mercredi 17 juillet 2019
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DIJON : La nouvelle Vapeur a ouvert ses portes et fait résonner ses premiers accords

08/02/2018 04:01Imprimer l’article
Après 18 mois de travaux, La Vapeur, scène de musiques actuelles à Dijon, a été inaugurée ce mercredi soir. Avant le concert de Nada Surf, point d'orgue de cette soirée historique, le tout-Dijon a pu prendre possession des lieux : visite des locaux, dévoilement de plaque, coupé du ruban et discours, le tout, évidemment dans une célébration collective de la culture et de la musique.
La nouvelle Vapeur est enfin ouverte ! Après un an et demi de travaux, et plus de 22 ans après son ouverture, la Vapeur a fait peau neuve et a été inaugurée ce mercredi soir par François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon métropole, principaux financeurs des travaux, Eric Pierrat, secrétaire général aux Affaires Régionales, qui représentait la préfète, Laurence Fluttaz, vice-présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté déléguée à la culture et au patrimoine, et Marc Bonnieux, directeur régional Eau de Suez, mécène exceptionnel de la nouvelle Vapeur.

En première ligne pour accueillir et guider tout ce petit monde ainsi que les centaines de personnes présentes, Yann Rivoal, le directeur de La Vapeur, ne boudait pas son plaisir aux cotés de Christine Martin, adjointe au maire en charge de la culture. La Vapeur s'est en effet métamorphosée en un lieu moderne, ouvert et accueillant, tant pour les musiciens que pour le public. Bénéficiant de 2 salles de concert de 1200 et et 230 places, de 7 studios de répétition et de création, d'espaces dévolus à l'action culturelle, d'un parvis permettant d'ouvrir le foyer central sur l'extérieur, La Vapeur de 2018 se veut un lieu culturel accessible à tous, ouvert sur l'espace public, le quartier environnant et la métropole. «En mars, nous ouvrirons uniquement la grande salle pour le festival Generiq» expliquait Yann Rivoal durant la visite. «Puis se mettra en place une utilisation progressive du club et de la grande salle. Le club peut être ouvert sans ouvrir l'ensemble du bâtiment».

«Aller au contact des populations et des publics»


Le conseil d'administration et l'équipe disposent ainsi d'un outil adapté aux projets portés par la structure, animés par une volonté permanente de coopération avec les autres acteurs culturels, socio-culturels et éducatifs de Dijon, du département et de la région Bourgogne-Franche-Comté. «L'intérêt du gros travail en médiation et en action culturelles que l'on va entamer tout au long de l'année, c'est justement d'aller au contact des populations et des publics en dehors de la salle» poursuit le directeur des lieux. «On voulait que cela se traduise aussi dans le bâtiment. Je crois que c'est le cas par rapport à tous ces espaces vitrés qui donnent à voir de l'extérieur ce qui se passe à l'intérieur mais aussi par rapport à ce parvis qui se prolonge à l'intérieur : les dalles de béton rentrent à l'intérieur du bâtiment».

L'architecte de la scène de musiques actuelles de Dijon, Marie-José Barthélémy, à la tête de l'agence «Office Parisien d'Architecture», a choisi de faire coexister des traces du bâtiment préexistant et la construction neuve dans un assemblage de matériaux originaux tels que le bois brulé, l'acier corten, le verre et le béton. Fonctionnels et modulables, les espaces offrent de belles proportions tout en veillant à être hospitaliers et chaleureux.

Un bâtiment adapté aux personnes en situation de handicap


L'une des préoccupations était aussi de «rendre le lieu naturellement accessible à tous» explique Yann Rivoal, «y compris aux gens en situation de handicap, qui doivent avoir la possibilité de venir voir des concerts et de participer à la vie collective. Il devait y avoir des conditions d'accès, de déplacement autour du bâtiment, de positionnement pendant les concerts largement plus confortables qu'avant et qui, je l'espère, satisferont les personnes en situation de handicap. On continuera aussi à flécher certaines programmations plus spécifiquement à destination des sourds et malentendants, avec un accueil au bar en langue des signes».

Dans son discours, François Rebsamen commençait par rappeler que c'est son prédécesseur, Robert Poujade, qui avait lancé la construction de la Vapeur en 1995, après «des manifestations de jeunes qui animaient une association, Hiero, et grâce à qui il y a eu La Vapeur. C'est important de le rappeler car à l'époque, il n'y avait pas beaucoup d'endroits où on pouvait écouter de la musique et, quand on voulait assister à de grands concerts, il fallait aller à Besançon». Et de s'amuser de constater que «les temps ont changé» dans un éclat de rire général. Le maire, pour souligner la valeur de cette scène dijonnaise, rappelait les passages de Radiohead, de Muse, de Patty Smith ou encore de Stromae et Christine and The Queen à La Vapeur. Notant que «les pratiques ont considérablement évolué en matière de pratique et d'écoute de la musique» et que «l'éventail des actions menées par les équipes en charge de La Vapeur ont grandement évolué aussi», François Rebsamen jugeait «indispensable d'entamer un programme de rénovation de ce qu'on appelait les Ateliers Rock».

Plus de 5 millions d'euros investis


«Ce n'est pas un petit investissement» lançait le maire au moment de citer la répartition des financements : «l'Etat a mis 1,2 million d'euros, le Conseil Régional a participé à hauteur de 200.000 euros, et un mécène, Suez, a mis une très importante contribution, de 800.000 euros, qui montre l'engagement fort de cette grande entreprise pour notre ville, puisqu'elle a mis autant pour le musée des Beaux-Arts». Dijon Métropole a également investi 800.000 euros dans les travaux et la ville de Dijon, principal contributeur, a mis plus de deux millions d'euros.

Pour ce qui est de la musique, la soirée s'est poursuivie avec Pépite, entre pop française revigorante, mirages poétiques et psychédélismes et bien-sûr Nada Surf, qui fêtait de son côté les 15 années d’existence de «Let Go», album phare du groupe américain, sorti en 2002. KemicalKem, le programmateur hyperactif des Eurockéennes de Belfort et du festival GéNéRiQ, prenait enfin le contrôle des platines pour le tout premier dj set de la nouvelle Vapeur !
Nicolas Richoffer,
avec Jean-Christophe Tardivon
(photos J-C.T.)

La Vapeur
42 avenue de Stalingrad
21 000 Dijon