jeudi 19 septembre 2019
Le mosaïste a ajouté Dijon à la longue liste des villes du monde qui hébergent ses oeuvres. Il en a fixé six sur des façades du centre-ville.
Découvrez notre carte Google pour retrouver les six oeuvres.
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DIJON : Une nouvelle voie, le Mail Capitaine Guynemer

12/09/2019 06:17Imprimer l’article
En hommage au héros de l'aviation militaire mort au combat le 11 septembre 1917, le nom du capitaine Georges Guynemer a été donné à une nouvelle voie de l'écocité Jardin des maraîchers. La plaque a été dévoilée ce mercredi en présence de militaires de la base aérienne de Luxeuil-Saint-Sauveur.
Dernière étape d'une journée intense en commémorations, le dévoilement de la plaque du «Mail Capitaine Guynemer» à Dijon. En effet, si le 11 septembre correspond au 11 septembre 1944, jour de la Libération de Dijon de l'occupation par l'Allemagne nazie (retrouver notre reportage), il correspond aussi au 11 septembre 1917, jour où le capitaine Georges Guynemer périt dans son avion, en mission au-dessus de Poelkapelle (Belgique) durant la Première Guerre Mondiale.

Jusqu’à sa mort, celui qui participa le 13 mai 1916, près de Dijon, sur l’aérodrome d’Ouges-Longvic (future Base Aérienne 102 Dijon-Longvic «Capitaine Georges Guynemer») à une importante prise d’armes, multipliera  les combats, les victoires, les coups d’audace et les médailles : 53 victoires de 1915 à 1917. Son double engagement avec son pays et avec l’aviation fait de lui un héros dont la mémoire est perpétuée par une inscription au Panthéon. Il fait partie des «as de guerre».

Dijon métropole a décidé de donner son nom à une voie de l’écocité Jardin des Maraîchers en construction : le «Mail  Capitaine  Guynemer – 1894-1917 – Héros de l’aviation». Le dévoilement de la plaque en bord de cet aménagement paysager de 500 mètres de long a donc eu lieu ce 11 septembre 2019 en fin d'après-midi en présence de militaires de la Base Aérienne 116 de Luxeuil-Saint-Sauveur (Haute-Saône), d'anciens combattants et de porte-drapeaux.

Georges Guynemer, un des As de la Première Guerre Mondiale


Avant les discours officiels, les personnalités ont parcouru les panneaux de l'exposition conçue par l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre sur les «As de la Première Guerre Mondiale» et présentée par Brigitte Tardivon (directrice de l'ONACVG). François Rebsamen (président de Dijon métropole) a rendu hommage à l'aviateur mort au combat avant de remettre le sceau «Jean Sans Peur» de la Ville de Dijon au colonel Stéphane Spet (commandant de la BA 116).

Étaient notamment présents Frédéric Sampson (directeur de cabinet du préfet de Bourgogne-Franche-Comté) et Élisabeth Revel (adjointe au maire de Dijon déléguée aux anciens combattants) ainsi que le lieutenant-colonel Eric Spillmann (commandant du Centre National de Formation à la Sécurité Publique), le lieutenant-colonel Samuel Morice (commandant du 511ème Régiment du Train) ou encore le lieutenant-colonel Étienne Royal (délégué militaire départemental adjoint de Côte-d’Or et commandant d’armes de la place de Dijon).

L'attention de l'assistance fut un temps distraite par une vingtaine de militants pro-migrants qui, à l'extérieur du périmètre de la cérémonie, se faisaient entendre en mode batucada et demandaient à la majorité municipale d'aider les migrants expulsés du squat de l'ex-CPAM à Chenôve (lire notre article). Ce alors que la Ville de Dijon a mis à disposition un terrain communal (lire notre article). À la suite du jet d'un pétard par-dessus la clôture, les policiers sont intervenus et le groupe s'est dispersé.

La cérémonie s'est terminée par le passage de deux Mirage 2000-5 de l'escadron de chasse 1/2 Cigognes dont Dijon est ville marraine. Durant quelques secondes, les pilotes ont survolé la voie qui porte maintenant le nom de l'un des premiers as de l'aviation militaire.

Jean-Christophe Tardivon