mardi 15 octobre 2019
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DIJON : Opadiennes et Opadiens confortés par les voeux et la galette des Rois

18/01/2019 02:18Imprimer l’article
La cérémonie des voeux de l’Office des personnes âgées de Dijon s’est déroulée ce jeudi aux Palais des Ducs. La présidente de l’OPAD Lydie Pfander-Meny a réaffirmé le rôle et les perspectives de l’Office devant 400 personnes, auxquelles le maire de Dijon François Rebsamen a aussi déclaré son attachant tout en y allant de quelques messages politiques.
L’assistance de seniors était forte d’environ 400 personnes ce jeudi après-midi. Avant le partage de la galette des Rois en salle de Flore, ce sont les voeux de la présidente de l’OPAD, Lydie Pfander-Meny, qui leur ont été souhaités dans la salle des Etats. 400 personnes accueillies par des jeunes des lycée Antoine (sécurité) et Saint-Bénigne (BTS Tourisme), dont la président allait faire part de leur son contribution dans son discours.



Accompagner les seniors dans «une nouvelle vie»


A ces Dijonnaises et Dijonnais de plus de 60 ans - 20 % de la population française au niveau national -, Lydie Pfander-Meny leur a assuré que l’OPAD est bien là pour leur proposer différentes offres de loisirs, au plus près des envies de ses adhérents profitant de leur «nouvelle vie» de retraités, et avec le souci de tenir compte de la singularité et des besoins de chacun.
La présidente de l’OPAD a alors rappelé les valeurs portées par l’Office, en développant ce que veulent dire la solidarité et le lien intergénérationnel. Dans les liens faisant aujourd’hui la force de l’OPAD, sa présidente a aussi souligné les soutiens de la Ville de Dijon, du CCAS et de l’Observatoire de l’âge permettant selon elle de mieux encore aborder et apporter des satisfactions les plus justes possibles aux seniors.
Françoise Tenenbaum pour le CCAS notamment et Dominique Martin-Gendre pour l’Observatoire de l’âge étaient d’ailleurs ce jeudi au rang des élus municipaux entourant Lydie Pfander-Meny, en présence aussi du maire de Dijon François Rebsamen, de sa première adjointe Nathalie Koenders et des conseillers municipaux Mohamed Bekhtaoui, Catherine Hervieu et Marien Lovichi. Pierre Pertus, directeur de l’OPAD, était quant à lui excusé.

Le ton plus politique de François Rebsamen


Devant lui aussi s’exprimer lors de cette cérémonie des voeux, François Rebsamen a d’abord loué l’importance de l’OPAD et de ses 2 600 adhérents, tout en employant trois termes pour qualifier l’Office : la générosité, le dévouement, la solidarité.
Le maire de Dijon a ensuite tenu à poursuivre son discours sur un ton plus politique. «Dans notre triptyque républicain, dans notre devise républicaine, on parle souvent de la liberté, mais pas assez de l’égalité, notamment entre les femmes et les hommes», a-t-il déclaré en ajoutant qu’il est important de poser ce genre de questions dans l’époque actuelle.
La dimension dont il a voulu parler aussi, au-delà du cadre de ce jeudi peut-on dire mais en prenant soin de s’adresser aux seniors portant en eux l’histoire et la mémoire, c’est la dimension européenne à l’entame d’une année d’élections à cette échelle. «A la notion de liberté, est associée celle de la paix. Depuis 1945, l’Europe permet de vivre dans un monde de paix», a-t-il lancé, dans un souhait de voir cette paix préservée, dans le refus de courants radicaux.
Sur le contexte national et pour réaffirmer une certaine compréhension envers l’assemblée de ce jeudi, François Rebsamen a parlé de rupture du principe de l’égalité en revenant sur la hausse de la CSG en même temps que la suppression de l’ISF. «Il faut bien garder à l’esprit que les anciens ont fait la France d’aujourd’hui, et leur demander de faire encore plus d’efforts est profondément injuste», a déclaré le maire de Dijon, en n’oubliant pas dans son intervention les veuves de France aux mois difficiles…

«Je vous souhaite de cocher toutes les cases pour cette année 2019»…


«Je sais que vous avez la solidarité au coeur et nous sommes tous tournés vers l’essentiel», a alors répété comme conviction François Rebsamen aux forces vives de l’OPAD… Cela en continuant ses remarques quant au manque en France d’un réel programme de solidarité, sans parler d’une justice sociale et fiscale laissant à désirer selon le maire de Dijon et ancien ministre sous la présidence de François Hollande…
C’est sur une conclusion pleine d’ironie que François Rebsamen a souhaité ses voeux aux Opadiennes et Opadiens : «Comme on dit chez les technocrates, car il y en beaucoup et même trop au gouvernement en ce moment, je vous souhaite de cocher toutes les cases pour cette année 2019»…

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Les propos et les voeux de Lydie Pfander-Meny

(extraits choisis par nos soins)

L’OPAD participe «avec une grande exigence»

à la vie sociale de 2 600 adhérents


«Il faut savoir que les retraités ne constituent pas une catégorie sociale homogène. Il existe, au sein de ces générations de grandes inégalités : de santé, de richesse matérielle, de culture et de conditions de vie. 11% des séniors vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté et il y a une majorité de femmes dans ce pourcentage.
Ainsi chaque personne doit pouvoir être reconnue dans sa singularité et se sentir "utile", rester en lien avec les autres générations, participer, dans la mesure de ses possibilités à la vie sociale et locale.
Et c’est exactement à cela que nous nous attachons à l’OPAD quotidiennement avec une grande exigence auxquels les 2600 adhérents ont répondu cette année.
L’OPAD est là pour réagir à cette évolution, par les quelques 120 activités qu’elle propose à travers le domaine du sport, du bien-être, des différentes offres culturelles, des voyages, des pratiques artistiques, ou la connaissance du numérique, etc.
Mais aussi dans les ateliers d’écriture car chacun est porteur d’une mémoire individuelle, familiale ou collective qu’il est bon de transcrire et de transmettre.»

La solidarité comme motivation et dynamique


«La première (valeur) qui est le socle de notre travail est la solidarité.
Quel meilleur exemple que les 150 bénévoles qui accompagnent chaque semaine notre  architecture complexe et permettent à chaque activité de l’association de fonctionner avec l’équipe que je tiens publiquement à remercier et dont je salue ici le professionnalisme.
La Solidarité aussi, auprès d’adhérents qui sont isolés chez eux, dans la souffrance ou les difficultés matérielles, avec qui nous restons en contact, allons les chercher pour le temps d’un jeu ou d’un spectacle au théâtre ou à l’Auditorium. Nous attachons une grande importance à la lutte contre l’isolement.»

Plusieurs partenariats

pour entretenir les échanges entre les générations


«C’est ainsi que, par le souci constant de garder le lien entre les générations, l’OPAD a engagé plusieurs programmes dont un avec 25 étudiants de BSB (Burgundy School of Business), qui redonnent, chaque week-end par leurs interventions sous forme de conférences ou d’animations, de l’humanité et de la spontanéité dans les relations.
Mais c’est aussi la Convention que nous venons de passer avec le Rectorat et qui officialise le travail des 25 conteurs de l’OPAD, qui se rendent dans les écoles de la ville et travaillent avec les professeurs des écoles sur la lecture et le conte auprès des enfants (plus de 250 enfants en ont profité en 2018). Cela permet de comprendre comment peut se créer ce lien intergénérationnel et montre que ce fameux "vivre ensemble" n’est pas qu’une idée abstraite.
Passation de savoirs encore : Nous aurons accueilli en 2018 plus de 50 jeunes étudiants stagiaires du CRPS, de STAPS, pour leurs certifications,  et étudiants en BTS qui auront ainsi également fait apprentissage de citoyenneté. Comme les élèves du lycée Antoine ou les étudiants de BTS Tourisme du lycée Saint-Bénigne qui vous ont accueillis avec leurs enseignants et que je remercie.»

Les perspectives pour cette nouvelle année


«Elles sont de trois ordres :
- Continuer à développer une offre d’activités attractive et renouvelée.
- Renforcer notre travail social qui permet au plus grand nombre de Dijonnais de nous rejoindre et de lutter contre l’isolement.
- Dernier point : l’ouverture internationale bien sûr ! S’ouvrir, échanger, profiter des partenariats de la Ville de Dijon à travers différents projets. Cette année, nous nous rendrons en principe au Portugal, en Italie et travaillerons avec deux lycées de Prague, etc…»