vendredi 22 mars 2019
Avec notre vidéo de la manifestation.
Youth for climate Dijon a réussi à mobiliser environ 2000 lycéens et étudiants dijonnais à l'occasion de la grève et marche pour le climat ce 15 mars, suite à l'appel de Greta Thunberg.
Questions à...
Après l’affaire Christophe Dettinger, sur laquelle il revient largement pour Infos-Dijon, l’avocat dijonnais Jean-Philippe Morel représentera aussi l’association «Gendarmes et Citoyens» dans l’affaire de la caserne de Dijon et plaidera pour des policiers victimes en décembre dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Interview.
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DIJON : L'acte 18 des Gilets Jaunes en images

17/03/2019 03:12Imprimer l’article
Après une manifestation particulièrement pacifistes, des heurts se sont produits, mais de manière moins violente que par le passé. 4 personnes ont été interpellées.
L'appel national des Gilets Jaunes à se rendre à Paris ce 16 mars pour l'acte 18 a été suivi, comme en attestent les images des Champs-Elysées dévastés, mais aussi, à contrario, celles d'une manifestation Dijonnaise plus calme. Rue de la Préfecture, les heurts de fin d'après-midi ont été moins violents. Les policiers ont tout de même tiré une fois au LBD, et dispersé la foule au gaz lacrymogène après avoir reçu nombre de projectiles, des boulons au feux d'artifice en passant par les cailloux et pavés. Notons au passage qu'aujourd'hui comme à quasiment chaque acte, nombre de ces projectiles n'atteignent même pas leur cible et retombent sur les Gilets Jaunes des premiers rangs.

Tentatives de sitting et discussions citoyennes


Mais tout de même, dans l'esprit comme dans les faits, cet acte 18 s'est bien passé. Dès le rassemblement place de la République à 14 heures, les organisateurs, inspirés par les discussions qui ont eu lieu vendredi soir à l'occasion d'une «assemblée populaire» à la maison des associations, ont voulu proposer autre chose : «rester un peu plus longtemps place de la République, faire un sitting, puis discuter des grands thèmes de revendications».
Les Gilets Jaunes voient bien qu’ils sont un peu moins nombreux que d’habitude. 500 à ce moment là, un millier environ au plus fort de l’après-midi.

Mais la volonté d’une démarche de discussion n’a immédiatement pas fait l’unanimité. «On est venu pour défiler» entend-on dans les rangs des Gilets Jaunes. Et c’est ce qui se passera : place de la République, puis place Darcy, rue de la Liberté, place de la Libération et place Wilson, on aura bien vu quelques manifestants commencer un sitting, essayer d’ouvrir un atelier de dialogue citoyen, rien n’y fera. Sous la pression de ceux qui voulaient marcher, ces échanges n’auront jamais lieu comme ils étaient prévus.

Cortège calme, heurts moins violents


Mais ce cortège était particulièrement calme et pacifiste, délesté de ses éléments les plus virulents, pour beaucoup montés à Paris. Il a longuement déambulé dans le centre-ville, allant d’une place à l’autre, puis investissant durant 20 minutes les voies de la gare SNCF, puis retournant place de la République.

C’est là que chacun attendait ou redoutait, c’est selon, les traditionnels heurts de fin d’aprè-midi. Ils auront bien existé, mais de façon bien moins violente que lors d’autres actes. Les policiers n’auront même pas investi la place de la République, mais se seront avancés à son entrée. Le temps de se rendre compte que la première salve de gaz lacrymogène aura suffit à disperser l’essentiel du groupe. A 19 heures, après deux heures de face à face violent dans les mots mais peu dans les actes, les derniers manifestants quittaient les lieux.
La préfecture fait état de 4 interpellations.
N.R.
Photos Nicolas Richoffer


 
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