mercredi 18 septembre 2019
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DIJON : Gilets Jaunes et Gilets Verts unissent leurs forces pour l'acte 28

26/05/2019 02:42Imprimer l’article
Ce samedi, l'acte 28 des Gilets Jaunes s'est fondu dans la «Marche pour le climat et la justice sociale», manifestation déclarée par le collectif «Il est encore temps Dijon».
En fin d'après-midi, après la fin de la manifestation déclarée, cinq interpellations ont eu lieu place de la République. Une personne a été blessée par des grenades lacrymogènes.
Les Gilets Jaunes ont trouvé un allié pour l'acte 28. Le collectif «Il est encore temps Dijon», au lendemain de la grève mondiale pour le climat qui a mobilisé plusieurs centaines de jeunes à Dijon, organisait une «Marche pour le climat et la justice sociale» et les Gilets jaunes y étaient conviés.
Entre «600 personnes au plus fort de la manifestation», selon la préfecture, et 2000 personnes selon les organisateurs, ont donc défilé sans heurts de la place de la République à la place Darcy, en empruntant plusieurs rues de l'hyper-centre. Un cortège bruyant mais bon enfant, encadré par les membres du collectif, et dans lequel se mêlaient les slogans, de «On est plus chaud que le climat» à «Même si Macron ne veut pas, nous on est là».
C'est vers 17 heures, après quelques danses, farandole et chants, que la manifestation déclarée s'est achevée.

Évidemment, pas pour les Gilets Jaunes, habitués à des manifestations non-déclarées et qui peuvent durer jusqu'en début de soirée. Nombre d'entre eux ont donc continué à manifester, empruntant la rue de la Liberté, passant par Notre-Dame notamment, et se retrouvant finalement place de la République. Là, la situation était calme et la circulation des trams et voitures se faisait normalement, tandis que les forces de l'ordre, rue Jean-Jacques Rousseau et boulevard de la Trémouille, verrouillaient les lieux.
Les voitures de la Bac multipliaient les tours de la place, sur les voies du tram, observant les manifestants, lesquels les accusaient de les provoquer. Soudain, un mouvement de foule sur la place. Des manifestants courent derrière un policier. Plus loin, une interpellation a lieu. Les insultent fusent, les gaz lacrymogènes sont dispersés en plusieurs endroits de la place. Les Gilets Jaunes ne comprennent pas ce qu'ils font de mal, mais la manifestation n'étant plus déclarée, la simple présence au sein de celle-ci est un motif d'arrestation. En l'occurrence, sur les 5 interpellations, 3 l'ont été pour visage dissimulé et 2 pour outrage d'après la préfecture.
La préfecture reconnaît également que «lors de ces tirs»,  «une intervention des sapeurs-pompiers pour un adulte légèrement blessé à la main» a été nécessaire. Un papa et sa jeune fille d'environ trois ans avaient été touchés par une grenade lacrymogène incandescente à proximité d'une terrasse.
N.R.
Photos Nicolas Richoffer