dimanche 23 septembre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
Questions à...
Durant deux jours, les start-ups françaises du secteur de l'alimentation et de la gastronomie sont réunies au Palais des Congrès de Dijon, dans le cadre de la deuxième édition du salon Food Use Tech, la référence FoodTech en France. Comment se portent-elles ? Pourquoi ce salon ? Pourquoi  à Dijon ? Le Dijonnais Xavier Boidevézi, secrétaire national de l'écosystème Foodtech, explique tout.
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DIJON : Speedy Graphito inaugure le M.U.R. avec «Digital Modern»

09/07/2018 09:12Imprimer l’article
Ce nouvel espace dédié au street art, qui recevra un nouvel artiste tous les trois ou quatre mois, a été inauguré ce dimanche soir. La première oeuvre est un hommage à des grands maîtres de la peinture et une métaphore de l'addiction à l'image et au téléphone.
Tout ce que Dijon compte d'amateurs de street art et d'art contemporain, mais pas seulement, était réuni ce dimanche soir rue d'Assas, à l'angle avec la rue Jean-Jacques Rousseau, pour l'inauguration du M.U.R. (Modulable, Urbain et Réactif). Confié par la ville de Dijon à l’association Zutique Productions ainsi qu’à un collectif d’artistes dijonnais composé de RNST, Bretzel Film, Yannick Gosset et Alix Beblik, ce support mural de 7 mètres par 4 accueillera désormais tous les trois ou quatre mois une oeuvre nouvelle.

«Un simple constat de l'époque»


Ainsi, c'est Speedy Graphito qui, le premier, a sorti ses bombes pour occuper l'espace. Après deux jours de travail, environ seize heures de peinture vendredi et samedi, est née une oeuvre éphémère, «Digital Modern». Elle représente un téléphone portable, dont les pixels de l'écran son représentées par des gellules.
«Cela fait écho à l'addiction à l'image et au téléphone car les artistes sont très liés à leur image sur Internet» explique Speedy Graphito. «C'est un simple constat de l'époque, sans parti pris». Sur l'écran géant, on trouve ainsi de nombreuses références aux grands maîtres de la peinture qui ont nourri la culture artistique de Speedy Graphito : l'oeil pop-art de Roy Lichtenstein, la banane d'Andy Warhol, le vase d'Henri Matisse, les compositions de rectangles colorés de Piet Mondrian, le bébé de Keith Haring, etc.

Jean Faucheur, qui a ouvert le premier M.U.R. en 2007 rue Oberkampf à Paris, était également présent ce dimanche, saluant et soutenant «un projet riche», et félicitant Speedy Graphito, «un vieux copain de trente ans».
Speedy Graphito a pris le micro aussi pour expliquer sa démarche, qui consiste à «parler du monde, de son évolution». «On balance en permanence entre réel et virtuel, mais c'est à nous, individuellement, de nous demander dans quel monde on a envie de vivre».

«Un beau projet pour l'art contemporain, pour le quartier et pour Dijon»


Nathalie Koenders, première adjointe de François Rebsamen, a salué l'initiative, issue d'«une belle rencontre» entre Christine Martin, adjointe déléguée à la Culture, et Ernst, artiste dijonnais. «C'est un beau projet pour l'art contemporain, mais aussi pour le quartier et pour Dijon».
Christine Martin est revenue sur la genèse du M.U.R. de Dijon, qui permet à la ville d'«entrer dans un grand collectif». «Ernst m'avait un peu bousculée en me disant qu'on en faisait pas assez pour l'art contemporain, qu'il nous fallait un M.U.R. à Dijon. C'est aussi à ça que servent les artistes».

Avec le Saint-Nicolas, le bar situé à coté, pour hôte de la soirée, l'inauguration a duré jusqu'à 22 heures, avec DJ, séances d'autographes et de photos, crêpes et boissons. Quant à l'artiste qui viendra recouvrir dans quelques mois l'oeuvre de Speedy Graphito, il n'est pas encore connu.
Seule certitude, «Digital Modern», comme un pied de nez à ce qu'elle illustre, finira par disparaître, et n'exister que sur Internet grâce à Infos-Dijon et à tous ceux qui l'auront immortalisée et publiée sur le web et les réseaux sociaux.
N.R.
Photos Nicolas Richoffer