mercredi 11 décembre 2019
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DIJON : La France Insoumise cible Les Verts sur la gestion de l'eau

30/11/2019 10:45Imprimer l’article
Les groupes d'action de Dijon dénoncent la mise en place d'une société d'économie mixte où le délégataire du service public de l'eau serait majoritaire. Ils considèrent que «la privatisation de l'eau» fait partie du bilan des élus Europe Ecologie Les Verts à Dijon.
Communiqué des groupes d'action dijonnais de La France Insoumise du 29 novembre 2019 :

La privatisation de l’eau, c’est le bilan d’EELV à Dijon

Europe-Ecologie-les-Verts demande « plus de transparence » sur la gestion de l’eau dans la Métropole dijonnaise et considère que la SEMOP (Société d’économie mixte avec Suez) serait « une première étape vers un retour progressif en régie publique ». Cette interprétation est dans le meilleur des cas erronée, voire pire, mensongère. La SEMOP mise en place par François Rebsamen permet à Suez de capter 51% de la société et donc d’être absolument majoritaire. Les dividendes et rémunérations qui coûtent si chers aux citoyens sur leurs factures sont bien protégés avec ce mode de gestion. Pire, les 49% de parts détenues par la Métropole font que celle-ci se voit, de fait, associée aux choix unilatéraux de Suez. C’est mettre encore un peu plus Dijon, la Métropole et ses citoyens dans la main des multinationales. La SEMOP est donc le pire mode de gestion. Il a pourtant été choisi. EELV semble oublier qu’elle est dans la majorité municipale depuis de nombreuses années et n’a pas jugé nécessaire de se joindre à des combats associatifs et politiques visant à mettre en place une régie publique de l’eau. Il était alors facile dès 2014 de se présenter contre la majorité de François Rebsamen si les Verts n’étaient pas d’accord avec le fait de signer contrats sur contrats pour engraisser des délégataires privés comme Suez, dont le seul objectif est l’augmentation des bénéfices et des dividendes. Ce ne fût pas le cas, chacun s’en souvient...



Se présenter pour la première et unique fois sans le Parti Socialiste n'autorise pas EELV à rayer d'un coup de plume leur bilan très timide sur tous les plans dans la majorité de François Rebsamen et du MoDem, allié de Macron. Il semble que l’échéance municipale fasse émerger des promesses programmatiques sur un certain nombre de questions.

Cela tombe à bien puisque les militantes et les militants de la France insoumise, mais aussi d’autres composantes politiques, ont, dès 2014 et même avant, travaillé sur la question de la mise en régie de la gestion et de l’assainissement de l’eau. Ce sont plus de 10 ans de combats politiques et juridiques (au tribunal administratif) pour faire émerger ces propositions de reprise en main par les citoyens de leurs services publics. Les dijonnaises et les dijonnais préfèreront l’original à la copie en mars 2020. Le Greenwashing n’a pas d’intérêt.

La France insoumise, via son programme l’Avenir en Commun, a toujours milité pour la gestion publique de l’eau. Nous considérons que l’eau est un bien commun de l’humanité et que, par conséquent, elle n’est pas une marchandise. Les sociétés privées n’ont donc pas à faire de bénéfices dessus. L’eau est essentielle à la vie humaine et animale, nous militons donc pour un droit à l’eau. Les mètres cubes nécessaires à la vie humaine doivent être gratuits (120 mètres cubes pour une famille de quatre personnes). Nous proposons de mettre une tarification progressive de telle sorte que l’eau que l’on boit, avec laquelle on se lave, n’ait pas la même valeur que celle permettant de remplir la piscine. Les dijonnaises et les dijonnais savent que la France insoumise est un outil qu’ils peuvent saisir pour qu’ils reprennent eux-mêmes le pouvoir
sur ce qui leur appartient. On dit que le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, alors reprenons ensemble, collectivement, le pouvoir sur la finance.

Les groupes d’actions dijonnais de la France insoumise