mardi 25 septembre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
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Durant deux jours, les start-ups françaises du secteur de l'alimentation et de la gastronomie sont réunies au Palais des Congrès de Dijon, dans le cadre de la deuxième édition du salon Food Use Tech, la référence FoodTech en France. Comment se portent-elles ? Pourquoi ce salon ? Pourquoi  à Dijon ? Le Dijonnais Xavier Boidevézi, secrétaire national de l'écosystème Foodtech, explique tout.
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DIJON : Les activistes de Plastic Attack interviennent devant Carrefour

16/09/2018 10:28Imprimer l’article
Lutter contre les suremballages et la production de déchets est le mot d'ordre des participants à la Plastic Attack qui a eu lieu ce samedi devant les caisses de Carrefour Toison d'Or.
Alors que des «Plastic Attacks» ont lieu conjointement dans cinquante pays au printemps dernier, Dijon a aussi connu une telle intervention, avec trois mois de décalage. Un petit groupe d'étudiants de l'université de Bourgogne ayant rapproché leur sensibilité aux questions environnementales au sein de l'association Campus Comestible a décidé à son tour de mener une action pacifique et ludique en écho à la démission de Nicolas Hulot. Leur propre «action de mobilistation» s'est déroulée ce samedi 15 septembre 2018 devant les caisses du magasin Carrefour du centre commercial régional la Toison d'Or à Dijon (Côte-d'Or).

Ne pas ramener les déchets chez soi


La direction de Carrefour ayant donné son accord, la dizaine d'étudiants avaient préparé une installation sommaire faite de tables, chariots et panneaux en carton à la sortie des caisses de l'hypermarché. Pour montrer l'exemple, certains ont effectué leurs propres achats pour ensuite ôter les suremballages en carton autour des yaourts, pour jeter les films plastiques autour des fruits afin de les glisser dans un sac en papier ou pour rassembler dans un bocal en verre des chocolats auparavant conditionnés individuellement.

L'exemple a fait mouche et plusieurs consommateurs sont venus, eux aussi, alléger leurs sacs de commissions de ces suremballages au point que les chariots des militants étaient bien remplis de déchets après deux heures d'intervention. «C'est du marketing» nous a dit Basile Follin-Arbelet, étudiant en médecine à Dijon et s'exprimant au nom du groupe, à propos d'emballages qui, plus que d'apporter une certaine praticité de transport aux consommateurs, véhiculent l'attractivité du produit.

Au lieu de terminer dans les bacs jaunes des clients, les emballages ont été intégrés aux déchets de Carrefour. En effet, la loi Grenelle 2 de juillet 2010 oblige les supermarchés de plus de 2 500 m² a se doter «d'un point de reprise des déchets d'emballages issus des produits achetés dans [l']établissement». Tout un chacun peut donc choisir de ne pas ramener ces futurs déchets chez lui.

«Montrer que des alternatives existent»


La profusion de protections diverses, d'emballages variés et de suremballages séduisants est telle que les activistes du réseau international Plastic Attack craignent qu'il y ait «en 2050, plus de plastiques que de poissons dans les océans». Basile a transmis aux clients sa défiance vis-à-vis des suremballages et a vanté d'autres solutions : achats à la découpe plutôt qu'en barquettes, utilisation de bocaux en verre ou de sacs en papier ou tissu, achats en vrac. «Les gens sont conscients mais il faut montrer que des alternatives existent» selon Basile.

À présent, dans certains pays européens comme l'Angleterre ou la Belgique, des pétitions sont lancées pour demander l'interdiction de tout emballage non-recyclable. En France une telle pétition démarre, soutenue par les ONG Zero Waste et les Amis de la Terre. Pour sa part, Carrefour a déjà répondu aux actions du printemps en annonçant «100 % d'emballages recyclables, réutilisables ou compostables» d'ici 2025 pour les produits de sa marque distributeur.

Il y a matière à agir, en trente ans le volume de nos déchets d'emballage plastiques aurait été multiplié par cinquante. Ils représenteraient jusqu'à un quart du poids d'une poubelle non-triée. Aujourd'hui, les militants de Plastic Attack estiment que les deux tiers du plastique serait à usage unique. Aussitôt acheté, aussitôt jeté.

Jean-Christophe Tardivon