lundi 09 décembre 2019
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DIJON : La catastrophe du 145 avenue Eiffel «a conduit à une prise de conscience de la société toute entière»

04/12/2019 19:48Imprimer l’article
Malgré le vol de la sculpture en hommage aux victimes de l'explosion due au gaz survenue le 4 décembre 1999, une cérémonie du souvenir a eu lieu ce mercredi en présence de François Rebsamen.
Le 4 décembre à 23h45, une explosion due au gaz a fait onze morts et trois blessés parmi les occupants d'un immeuble au 145 avenue Eiffel. Vingt ans après, ce mercredi 4 décembre 2019, s'est déroulée la dernière cérémonie du souvenir, conformément au souhait des familles (retrouver notre article).

Alors que la sculpture d'un envol de colombes, conçue par Michel Couqueberg en hommage aux victimes, a été dérobée le 24 septembre, puis retrouvée brisée le 27 novembre dernier, il n'était pas encore possible de la restaurer pour cette cérémonie (lire le communiqué). La Ville de Dijon a fait réaliser un mémorial avec le nom des victimes.



C'est dans ces circonstances qui ajoutaient de la douleur à la mémoire des familles que s'est tenue cette commémoration. En présence de Frédéric Sampson (directeur de cabinet du préfet de Côte-d'Or), de Thierry Falconnet (maire de Chenôve) et de nombreux élus dijonnais François Rebsamen a prononcé quelques mots empreints de gravité évoquant «l'angoisse incroyable» autour des causes de la catastrophe.

Devant les familles, le maire a réitéré «l'engagement et la promesse de la Ville de Dijon a toujours se souvenir de leur mémoire». François Rebsamen a rappelé que le combat des familles pour la reconnaissance de la responsabilité pénale de GDF avait «conduit à une prise de conscience de la société toute entière».

La présidente de l’association 145 Avenue Eiffel Sylvie Forest est revenue sur les embûches du combat judiciaire et sur le difficile statut social des victimes d'accidents collectifs. Après des propos très dignes, des gerbes de fleurs ont été déposées par les autorités et les familles puis onze colombes de papier se sont envolées dans le ciel dijonnais.

Jean-Christophe Tardivon