jeudi 22 août 2019
Le mosaïste a ajouté Dijon à la longue liste des villes du monde qui hébergent ses oeuvres. Il en a fixé six sur des façades du centre-ville.
Découvrez notre carte Google pour retrouver les six oeuvres.
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La conseillère métropolitaine déléguée à l’emploi témoigne de la volonté de la Métropole d’accompagner les acteurs du territoire pour favoriser la création d’emplois et «permettre un développement économique harmonieux et solidaire».
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DIJON : «Les revendications des Gilets Jaunes se structurent»

26/01/2019 06:12Imprimer l’article
On a interrogé Rémy, Gilet Jaune de la première heure, qui nous avait déjà répondu le 17 novembre. Dix actes plus tard, les revendications ne se imitent plus au pouvoir d'achat. Loin de là.
Rémy est un habitué des cortèges de Gilets Jaunes depuis dix semaines. Lors de l'acte X, nous lui avons reposé la question des revendications. Dix semaines de mouvement plus tard, à lui qui, le 17 novembre devant la préfecture, nous répondait déjà lors de l'acte I.
Il y a deux mois, c'était vers le pouvoir d'achat que se dirigeaient toutes les revendications. Assez peu nombreuses d'ailleurs, tournées sur les taxes et la fiscalité. Mais chez Rémy comme chez des milliers d'autres Gilets Jaunes, ces deux mois de manifestations, de discussions, d'affrontements, d'échanges, etc. ont fait grandir la liste des doléances.

Le Référendum d'Initiative Citoyenne est posé en premier. Puis arrivent «la refonte des grilles de salaires des hauts fonctionnaires, députés, sénateurs, collaborateurs, etc.», «la refonte des retraites et privilèges des élus», «la baisse des taxes, TVA et gasoil», puis «la proportionnelle aux élections législatives», «si on conserve une Assemblée Nationale ou un Sénat…».

C'est peut-être là le problème d'Emmanuel Macron dans cette crise : plus le temps passe, et plus les revendications s'affinent. Elles ne se contentent pas d'être plus nombreuses (la liste ne grandira pas indéfiniment) mais s'affinent, dessinant les prémices d'une nouvelle constitution.
Et le Gilet Jaune de conclure : «Macron démission, Castaner démission : vous serez jugés pour vos actes un jour» conclut Rémy en réaction aux violences policières, qu'il raconte avoir vécues à Paris.
N.R.

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