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DIJON : Le M.U.R. désormais recouvert du canard de Stom 500

11/01/2019 20:09Imprimer l’article
L’artiste strasbourgeois Stom 500 s’est exprimé sur le M.U.R… Il nous a parlé de son travail et de sa création inédite, dont l’inauguration est prévue ce samedi à 11 heures.
Depuis le mois d’octobre, le M.U.R. - à l'angle de la rue d'Assas et de la rue Jean-Jacques-Rousseau - était peint des bestioles colorées de Bault.
L’espace artistique de 4 x 8 m fait désormais la part belle à une nouvelle oeuvre, celle de Stom 500 qu’il a commencée à graffer jeudi matin et qu’il inaugurera ce samedi en fin de matinée.

«Souvent, mes peintures partent d’un délire…»


Les bestioles ont été chassées par un canard géant, un graffiti inédit de Stom 500 issu d’un travail qu’il mène actuellement sur une série mêlant animaux et jouets pour enfants.
Lui qui puise dans les balades, les rencontres, les échanges, les instants, les moments de vie et les sentiments nés de ceux-ci, pour affiner son travail ou bien développer de nouvelles séries, nous explique : «Souvent, mes peintures partent d’un délire parce que j’ai eu une discussion avec quelqu’un, parce que je suis allé visiter quelque chose… Mon travail, c’est l’expression de ce qui se présente dans ma vie. Je ne vais pas forcément faire des recherches ou aborder des thématiques qui doivent être absolument introspectives dans l’art. J’en ai à vrai dire un peu rien à foutre de ça… Je préfère me laisser aller. L’idée de ce dessin et de cette création est venue simplement en cherchant un cadeau pour un ami à moi qui venait d’avoir une fille. En m’arrêtant devant une vitrine, j’ai été nostalgique des jouets qu’on avait… Les bilboquets et tout ça, nos jouets en bois, étaient tellement cools et avaient vraiment une âme. Il n’y avait pas qu’Action Man comme maintenant».

«C’est assez cool de faire un canard géant au coin d’une rue»


Sur un M.U.R. dont la couleur de brun orangé a été choisie et appliquée par l’artiste, en rappel «en quelque sorte aux pierres des habitations et autres monuments dijonnais», ce dernier s’est alors armé de ses bombes de peinture pour donner de l'étoffe à son dessin dans une taille ne passant évidemment pas inaperçue.
«C’est assez cool de faire un canard géant au coin d’une rue», lâchait Stom 500 jeudi à la mi-journée, installé à une table du bar Le Saint-Nicolas et pouvant regarder l’oeuvre prenant forme, qu’il s’apprêtait à développer encore avant d’y mettre plusieurs couleurs.
L'artiste de 30 ans ajoute d’ailleurs à propos de son travail : «Si ça peut faire rire les gens d’amener de la couleur et de la gaieté, c’est carrément bien. J’essaie toujours dans mon travail de faire des choses qui soient positives et qui soient illustrées, sans que ce soit narratif. L’idée est que chacun puisse se faire son histoire, imaginer son scénario. C’est le propre de ma démarche car je suis aussi illustrateur».

«Il y a déjà de bonnes énergies sur ce M.U.R.»


Quant au caractère éphémère de cette oeuvre, sachant que cette surface est réservée par Zutique Productions et ses partenaires à un nouvel artiste tous les trois mois, Stom 500 est en phase avec le principe : «Ça peut me faire bizarre de recouvrir des créations d’autres d’artistes, mais je suis plutôt content que mon travail soit recouvert par d’autres artistes talentueux. Et puis franchement, il y a déjà de bonnes énergies sur ce M.U.R. Personnellement, à partir du moment où je termine une oeuvre, je la regarde et, quelques heures après, je pense déjà à la prochaine en me disant que je peux faire mieux. Je n’accorde pas d’importance à ce que les choses restent dans le temps. Et tant mieux si ça bouge... Je n’aimerais pas me retrouver avec des croutes d’il y a 10 ans».

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Le M.U.R., c’est quoi ?


Un musée en plein air, une galerie ouverte à tous qui se métamorphose directement sous les yeux des passants. Ce projet audacieux se cristallise sous l’appellation du M.U.R. (pour Modulable, Urbain, Réactif) et est représenté par un support situé au carrefour de la rue Jean-Jacques Rousseau et de la rue d’Assas.
Tous les trois mois, un artiste invité prend possession de cette surface d’exposition afin d’y réaliser une œuvre éphémère et inédite, une création réalisée en toute liberté qui est le fruit de techniques artistiques variées. Le M.U.R. fait peau neuve régulièrement mais la volonté qui l’anime reste la même : faire la part belle à l’art contemporain urbain sous toutes ses formes.
C’est l’artiste Speedy Graphito, l’un des précurseurs du street art, qui a été le premier à en prendre possession en juillet, suivi de Bault et ses bestioles colorées en octobre dernier.
Ce projet est porté par l’association Zutique Productions ainsi qu’un collectif d’artistes dijonnais composé de : RNST, Bretzel Film, Yannick Gosset et les Éditions Inencadrable, en collaboration avec la Ville de Dijon.

















 
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