mercredi 23 janvier 2019
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DIJON : «Il faut continuer à faire du bruit» contre les violences faites aux femmes

26/11/2018 03:59Imprimer l’article
Mises en lumière, marche, lâcher de ballons et batucada : environ 150 personnes ont participé ce dimanche soir à la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
N'y voyez pas un complot du patriarcat, mais ce dimanche soir, l'ours pompon s'est illuminé en rose fushia plutôt qu'en orange comme c'était prévu, et la plupart des ballons qui devaient s'envoler sont restés au sol. Ces derniers ont au moins eu le mérite de s'offrir en jouets aux enfants présents dans la cour d'honneur du Palais des Ducs. Quant à Ponpom, il sera bien éclairé en orange. «Je vais leur signaler et leur demander de rectifier» s'est amusée Nathalie Koenders, la première adjointe de François Rebsamen.

Entourée d'environ 100 à 150 personnes, elle venait de descendre la rue de la Liberté depuis la place Darcy à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, sous l’impulsion du Zonta Club de Dijon, qui œuvre pour promouvoir un monde dans lequel les droits humains et les libertés fondamentales sont assurés pour toutes les femmes, avec le soutien de la ville de Dijon. L’ours Pompon et le palais des États, mais aussi une trentaine de commerces dijonnais qui se sont joints à l'événement à l'appel de Shop'in Dijon, se parent donc de la couleur symbolique d’ONU Femmes.

La marche orange de la place Darcy à la place de la Libération s'est faite au rythme de la batucada jouée par la Batuk’à Marsannay, jusqu'au lâcher de ballons par les jeunes élus du conseil municipal d’enfants de la ville de Dijon. L'événement était cette année parrainé par Marine Sansinena, Dijonnaise qui vise les Jeux Olympiques 2020 en canoë.

«Nous ne mettrons pas fin aux violences, mais toutes les actions entreprises portent leurs fruits»


La ville de Dijon qui compte dans ses effectifs 62,9 % de femmes (taux supérieur à la moyenne nationale) et «dont l’investissement en matière d’égalité professionnelle Femmes-Hommes a été salué en juin dernier par l'AFNOR Certification avec l’obtention du double label égalité diversité, témoigne de son engagement pour un avenir meilleur et un monde plus juste, sans violence à l’encontre de femmes et des filles» rappelait Nathalie Koenders lors de la petite réception donnée après l'événement. «Pour moi, cette journée international continuera demain [lundi] car je présenterai au conseil municipal le rapport sur l'égalité hommes-femmes au conseil municipal».
«Nous ne mettrons pas fin aux violences, mais toutes les actions entreprises portent leurs fruits» ajoutait Nathalie Koenders, avant de rappeler que la Police Municipale, à la demande de la première adjointe, a été formée à cette thématique spécifique pour pouvoir mieux comprendre les situations et mieux répondre aux besoins des concernés.

Marie-Claude Pichery, présidente du Zonta Club, a elle aussi pris la parole. «L'engagement de Muriel Robin après sa magistrale interprétation de Jacqueline Sauvage a donné un nouvel élan en France à la lutte contre les violences faites aux femmes». «Il ne se passe pas une semaine sans que l'actualité ne révèle des violences. Elles peuvent être sexistes ou sexuelles, mais aussi moins visibles, verbales, psychologiques, etc. Il reste beaucoup à faire. La plupart du temps, les idées fourmillent et les lois existent, mais la mise en œuvre est difficile» a-t-elle souligné.
Pour elle, après l'émergence du mouvement MeToo, «il faut continuer à faire du bruit». «Nous evons poursuivre notre marche contre vents et marées».
Nicolas Richoffer
Photos N.R.


 
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