dimanche 17 novembre 2019
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DIJON : La passerelle Arquebuse, une tentation vers le Jardin des sciences et la future Cité internationale de la gastronomie et du vin

07/09/2019 12:09Imprimer l’article
Elle a été officiellement ouverte ce vendredi en fin de journée. Retour sur l’inauguration.
Après 1.900 heures d’études, 2.900 heures de fabrication, 710 heures de montage, 9 mois de travaux, la passerelle du jardin de l’Arquebuse est ouverte du côté de l’avenue Albert 1er. Celle-ci est de 101 m de long, dont 74 mètres en acier Corten est d’une pente moyenne à 3,92%.
60 tonnes d’acier ont été nécessaires, 1.500 mètres linéaires de soudure, et 1.540 barreaux sont fixés de part et d’autre de la pente.

Une nouvelle ouverture et une invitation

vers la Cité internationale de la gastronomie et du vin


Selon l’architecte Thierry Ciccione, de l’agence STOA, «ce projet a été construit pour agrandir la ville, donner une nouvelle entrée à la gare afin d’étendre le centre jusqu’à la Cité internationale de la gastronomie et du vin et jusqu’au port». La couleur rouille brun de l’ouvrage a été choisie pour s’inscrire dans le cadre du jardin de l’Arquebuse.


À l’heure de l’inauguration ce vendredi en fin de journée, le maire de Dijon et président de Dijon Métropole, François Rebsamen, s’est arrêté sur cette nouvelle ouverture du jardin de l'Arquebuse, qui abrite un muséum - jardin des sciences. Il s’agit à la fois d’une mise en valeur de cet espace et d’une invitation à un parcours vers la future Cité internationale de la gastronomie et du vin.
«Un parcours en mettant un peu de botanique dans nos assiettes», a ajouté François Rebsamen, en annonçant à terme «un jardin des saveurs et des cépages, des origines à demain». Un nouveau parcours donc permettant de faire le lien entre les plantes sauvages et l’humain, au travers notamment des mets que l'on trouve dans nos assiettes.

«Nous faisons une ville douce à vivre pour vous,

en tous les cas le plus que nous le pouvons»…


L’ouvrage est bel et bien en place et ouvre à nouvelles perspectives. L’occasion pour François Rebsamen de lancer quelques messages, celui que «la Cité internationale sera une réussite» ou bien que «dix arbres seront plantés au jardin de l’Arquebuse» à défaut de pouvoir en planter dans la rue de la Liberté pour cause de réseaux souterrains… «Nous faisons une ville douce à vivre pour vous, en tous les cas le plus que nous le pouvons», a insisté François Rebsamen devant une large assemblée d’habitants et de forces vives du centre-ville de Dijon. Au nom des «enjeux de demain», le président de Dijon Métropole s’est aussi exprimé contre l’étalement urbain et la consommation des terres agricoles, en appelant à la responsabilité des collectivités dans leurs schémas urbains.
Quant aux travaux avenue Albert 1er, ayant entraîné des ralentissements permanents de la circulation cet été, ils visaient à «faciliter et fluidifier la circulation des bus, désormais prioritaire aux feux». Le projet Prioribus s’inscrit aussi dans la création d’un nouveau pôle d’échanges multimodal.

Mise en accessibilité de la gare SNCF annoncée


«C’est une poursuite de ce qui est fait dans la ville. Le pôle d’échanges multimodal de Dijon est reconnu comme l’un des plus performants de France. Pour celui qui veut se déplacer, il y a à Dijon une continuité de transports, une facilité de transports». En ce sens, Michel Neugnot, vice-président du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, a annoncé la mise en accessibilité de tous les quais de la gare en 2021. En présence de représentants de la SNCF, il a précisé que les travaux se feront sur les deux mois d’été, en 2020 et 2021.
Pour le vice-président régional, «Dijon est une ville où le développement durable se voit concrètement». Pour Frédéric Sampson, directeur de cabinet du préfet - ayant aussi rappelé que l’Etat a contribué pour 2,5 millions d’euros au projet Prioribus -, «Dijon est une ville minérale où brille la pierre de Bourgogne, mais il n’y a pas que la pierre...».
Une manière pour les partenaires financeurs de la passerelle de saluer l’action de la collectivité pour créer ici une tentation, celle de s’offrir une promenade dans un jardin devant notamment mener à la future Cité internationale de la gastronomie et du vin mais aussi au passage de (re)découvrir un jardin des sciences ne manquant pas d’attraits.
Une évolution de l’entrée du jardin des plantes et un nouveau parcours à vélo vers la Cité à travers le jardin sont également inclus dans cette transformation de l’espace public.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

La nouvelle passerelle Arquebuse en chiffres :


- 60 tonnes d'acier dont 45 tonnes pour les 6 caissons constituant la passerelle.
- Plus de 1.540 barreaux.
- Plus de 3.500 boulons en acier autopatinable et en acier Corten.
- Plus de 1.500 m linéaires de soudure.
- 101 m de long dont 74 m en acier Corten.
- 3,92% de pente moyenne et 3,95 m de hauteur.
- 1.900 heures d'études.
- 2. 900 heures de fabrication.
- 710 heures de montage sur site.
- 3 convois exceptionnels.
- 3 grues.
- 10 hommes de chantier.
- 9 mois de travaux (du démarrage à la finalisation).
 

Financement de la passerelle

(y compris l’escalier)

Coût global du projet : 1 702 000 euros HT.
- Auto-financement Dijon métropole (Maîtrise d’ouvrage) : 505.099 euros.
- Subvention FEDER (Fonds européen de développement régional) : 681.128 euros.
- Subvention Région Bourgogne-Franche-Comté : 261.170 euros.
- Subvention Ministère de la Transition écologique et solidaire : 255.423 euros.