jeudi 17 octobre 2019
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DIJON : Un rassemblement devant la préfecture, «pour la reconnaissance des métiers du social, du médico-social et du sanitaire»

08/10/2019 19:38Imprimer l’article
La CFDT Santé Sociaux de la Côte-d’Or a suivi le mouvement national ce mardi 8 octobre. En début d’après-midi, indignations et inquiétudes ont été réaffirmées dans la préfecture.
C’est en effet ce mardi 8 octobre que la CFDT Santé Sociaux appelait au rassemblement, pour le secteur sanitaire, social et médico-social, dans le public et dans le privé.
La fédération entendait profiter de l’examen du projet de loi de finance de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2020 et de la détermination de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) pour entraîner «un mouvement de résistance» et réunir les salarié(e)s.
À Dijon, devant la préfecture, rue du même nom, on regrettait une mobilisation qui aurait pu être plus importante - environ 70 personnes -. Cela n’a pas empêché de manifester et de faire part d’un sentiment d’«indifférence générale des politiques» à l'égard des personnels engagés dans des métiers essentiels.



Secrétaire du syndicat CFDT Santé Sociaux de la Côte-d’Or, Christine Pelletier, également sage-femme au CHU Dijon Bourgogne, nous a fait part de cette indignation : «La loi annonce une hausse qui ne va couvrir que la moitié des besoins. Encore 800 millions d’euros d’économies sur l’hôpital public alors que la situation n’est plus tenable déjà maintenant, sans oublier les métiers auprès des personnes âgées, que ce soit dans les EHPAD ou à domicile. Malgré les rapports pointant des manques évidents, on n’a rien obtenu. La situation est toujours aussi difficile. Pour la protection de l’enfance et la prise en charge des personnes handicapées, c’est la même chose. Alors que les besoins de la population augmentent, les moyens ne sont pas augmentés à la hauteur. Les conditions de travail et les salaires sont dégradés. Notre slogan, c’est : Je fais mon job, respectez-moi ! Tu comptes sur moi ? Tu ne me calcules pas».

En début d’après-midi, une délégation composée de représentants CFDT du CHU, des EHPAD, ainsi que des métiers du maintien à domicile, de la protection de l’enfance et des centres d’hébergement a été reçue par le cabinet du préfet en présence de l’Agence régionale de santé.
L’occasion d’exprimer et de faire remonter des inquiétudes quant aux perspectives évoquées. «Course à l’activité au CHU» sans hausse des effectifs significative selon la CFDT, faibles salaires des aides à domicile, dégradations des conditions de travail et répercussions négatives sur le bien-être des patients, attente dans les prises en charge… La liste développée par Christine Pelletier est dense.

Sur la façade de la préfecture, ce sont notamment des panneaux photos qui avaient été posés en insistant sur le slogan évoqué. Des photos faisant écho à celles mises ce même jour sur le ministère de la santé.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier