauche des 30 policiers municipaux. Puis, il est revenu sur les faits divers récents, et notamment, les Grésilles marquées par des voitures brûlées. L'occasion pour François Rebsamen de lui répondre sèchement, «Quand nous sommes arrivés, on ne pouvait pas tenir une réunion aux Grésilles ! Ce quartier avait été laissé à l'abandon. Depuis, nous avons refait ce quartier, nous l'avons retissé et nous avons créé de l'emploi donc nous n'avons pas de leçons à recevoir».
Laurent Bourguignat, lui aussi, a reconnu, «nous nous retrouvons sur la baisse des budgets de fonctionnement et sur les effets néfastes de la baisse des dotations, quelque soit la majorité».

«Ca s'appelle la gestion du patrimoine, c'est cela que nous faisons»


Mais il a critiqué, «sur la non augmentation des taux, nous appelons à une mise en garde. La stratégie, c'est qu'il n'y en a plus puisque vous déciderez de l'évolution des taux chaque année. Qu'en sera-t-il l'année prochaine? Personne ne le sait et d'ailleurs, même pas vous». Sur la sécurité, même si il salue aussi l'augmentation de l'effectif des policiers municipaux, il a plaidé pour «un doublement du budget».
Emmanuel Bichot, a noté «un budget de 231 millions d'euros, en baisse» qu'il a mis en parallèle avec «la montée en puissance de l'intercommunalité». Sur la fiscalité, reconnaissant lui aussi la stabilité des taux, il a commenté, «cette stabilité est loin de compenser la hausse de 5% de l'année dernière. ainsi que les cessions de patrimoine par la ville.
«Ca s'appelle la gestion du patrimoine, c'est cela que nous faisons».

Bruno Lédion