lundi 22 octobre 2018
A cette occasion, de septembre à décembre, de nombreux événements sont organisés sur le campus dijonnais. Ces quatre mois de festivités vont être marqués par la venue de personnalités telles que Lilian Thuram ou encore Hubert Reeves.
Questions à...
Dans une longue interview à Infos-Dijon, l’élu de Côte-d’Or, patron des Sénateurs «En Marche» au Sénat, et proche d’Emmanuel Macron, dit sa foi dans les réformes.
Il parle aussi des élections européennes, d'Arnaud Danjean, d'agriculture, et des municipales à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
> Dijon > Dijon

DIJON : Plus de 3000 personnes pour le meeting d'Emmanuel Macron

24/03/2017 08:32Imprimer l’article
Sans surprise, le «chouchou» des sondages a rempli le Zénith de Dijon. Le «spectacle» était sur la scène, mais aussi dans le carré «VIP»…Actualisé avec toutes les images de la soirée.
Non, François Rebsamen, le maire de Dijon, n'était pas au meeting d'Emmanuel Macron, occupé qu'il était à Arras, dans le Nord, pour les premiers journées nationales de l'association «France urbaine» dont il co-préside la commission sécurité. Mais, ce jeudi, devant plus de 3000 personnes, le candidat du mouvement En Marche ! a pu compter sur la présence, dans le carré VIP, de plusieurs personnalités qu'il connait bien.
Comme Jean-Louis Fousseret, maire PS de Besançon, Jean-Yves Collet, député-maire d'Avallon, André Billardon, ancien maire PS du Creusot, mais aussi ses adjoints, et non des moindres comme Georges Maglica, délégué (PS) aux Finances, Françoise Tenenbaum, François Deseille, adjoint et président du MoDem de Côte-d'Or, Danielle Juban, adjointe MoDem qui a ouvert le meeting, ou encore Didier Martin, adjoint (PRG), pour en citer une bonne partie et bien sûr, le fidèle parmi les fidèles, François Patriat, sénateur PS de Côte-d'Or, assis aux côtés de l'épouse du candidat, Brigitte Macron.
Auparavant, dans les coulisses, c'est même la première adjointe de François Rebsamen, Nathalie Koenders, qui était chargée de «l'accueil républicain» d'Emmanuel Macron à Dijon.

«Ce soir, j'ai décidé d'être heureux»


Après le mot d'introduction de Danielle Juban, qui a expliqué pourquoi elle avait rejoint En Marche !, c'est François Patriat, premier soutien historique d'Emmanuel Macron qui a ouvert le bal. «Ce soir j'ai décidé d'être heureux, c'est bon pour la santé», a-t-il lancé en préambule. Après avoir dénoncé «les invectives», il a joué la carte du «temps passé ici à dire du bien de lui et de la France».
Il a également salué les «48 maires de Côte-d'Or qui ont apporté leur parrainage», faisant de la Côte-d'Or, le «premier de France», au niveau du soutien au candidat.
Citant le Général de Gaulle, il a rappelé, «une élection  présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et un pays». Selon lui, Emmanuel Macron a «redonnée l'espoir dans un pays qui ne croyait plus dans son personnel politique».

Le combat entre «les patriotes que nous sommes et les nationalistes du Front National»


Puis, après avoir traversé la salle du Zénith, en serrant un maximum de mains tels une star de rock'n'roll, Emmanuel Marcon, dans son costume bleu, la coupe de cheveux millimétré comme son discours, s'est lancé dans un monologue d'environ 1h, quasiment sans lire ses notes, retrouvant ses réflexes de lycéen passionné de théâtre.
En rappelant d'emblée, «dans un mois, nous avons une date fondamentale». Allusion claire au 1er tour de la présidentielle qui approche à grand pas…
«Ce mois qui reste est un mois décisif, il ne faut jamais cesser de convaincre, le mois qui vient doit être notre mois, le printemps qui vient doit être notre printemps», provoquant de nombreux applaudissements.
Puis, il s'est concentré sur le duel qui pourrait se profiler au 1er tour, si l'on en croit (encore?) les sondages. Avec en ligne de mire Marine Le Pen, «le coeur de cette bataille c'est celle entre les progressistes et les conservateurs, les patriotes que nous sommes et les nationalistes du FN».
Il n'a pas manqué de commenter l'actualité du jour, avec le ralliement du ministre de la Défense de François Hollande, «on me dit, Jean-Yves Le Drian  veut te rejoindre, donc nous devrions être un mouvement de gauche. Puis on me dit, M. Perben veut vous rejoindre, vous devez être un homme de droite. Et bien moi, je dis c'est vous (en regardant le public, ndlr) qui avez ouvert la voie», évoquant une «refondation de la vie politique française».

«Supprimer les départements là où il y a des métropoles»


Le candidat a également parlé réduction du déficit et évoqué ses «60 milliards d'économies», en resserrant son gouvernement autour de «quinze ministres», mais en partant également à la chasse aux coûts sur le plan local. «Il faut supprimer les départements là où il y a des métropoles», propose-t-il. Voilà une phrase qui ne devrait ni échapper au président de la future métropole dijonnaise, François Rebsamen, ni au président du Conseil départemental, François Sauvadet, qui voyait déjà d'un très mauvais oeil le réforme territoriale, qui soutient François Fillon et qui risque de le soutenir bien plus encore en lisant cette phrase...
Le prochain gros meeting d'Emmanuel Macron doit se tenir à Marseille, le, ce n'est pas une blague…1er avril

Bruno Lédion
Photos : Nicolas Richoffer













Le fil de la soirée en images :