vendredi 16 novembre 2018
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DIJON : Un projet participatif et un chantier éducatif pour refaire une beauté à la Maison-phare

24/09/2018 20:17Imprimer l’article
Le bâtiment datant d’une quarantaine d’années fait «peau neuve» grâce à un projet initié par la commission de quartier référente, et développé cette semaine dans une démarche participative à laquelle veille la structure d’éducation populaire qu’est la Maison-phare.
Plus que le projet de réalisation d’une fresque initié par la commission de quartier Fontaine d’Ouche - Faubourg Raines - Larrey - Motte Giron,  on a voulu faire mieux à la Fontaine d’Ouche, voir plus grand dans l’opération de rafraîchissement souhaitée. Le projet de fresque artistique à l’entrée du bâtiment a alors été revu.

Quatre jeunes en chantier éducatif


C’est ainsi que depuis la semaine dernière, un sacré «coup de neuf» sur tout l’extérieur de l’extension de la Maison-phare (allée du Roussillon) a été entrepris. Quatre jeunes, embauchés sur une durée de deux semaines dans le cadre du chantier, se sont appliqués la semaine dernière à dégager, nettoyer et même poncer les surfaces destinées à être repeintes.
«J’ai accepté car c’est du travail et ça permet de se faire quand même un salaire, car personnellement je suis demandeur d’emploi. J’avais déjà fait du nettoyage et de la peinture sur une autre chantier avec la Maison-phare l’année dernière. J’étais assez rodé et ça se passe bien pour moi», assure Mehdi, 22 ans, souhaitant plutôt s’orienter sur un poste dans le domaine sportif mais à qui les tâches confiées sur ces deux semaines conviennent.
Pour Nordine, animateur social à la Maison-phare et en l’occurrence responsable sur ce chantier des quatre jeunes embauchés, l’intérêt est de les accompagner en quelque sorte vers la réinsertion professionnelle, de leur montrer ce qu’exige le métier mais aussi de leur faire comprendre qu’ils sont capables d’assurer de telles missions.

«Je serai là jusqu’à la fin de la semaine»


Si le chantier est éducatif, la démarche se veut sur d'autres points participative suivant les volontés du projet initial. C’est bien pourquoi toutes les personnes intéressées pour venir participer, donner des coups de rouleaux et de pinceaux sur les façades sont les bienvenues, qu’elles soient douées en peinture ou non.
Jeune maman de deux petites filles dont l’école se trouve en contrebas de l’extension de la Maison-phare, à quelques dizaines de mètres du bâtiment, Céline y est entrée pour la première fois la semaine dernière en accompagnant une autre maman. Ayant été agréablement surprise par la convivialité du lieu, elle va y passer une bonne partie de son temps cette semaine.
«J’ai peint toute la matinée et je serai là jusqu’à la fin de semaine», confirme-t-elle, se sentant à l’aise «dans une ambiance sympa qui donne envie de rester». Avec ses filles, elle compte dorénavant y venir «très régulièrement».
«Ce chantier est aussi un prétexte pour nous : faire en sorte que tout le monde se rencontre, faire de ce chantier un lieu de vie et faire encore davantage connaître ce lieu», explique quant à elle Hélène Planckaert, en charge notamment des actions culturelles ayant concocté des coins de détente aux abords de la terrasse du café... Tout un espace où sont annoncés des rendez-vous festifs (le programme est à retrouver ci-dessous), sur le chantier participatif donc.

Du boulot mais aussi des festivités


L’ouverture de celui-ci ce lundi matin a vu une vingtaine de personnes partager le repas de midi. C’est gratuit pour celles et ceux qui participent à la rénovation, mais aussi accessible, à des tarifs plus que raisonnables, pour les personnes désirant juste se joindre la bonne ambiance, car elle est recherchée aussi dans ce projet.
«C’est organisé au mieux afin que chacun puisse trouver son rôle pendant toute la semaine, que chacun vienne donner le temps qu’il veut donner. On fournit le matériel et les équipements de protection», insiste le directeur de la Maison-phare Mathieu Depoil, en confirmant que les festivités seront de la partie.

Des formes géométriques, de la couleur… et une nouvelle signalétique


Quant au rendu de la rénovation, dont on peut déjà avoir un bel aperçu en observant la façade entourant le café, Yannick Gosset, à qui la structure a confié la dimension artistique de la réalisation, nous fait part de son approche : «Plutôt qu’une fresque, ça me semblait plus judicieux de peindre l’intégralité du bâtiment, quitte à faire des choses moins denses mais plus étalées. Il fallait réfléchir à un habillage graphique. J’ai essayé de reprendre la charte graphique de la Maison-phare, très géométrique avec de la couleur. L’idée est d’en mettre ici sans faire un effet patchwork, de mettre du gris sur les soubassements afin d’allonger le bâtiment, de l’affiner on va dire. Les formes géométriques, qui se superposeront ensuite avec des effets d’ombrages, permettent de faire de grandes zones d’aplats pour ensuite intégrer la signalétique (à l’aide de la technique du pochoir)».
Yannick Gosset avait déjà travaillé avec la Maison-phare, notamment sur le réaménagement de l’accueil au centre social. Une structure à laquelle il loue une dynamique affirmée : «La volonté de faire des choses qui sortent de l’ordinaire et d’y intégrer les gens».

Une Maison toujours ouverte

aux bonnes volontés et aux nouvelles rencontres


Un aspect participatif, auquel a aussi tenu la commission qui soutient le projet à hauteur de 10 000 euros (sur un total de 20 000 euros), est manifesté pleinement sur place.
Yannick Gosset et Théo Volatier donnent les consignes et définissent les rôles pour une réalisation collective la plus aboutie possible, avec l’objectif de trinquer à ce nouvel habillage samedi soir.
A la Maison-phare, on s’attend déjà à une journée de mercredi forte en partages puisque 47 personnes sont inscrites pour venir contribuer à l’opération, et la structure d’éducation populaire se dit évidemment encore ouverte aux bonnes volontés et aux nouvelles rencontres. D’autant plus que c’est aussi cette semaine, vendredi, qu’elle lance sa saison 2018-2019.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier