mardi 12 décembre 2017
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DIJON : Une manifestation festive pour les sans-papiers du lycée Le Castel

19/05/2017 04:38Imprimer l’article
Environ 300 personnes, élèves, parents et profs du lycée Le Castel, ont défilé dans les rues de Dijon jeudi après-midi. Ils poursuivent la lutte contre les menaces d'expulsion d'élèves étrangers, alors même que c'est à cet établissement que le rectorat en confie l'enseignement.
«Nous sommes 400» annonçaient fièrement les organisateurs au micro, devant la Préfecture. La police, de son coté, comptait 200 manifestants. La vérité objective était entre les deux mais peu importe : il y avait du monde, et ils ont fait du bruit pour essayer de faire bouger les choses.
«Le mardi 9 Mai une délégation avait été reçue à la préfecture concernant les dossiers de demande de titre de séjour de deux de nos élèves. Pour l’un d’eux la préfecture s’est engagée à réexaminer le dossier. Nous attendons donc ce réexamen» rappelle Victor Diaferia, professeur engagé dans le mouvement du lycée Le Castel depuis le début. «Par contre, pour le dossier d’A. et sa famille, la préfecture a proposé l’examen de l’octroi d’un titre de séjour étudiant pour A. avec comme préalable le départ du reste de la famille en Albanie. Cette proposition, qui a été soumise à la famille, nous scandalise».
Le collectif du lycée d’accueil international du Castel appelait donc à rejoindre le mouvement initié par les élèves, qui ont souhaité réagir par une journée festive avec un repas solidaire devant le Castel puis le départ d’une manifestation dans les rues de Dijon avec une escale bruyante devant la préfecture. Bruyante mais souriante, colorée et bon enfant, pour qu'aucun incident ne vienne nuire à l'objectif : des papiers pour les sept jeunes lycéens concernés.

Lire notre reportage du 9 mai détaillant l'affaire en cliquant ici


Les artistes du Castel ont préparé ce jeudi une banderole pour la défense des droits de l’Homme et du citoyen, et les slogans étaient nombreux qui reprenaient à leur compte les valeurs républicaines enseignées à l'école depuis le plus jeune âge. Présent dans les rangs des manifestants, Boris Obama, candidat de la France Insoumise aux élections législatives pour la 3e circonscription, élargissait même le champ de réflexion : «je suis venu car 3600 migrants sont morts en 2016, notamment en méditerranée. Il est important que la France prenne ses responsabilités. Notre devise, Liberté, Egalité, Fraternité, se manifeste chez ces jeunes, il devrait en être de même au plus haut niveau de l'Etat».
Ce jeudi, aucun rendez-vous en Préfecture n'était au programme. Les appels à poursuivre le mouvement étaient donc récurrents au micro.
Nicolas Richoffer
(Photos N.R.)

Le tract des lycéens :


La mobilisation contre les expulsions de jeunes lycéens et leur famille ne doit pas s'arrêter aux deux rassemblements et à la manifestation du mardi 9 mai, où, comme vous le savez un professeur a été honteusement frappé à coup de matraque par un policier alors qu'il tentait de défendre un camarade qui se faisait interpeller violemment -il s'est fait prendre au cou par la police et semblait avoir du mal à respirer-.

Par cet acte, la préfecture montre sa peur. Sa peur de voir des jeunes, des profs, des syndicats se mobiliser pour demander la régularisation de lycéens migrants et leur famille.

Alors il est de notre devoir de solidarité, d'entraide, de fraternité de se rassembler, discuter, se rencontrer. Pour montrer notre détermination dans cette lutte pour l’égalité et l'humanité. Aujourd’hui, les institutions nous imposent un décalage insupportable. Entre le fait d’expulser nos semblables. Et ce que nous rabâche l’école et ses valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité que nous pouvons résumer en un article de loi, que nous lisons tous les jours dans nos salles de classes. L'article premier de la constitution de 1789 :

Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

Alors retrouvons nous, encore plus nombreux jeudi 18 mai devant le Castel pour un repas à prix libre à partir de 12H
et une manifestation à 14H.