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DIJON : La cantine se rebelle !

27/09/2017 18:44Imprimer l’article
Ce mercredi, le Tour de France des cantines rebelles faisait étape à Dijon. Organisé par l'association Un plus bio, il vise à développer la part de produits bio ou locaux dans la restauration collective, notamment les cantines scolaires. Deux temps forts pour cette étape en Bourgogne-Franche-Comté : une visite de la boulangerie Maison Roger à Longvic et une séance de travail à Dijon Métropole.
Depuis 2002, l'association Un plus bio fédère les élus sensibles à la question de l'alimentation saine proposée dans la restauration collective. La Ville de Dijon en est membre depuis novembre 2016. Selon l'association, « premier réseau des cantines bio », ce réseau fédère aujourd’hui les principaux territoires et acteurs qui font de l’alimentation de qualité un levier de santé publique, de développement économique et agricole et de protection de l’environnement. Un plus bio a publié en 2015 le manifeste « Quand les cantines se rebellent » pour une restauration collective bio, locale, saine et juste.



À Dijon, 20 % de bio en 2019


L'objectif de ce tour de France rebelle est d'aller à la rencontre de ses membres et de leurs partenaires, des collectifs citoyens, des élus locaux et de tous les acteurs engagés dans la transformation des cantines, avec pour objectif de créer de nouvelles synergies sur les territoires. En ce qui concerne la Ville de Dijon, son engagement va au-delà des cantines scolaires puisqu'elle propose des produits bio aussi dans ses accueils de loisirs, dans ses établissements d'accueil de la petite enfance et dans les repas à domicile des personnes âgées.

Ainsi, 13,5 % des dépenses alimentaires sont consacrés aux produits bio selon la Ville de Dijon pour 2016. 44 % des 1,2 millions repas servis par an comportent au moins un produit bio. En ce qui concerne le pain, fourni par la Maison Roger, il est systématiquement bio à base de farine locale depuis 2010. À l'avenir, l'objectif revendiqué est d'atteindre 20 % de produits bio en 2019 (en valeur).

Les bouchées doubles pour des cantines bio


Lors de la première demi-étape matinale, Michel Zanetta (dirigeant de la Maison Roger) a ouvert les portes de sa boulangerie à dimension industrielle, dont l'atelier de fabrication est à Longvic. La quarantaine de visiteurs de la délégation était menée par Gilles Pérole (président d'Un plus bio), Patrice Chateau (adjoint au maire de Dijon en charge de l'Environnement et secrétaire de l'association) et Anne Dillenseger (adjointe au maire de Dijon, déléguée a l’Éducation, à la Vie scolaire, à la Restauration scolaire, aux Accueils périscolaires et aux Accueils de loisirs extrascolaires). Une découverte des produits de la Maison Roger était bien sûr proposée ainsi que des farines des moulins Decollogne ou encore des moulins Michelot.

Seconde demi-étape, au siège de Dijon Métropole pour des conférences et des débats. Après une présentation de Patrice Chateau, sont intervenus Gilles Pérole ainsi que Maria Pelletier (présidente de l'association Générations Futures). Le thème de l'après-midi était « comment nourrir le plus grand nombre de manière solidaire et équitable ? ». Ce sont Christophe Bonnot (responsable des relations institutionnelles du groupe ID'EES) et Didier Thévenet (directeur de la cuisine municipale de Lons-le-Saunier) qui ont pris la parole pour la Bourgogne-Franche-Comté. Le déjeuner a été préparé par l'équipe de la Nouvelle cuisine, nom de la cuisine centrale de Dijon, et présenté aux participants par Daniel Ginsberg, directeur de la Nouvelle cuisine.

Ces séances de travail ont permis aux élus de terrain, aux techniciens des services administratifs concernés ainsi qu'aux militants associatifs intéressés par le sujet d'échanger avec « celles et ceux qui mettent les bouchées doubles pour évoluer vers des cantines plus bio, locales et saines » selon le mot d'ordre d'Un plus bio.
Jean-Christophe Tardivon