mardi 25 septembre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
Questions à...
Durant deux jours, les start-ups françaises du secteur de l'alimentation et de la gastronomie sont réunies au Palais des Congrès de Dijon, dans le cadre de la deuxième édition du salon Food Use Tech, la référence FoodTech en France. Comment se portent-elles ? Pourquoi ce salon ? Pourquoi  à Dijon ? Le Dijonnais Xavier Boidevézi, secrétaire national de l'écosystème Foodtech, explique tout.
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DIJON : L'égalité femmes-hommes en scène

10/03/2018 11:55Imprimer l’article
Retour sur deux actions de l'Académie de Dijon pour la Journée internationale des Droits des femmes du 8 mars. Au Rectorat, des collégiens ont participé à un théâtre-forum. À la Maison Régionale de l'Innovation, ce sont des salariées et des entrepreneuses du numérique qui sont montées sur scène pour présenter leur parcours.
Ce jeudi 8 mars 2018, de nombreuses actions ont eu lieu pour célébrer la Journée internationale des Droits des femmes. À Dijon, en partenariat avec le Collectif Droits des femmes de la Côte-d'Or, le Rectorat organisait un théâtre-forum avec la compagnie de théâtre Les Comédiens Associés, «l’Égalité en scène», pour faire réagir 180 collégiens des quatre départements de l'académie.

Lutter contre le sexting


Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l'Académie de Dijon, a échangé avec les élèves. Elle a rappelé l'objectif de la journée: «on vous a réunis aujourd'hui parce que vous êtes soit délégué, soit élu dans les conseils de vie collégienne, et c'est important que vous puissiez apprendre un certain nombre de choses sur le respect des femmes, sur le harcèlement et notamment sur le cyberharcèlement». Pendant ces échanges, la rectrice a pu constater que les élèves étaient bien sensibilisés aux différences qui existent entre les hommes et les femmes dans le monde du travail : différences salariales, temps partiels subis, conditions de travail, plafond de verre...

En revanche, Frédérique Alexandre-Bailly a dû insister sur le phénomène du sexting : «il faut passer le message à vos camarades, il ne faut pas envoyer des photos de soi nu. Tout ce que vous mettez sur les réseaux sociaux, ça reste dessus. On peut retrouver des choses des années après et ça peut vous empêcher de trouver un travail». À plus court terme aussi, le sexting peut faire des ravages, auprès des filles principalement :  un petit copain demande à sa petite copine de lui envoyer une photo nue. Elle le fait parce qu'elle est amoureuse et quand ils cassent, il envoie la photo à tout le monde et tout le monde voit la photo de la fille nue. C'est absolument terrible ! Si jamais vous voyez des choses circuler, il ne faut jamais les renvoyer parce que ça peut déprimer fortement quelqu'un. On a des adolescents qui font des tentatives de suicide à cause de ça».

Les collégiens de ce jeudi après-midi venaient de la Nièvre et de l'Yonne, volontairement sans préparation. Pour Laurence Guillet, chargée de mission à l’égalité filles-garçons dans l'Académie de Dijon : «on veut les sensibiliser à cela pour faire évoluer les choses, il faut que ce soit le plus naturel possible». Ont donc été abordées avec les Comédiens Associés les questions de respect, de construction de soi et d'orientation professionnelle. Au retour dans les collèges, des délégués de classe deviendront les ambassadeurs de cette thématique.

Retrouvez notre interview de Laurence Guillet sur l'égalité filles-garçons.

«Je refuse que mon sexe détermine mon avenir»


À la Maison Régionale de l'Innovation, à Dijon, le ton était plus «business», une journée étant organisée pour sensibiliser des femmes à l'intérêt de s'orienter vers les métiers du numérique. Le public visé était les femmes en reconversion professionnelle, les créatrices d'entreprise et, bien sûr, les lycéens et lycéennes de l'académie. Une organisation en partenariat entre l'Académie de Dijon, la délégation régionale aux Droits des femmes et à l’Égalité ainsi qu'avec les associations Les Entrepreneuses et K’elles Energies.

Devant la marraine, Michèle Guerrin (PDG d'Online Formapro), et en présence de Catherine Pistolet (directrice régionale déléguée aux Droits des femmes et à l’Égalité), neuf femmes sont montées sur scène pour évoquer leur parcours professionnel, cela afin de donner des exemples concrets aux femmes intéressées par la filière : Audrey Chaillet (cheffe d'entreprise),  Binetou Seck (salariée), Léa Lambert (salariée), Romane Borde (étudiante), Maud Gelle (cheffe d'entreprise), Chloé Boudot (cheffe d'entreprise), Charlotte Rolland (cheffe d'entreprise), Tiphaine Behiels (étudiante), Noelie Nottet (cheffe d'entreprise). Laurence Berthoud-Lafarge (déléguée générale de l'incubateur Les Premières Bourgogne-Franche-Comté) avait pour charge de présenter les intervenantes et de faire respecter le chronomètre avant de passer aux ateliers de la journée.

Les intervenantes ont toutes rappelé qu'il leur avait fallu une grande motivation pour combattre des préjugés. Comme l'a dit Binetou Seck (développeuse web pour les Mutuelles de l'est) : «je refuse que mon sexe détermine mon avenir. J'aime les défis. Quand on m'a dit qu'il n'y avait pas de filles dans ma filière, ça m'a motivée ! Je garde un bon espoir que cela va changer. Je ne travaille qu'avec des hommes mais ce serait bien d'avoir un peu de mixité». Pour sa part, Romane Borde, a souligné la différence entre la logique demandé dans le numérique et les mathématiques : «on peut avoir une bonne logique sans être super bonne en maths». Avis aux intéressées !

Dans le secteur numérique, on estime qu'un salarié sur trois est une femme (selon le collectif Femmes @ Numérique). Si les femmes représentent 75% des fonctions support, elles ne sont que 15% à occuper des fonctions techniques. En 2016, 9% des start-ups étaient dirigées par une femme. L'enjeu est important car, d'ici 2022,  il y aurait 212 000 postes à pourvoir dans la filière numérique

Jean-Christophe Tardivon