jeudi 17 octobre 2019
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DIJON : L’administration pénitentiaire a ouvert ses portes et démontré l’étendue de ses métiers

10/10/2019 21:21Imprimer l’article
Dans le cadre des Rencontres de la sécurité, l’opération «portes ouvertes» de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon s’est déroulée ce jeudi.
Le domaine pénitentiaire de Dijon (72 rue d’Auxonne) ne se résume pas aux quatre murs d’une prison. C’est aussi là où l’on trouve la direction interrégionale des services pénitentiaires et par conséquent plusieurs missions et métiers. L’agent pénitentiaire quant à lui n’est pas cantonné à une tâche et peut être amené à effectuer des interventions de différents types en fonction de son poste.

«Démystifier l’institution carcérale»


Dans la dynamique des Rencontres de la Sécurité développées en Côte-d’Or par la préfecture (retrouvez l'article en cliquant ici), Pascal Vion, directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon, expliquait le sens de l’organisation mise en place par ses équipes ce jeudi : «L’administration pénitentiaire est un service public comme un autre, il faut démystifier l’institution carcérale, les clichés sur ce qu’est le monde de la prison. L’intérêt est de présenter les métiers de la pénitentiaire, notamment celui de surveillant pénitentiaire pour lequel nous recrutons cette année (1.000 postes ouverts pour cette année par le ministère de la justice sur toute la France)».



Pascal Vion parle de métiers «extrêmement variés contrairement à des idées toutes faites. Les missions ont beaucoup évolué ces dernières années puisque les extractions judiciaires par exemple sont maintenant assurées par des agents pénitentiaires alors qu’elles l’étaient par la Police ou la Gendarmerie (désormais par les PREJ, pôles de rattachement aux extractions judiciaires). Nous avons également les équipes régionales d’intervention et de sécurité chargées de maintenir l’ordre en cas de rébellion en milieu carcéral, les surveillants électroniques chargés de la pose des bracelets électroniques dont on sait qu’ils sont des dispositifs que l'on souhaite développer comme alternative à l’incarcération et à la surpopulation carcérale».
Le directeur interrégional insiste : «Les métiers sont variés, diversifiés. On peut aussi faire carrière à l’administration pénitentiaire. Des métiers intéressants où la dimension humaine est au coeur du métier, dans la prise en charge des personnes détenues, ou bien la prise en charge des personnes suivies en milieu ouvert».

Plus de 250 lycéens conviés


Plusieurs créneaux de démonstrations étaient proposés, d’une équipe cynotechnique pour la mise en sécurité d’un convoi, à la prise en charge d’un détenu pour transport devant le juge puis sur une scène de reconstitution, en passant par l’intervention d’une ERIS afin de mettre un terme à une manifestation de détenus récalcitrants.
Des démonstrations au cours desquelles l’encadrement du détenu mais aussi sa mise en sécurité transparaissaient dans les explications et dispositifs déployés. Des démonstrations auxquelles ont assisté notamment plus de 250 lycéens, venus de Chenôve, Paray-le-Monial, Sens, Auxerre et Montbéliard. L’occasion de bien mettre en avant les métiers de la pénitentiaire «n’étant pas forcément inscrits dans les programmes de ces établissements ayant pour spécialités la formation aux métiers de la sécurité», a remarqué Pascal Vion.

«C’est une bonne imprégnation»


«C’est une bonne chose de leur montrer l’accessibilité de ces métiers, car certains ne choisiront pas la Police, les pompiers ou la Gendarmerie, mais se dirigeront peut-être vers la pénitentiaire. Ils ne s’imaginent pas du tout les différents métiers qui sont accessibles. Aujourd’hui, c’est une bonne imprégnation et l’organisation donne envie. C’est du concret, il y a du contact en réel avec les agents des services», appréciaient en plein après-midi d'immersion Mesdames Zouaghi et Bourdeloie, enseignantes en CAP Agent de sécurité et bac pro Métiers de la sécurité au lycée Antoine de Chenôve.

Alors que des agents des services pénitentiaires étaient intervenus auprès des élèves au sein l’établissement, la visite au domaine pénitentiaire était cette fois-ci une découverte plus poussée. Théo Morant, en terminale du bac pro Métiers de la sécurité, s’est dit impressionné par les simulations d’interventions réalisées, chacune accompagnée d’explications sur le déroulé et le respect de la procédure.

Le ministère de la justice donne les démarches

pour devenir surveillant pénitentiaire


En sachant que la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon ouvrait ses portes au grand public - une première réussie qui appelle à être renouvelée -, plus de 400 visiteurs au total ont pu découvrir le site et ses composantes, le tout animé également de stands de présentation des métiers mais aussi d’ateliers (premiers secours, maîtrise au sol, simulateur de tirs…). Une journée exhaustive dont la préparation et le déroulement ont demandé la mobilisation de 90 agents de tous les services pénitentiaires.
Quant aux démarches pour tenter de devenir surveillant pénitentiaire, le ministère de la justice les explique sur le site internet suivant : https://devenirsurveillant.fr/.
La DISP de Dijon concerne 19 établissements pénitentiaires et 12 SPIP des régions Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val de Loire.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier