mardi 23 octobre 2018
A cette occasion, de septembre à décembre, de nombreux événements sont organisés sur le campus dijonnais. Ces quatre mois de festivités vont être marqués par la venue de personnalités telles que Lilian Thuram ou encore Hubert Reeves.
Questions à...
Dans une longue interview à Infos-Dijon, l’élu de Côte-d’Or, patron des Sénateurs «En Marche» au Sénat, et proche d’Emmanuel Macron, dit sa foi dans les réformes.
Il parle aussi des élections européennes, d'Arnaud Danjean, d'agriculture, et des municipales à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
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DIJON : Une inauguration décoiffante pour la Halle 38

14/01/2017 19:59Imprimer l’article
L'ancien bâtiment de l'armée, situé dans le quartier Heudelet, juste derrière le Grand Dijon, a été inauguré ce samedi.Ce site aujourd'hui dédié à la création artistique accueille désormais la compagnie des 26 000 couverts, connue nationalement, mais aussi dix artistes contemporains. L'inauguration restera dans les esprits…
Quand l'armée laisse place à la culture. Ce samedi, la symbolique n'a pas manqué pour l'inauguration la «halle 38». Ancien bâtiment appartenant à la Défense et autrefois occupé par des militaires, le bâtiment aujourd'hui entièrement rénové et situé dans le quartier Heudelet, juste derrière le Grand Dijon a été inauguré ce samedi.
La ville de Dijon et le Grand Dijon ont acquis cette parcelle en juillet 2015, pour plus d'un million d'euros, afin de dédier une surface de 1510 m2 pour accueillir notamment les bureaux, ateliers et espaces de répétition de la troupe des «26 000 couverts», une des compagnies françaises de théâtre de rue connue au plan nationale et lancée à Dijon, mais aussi 7 nouveaux ateliers d’artistes plasticiens ainsi qu’un lieu de recherche pour l’école nationale supérieure des arts (ENSA).
Dix artistes aux techniques et esthétiques très différentes (peinture, sculpture, abstrait, figuratif...) ont été sélectionnés par la ville de Dijon et le Pôle d'Action et de Recherche en Art Contemporain (PARAC) : Hugo Capron, Hugo Pernet, Margaux Chapyts, Julien Chateau et Ramya Chuon (collectif du Petit Laboratoire des Formes Potentielles), Diane Aaudema, Diane Blondeau, Nicolas Rouah, Heqing Xue (Atsing) et Cécile Maulini.
L'ensemble du bâtiment a été remis aux normes pour un montant total de 1 707 920,57 euros HT (Acquisition : 1 007 333 euros HT et travaux : 700 587,57 HT), le projet a bénéficié du soutien du Grand Dijon (Fonds de concours de 183 000 eruos) et d’un prêt à taux zéro (730 000 euros) consenti par la Caisse des Dépôts et Consignations.

«Qu'est ce que ça doit être triste, une ville sans artiste !»


«Il n'y a pas pas beaucoup de municipalités qui créent autant de lieux de créations» a déclaré François Rebsamen à l'issue de la visite du bâtiment et de la rencontre avec les artistes. Le maire de Dijon est revenu sur la politique dijonnaise en direction de la culture, «Pourquoi les musées sont gratuits à Dijon? Parce que nous l'avons voulu», tout en rappelant que le budget consacré à la culture par la ville de Dijon représentée 25%.
Chargé de sa mémoire de Dijonnais de souche, François Rebsamen a eu une pensée pour son arrière grand-père militaire  qui exerçait au 27e régiment de l'infanterie basé sur les lieux.
Avant qu'il ne décide de conclure, «Qu'est ce que ça doit être triste, une ville sans artiste !».

Une longue histoire pour les 26 000 couverts


La troupe des 26 000 couverts avait plus que joué le le jeu, tous habillés en militaires, sur un ton ouvertement décalé. Philippe Nicolle, figure de la troupe était aux cotés du maire avant de prendre la parole pour lui aussi prononcé un dissous…écourté par les facéties de sa troupe. Il a rappelé que sa troupe était née en 1994 à Dijon. A l'époque de Robert Poujade lors d'un festival appelé à l'époque les Festivades. Aujourd'hui la compagnie rayonne sur la France. Puis Philippe Nicolle a été interrompu…par un homme cagoulé surgissant de la foule qui lui a «volé» la fin de son discours. Un membre de la troupe bien sûr. Une bonne occasion de lancer le verre de l'amitié qu'il avait décidé de rebaptiser «verre de l'amour».

Bruno Lédion