dimanche 22 avril 2018
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DIJON : La maladie de Parkinson évoquée pour apprendre aux patients à mieux vivre avec

14/04/2018 21:15Imprimer l’article
Dans la lignée de la journée mondiale Parkinson du 11 avril, le comité France Parkinson de Côte-d’Or a organisé un après-midi ce samedi pour parler de la maladie à la Maison des associations.
L’objectif de la journée était de mieux faire vivre les malades avec Parkinson. «Pour mieux vivre avec Parkinson, il faut déjà mieux comprendre la maladie, pour mieux la gérer, pour mieux la surmonter et pouvoir essayer d’en mieux faire reculer les symptômes», a introduit Christian Billaut, délégué du comité France Parkinson de Côte-d’Or et référent de l’association nationale pour la Bourgogne . Cet objectif s’inscrivait dans le thème de la journée mondiale Parkinson que l’on peut résumer de la sorte : «Vivre avec Parkinson».
Entre d'un côté des «nouvelles données» identifiant des symptômes supplémentaires de la maladie (dépression, perte de l’odorat, rêves agités, constipation…) et en parallèle des traitements à ajuster, voulus plus précis et plus adaptés à chaque patient, avec si possible de nouvelles techniques comme la pompe à Apokinon et la neurostimulation, il faut tout de même continuer à parler de la maladie.

Des traitements et des activités préconisés

pour repousser la maladie


«Il y a des progrès de fait effectivement. Il y a quarante ans, on ne savait pas quoi faire. Aujourd’hui, il y a traitements non médicamenteux reconnus par la Haute autorité de santé. Il s’agit de l’activité physique, l’orthophonie… Ça peut permettre au gens de repousser la maladie. En pratiquant une activité physique intense, on peut aller jusqu’à se créer soi-même de la dopamine, et puis c’est l’entretien de la gestuelle, de l’équilibre, de la coordination…», a encore souligné Christian Billaut, en rappelant que l’âge moyen du diagnostic est de 58 ans, et celui-ci se fait entre 50 et 65, «pas à 90 ans…». Aujourd’hui, 15 % des patients atteints de Parkinson ont moins de 50 ans.
Environ 120 personnes ont assisté aux trois conférences de l’après-midi. : la clinique bourguignonne de la maladie de Parkinson présentée par le professeur Moreau, neurologue, les nouvelles données sur la maladie sur lesquelles a fait le point le docteur Dupont, neurologue et parkinsonologue, et une présentation du Tai-chi-chuan par Monsieur Rodriguez, professeur de Tai-Chi-Chuan.
S’il n’existe pas de traitements curatifs de la maladie, continuer à parler de Parkinson vise à communiquer plus efficacement peut-on dire sur les traitements symptomatiques. Avec la volonté de «faire en sorte que les symptômes soient moins gênants pour les malades, et que leur quotidien soit plus agréable».

Alix Berthier