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DIJON : Les étudiants de Sciences-Po, « le symbole de l'élite »

15/09/2016 14:39Imprimer l’article
Ce jeudi matin se déroulait, dans la salle des séances du Conseil Régional de Bourgogne - Franche-Comté, la rentrée solennelle de Sciences-Po Dijon.
Frédéric Mion, directeur de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.
Nombre d'entre eux auront l'habitude, au cours de leurs futures carrières, de fréquenter des hémicycles politiques comme le Conseil Régional de Bourgogne - Franche-Comté. Certains y siègeront même. Mais en attendant, c'est pour la cérémonie de leur rentrée solennelle que les étudiants de Sciences-Po Dijon ont pris la place des élus du Conseil Régional, dans la salle des séances, ce jeudi matin. Face à eux, Lukas Macek bien-sûr, le directeur du campus Dijonnais de Science-Po, mais aussi Frédéric Mion, directeur de Sciences-Po Paris, et plusieurs élus autour de Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil Régional de Bourgogne - Franche-Comté.
De quoi mettre les étudiants dans l'ambiance, avec des discours tous plus motivants et volontaristes les uns que les autres.

« Mieux comprendre le monde pour le rendre meilleur »




Frédéric Mion commençait par rappeler les quatre principes fondamentaux de Sciences-Po : « Dans ce monde complexe, on ne peut comprendre les choses au regard d'une seule discipline (1) […], ni même d'un seul pays (2), ce qui nous impose une approche comparatiste, qui se concrétise par la venue ici d'étudiants du monde entier. Le troisième principe est de former les étudiants à la théorie avec de grands profs, mais également de les confronter à des professionnels d'autres métiers qui viennent leur faire part de leur savoir et de leur expérience ». Enfin, le quatrième principe consiste à mettre les étudiants eux-même au centre de la «relation pédagogique ».
Frédéric Mion ajoutait, en forme de directive à ses étudiants : « Cette école est nécessaire car elle se propose de vous aider à mieux comprendre le monde pour le rendre meilleur en agissant, le jour venu, sur les problèmes qui s'y posent. Être capable d'inventer pour résoudre les problèmes de demain, qu'on ne peut même pas entrevoir aujourd'hui, cela demande beaucoup d'efforts, de labeur et d'engagement ».

« Défendre le monde contre les tentatives de retour en arrière »




Rappelant que la décentralisation de Sciences-Po à Dijon avait 15 ans cette année, Frédéric Mion rendait hommage au travail de son prédécesseur, Richard Descoings, et soulignait qu'il avait fallu « beaucoup d'audace car la vision de Sciences-Po a toujours été très pariso-centrée ». A ceux qui quitteront Dijon à la fin de leur cursus, il lançait « vous serez les ambassadeurs de cette belle région ». Citant François Mitterrand (« Le nationalisme, c'est la guerre »), il appelait enfin les étudiants à «défendre le monde contre toutes les tentatives de retour en arrière et à mettre en échec les logiques de mort ».

« Combler le gap entre citoyens et politiques »




Prenant à son tour le micro, Marie-Guite Dufay présentait aux étudiants sa vice-présidente en charge de l'Enseignement Supérieur, Océane Charret-Godard, avant de confier son émotion, elle qui est diplômée de Sciences-Po, «mais rue Saint-Guillaume. A l'époque, il était impensable d'imaginer Sciences-Po ailleurs qu'à Paris ». Affirmant la « nécessité de réenchanter l'Europe », elle lançait ensuite aux étudiants : « Vous êtes le symbole de l'élite, mais ne le voyez pas comme quelque chose de négatif. C'est très positif ! Il faut pousser ceux qui croient que ce n'est pas leur monde ! […]
Il faut inventer, innover, et la page est blanche. Il vous appartiendra de combler le gap entre citoyens et politiques, car trop de gens aujourd'hui ne croient plus en l'action publique ».
Appuyant ce discours, José Almeida, vice-président du Grand-Dijon, ajoutait que « nous qui n'avons pas connu la guerre, l'Europe est notre œuvre commune. Il sera de votre responsabilité d'aller vers son idéal de paix ».

La feuille de route est donnée. Aux étudiants eux-même de la suivre ou d'en tracer une nouvelle. Le projet d'une vie, qui commence maintenant pour eux, à Sciences-Po Dijon.

Texte et photos, Nicolas Richoffer