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DIJON : Une soirée festive et éco-citoyenne pour la renaissance de l'îlot Sainte-Anne

13/04/2018 03:47Imprimer l’article
Ce jeudi soir, le nouvel espace incluant les musées d’Art sacré et de la Vie bourguignonne et le nouveau jardin des Apothicaire, désormais ouverts sur l'espace public, ont été inaugurés. Aux Dijonnais désormais de se réapproprier ce lieu jusqu'ici trop caché, donc méconnu. Une placette de compostage y a été installée.
On y accède par le 17 rue Sainte-Anne ou par la rue de Tivoli, et surtout, il n'est plus caché par un grand mur, qui a laissé place à une grille ouvrant la vue et l'espace. Ce jeudi soir, le nouvel îlot Sainte-Anne a été inauguré par Nathalie Koenders, première adjointe de François Rebsamen, et Patrice Chateau, adjoint au maire délégué à l’environnement, en présence de nombreux élus du conseil municipal et de nombreux habitants. Après la découverte du jardin des Apothicaires ainsi que de la placette de compostage, réalisés dans le cadre des projets liés aux budgets participatifs, un pot a été offert aux participants avant que le cloître des Bernardines ne soit mis en lumière.

«Susciter l’envie aux Dijonnais et au touristes de découvrir et de se réapproprier ces lieux»


La ville de Dijon a souhaité ouvrir ce site, composé notamment des musées d’Art sacré et de la Vie bourguignonne, pour dégager des perspectives visuelles sur les bâtiments et les cours depuis l’espace public et susciter l’envie aux Dijonnais et au touristes de découvrir et de se réapproprier ces lieux. La démolition des anciens bâtiments de la ville situés à l’angle des rues Tivoli et du Chaignot ainsi que l’abaissement et la rénovation du mur de clôture avaient été engagés en octobre dernier. À l’instar de l’aménagement effectué rue des Godrans, une grille élégante remplace aujourd’hui le mur aveugle, offrant une nouvelle perspective sur l’espace vert de l’îlot Sainte-Anne.
Cette réalisation, d’un coût total de 321.859 euros, a pour but de participer à la mise en valeur du centre historique de Dijon, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco dans le cadre des Climats du vignoble de Bourgogne.

Valorisation du patrimoine et redynamisation du quartier historique


«Dans les circonstances que vous connaissez, vous me permettrez ce soir d'avoir une pensée pour François Rebsamen.» C'est par ces mots que Nathalie Koenders a commencé sa prise de parole, entourée de nombreux élus, peu après 20 heures.  «La municipalité a à cœur, à travers la valorisation de son patrimoine, de redynamiser le quartier historique Sainte-Anne en favorisant la création de nouveaux espaces de proximité en accord avec l'environnement».

Derrière les édifices religieux, de vastes espaces


«Tout curieux qui balaie du regard le panorama de la ville repère l’immense dôme vert qui dépasse des toits colorés de la cité : le monastère des Bernardines, connu sous le nom d’Hospice Sainte-Anne» rappelait la première-adjointe au pied du cloître. Avec l'église, la maisons des sœurs tourières et du chapelain et les dépendances, il a été construit entre 1679 et 1767, pour les besoins d’une vie communautaire de quarante religieuses. La ville de Dijon achète l’église, classée monument historique, en 1950, ainsi que les autres bâtiments, dont le cloître, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, et qui entrent dans le patrimoine municipal en 1978. Derrière ces édifices religieux, de vastes espaces soigneusement organisés au sein d'enclos, regroupaient des jardins différenciés (jardin de cloître, jardins médicinaux, jardins potagers...) et assuraient une certaine autarcie aux communautés.

Rabaissement du  mur d 'enceinte donnant rue Saint-Anne


«Le principe de valorisation de l'îlot Tivoli-Sainte-Anne a été acté lors du bureau municipal d'octobre 2016». La première étape a débuté en octobre 2017 par  la démolition  du  bâtiment  occupé par  la Sedap  rue du Chaignot et rue de Tivoli. Au  cours du mois d'octobre 2017,  il a été procédé également au rabaissement du  mur d 'enceinte donnant rue Saint-Anne et partiellement à celui donnant rue du Chaignot. Ce sont un peu plus de 100 m de grilles en fer et tablettes de couronnement qui ont été fabriquées. Les piliers du portail rue du Chaignot ont été entièrement refaits à neuf en pierre de Corton. Les portails existants monumentaux des rues de Tivoli et rue du Chaignot ont été repeints. Un portillon piétons a été installé rue Saint-Anne.

«Ces travaux viennent renforcer l'embellissement d'un quartier  situé en secteur sauvegardé, inscrit  au patrimoine mondial de l'Unesco, non loin de la future Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin» conclut Nathalie Koenders. «Notre centre ville est une chance exceptionnelle pour Dijon, cité historique tournée vers l'avenir». La première adjointe a ensuite lancé la mise en route de l'éclairage événementiel de toute la façade.

Un jardin éphémère


Les habitants du quartier Centre-ville ont souhaité récréer un jardin dans ce lieu magnifique, niché en cœur de ville et dénommé jardin des Apothicaires. Afin de respecter le site qui comme les bâtiments, fait partie d’un patrimoine qu’il importe de révéler tout en conservant son identité historique, ces habitants ont opté pour un jardin éphémère, un jardin des Simples, dans lequel plantes aromatiques, fleurs, tomates cerise, fraises… poussent dans onze bacs déplaçables dont un pour les personnes à mobilité réduite. Il ne s’agit donc pas d’un jardin partagé, fermé, où les plantations de légumes sont en pleine terre, mais cette réalisation permet pareillement la convivialité et l’échange.

L’école Joséphine Baker et l'association Engrainage impliquées


Ils ont souhaité y associer l’école Joséphine Baker afin que les enfants participent à des ateliers jardinage dans des créneaux fixés par les institutrices et qu’une placette de compostage soit installée à proximité du jardin. Les membres de la commission de quartier centre-ville ont retenu le projet au titre des budgets participatifs pour l’année 2016 et la somme de 30 000 euros lui a été affectée. Ils se sont rapprochés de l’association Engrainage, association en charge de la placette de compostage installée depuis le 1er avril 2017 dans le square Gaston Roupnel, qui a proposé d’ajouter la gestion de ce jardin à ses missions. Ainsi, ce projet, soutenu par une structure porteuse, a pu commencer son activité et ensemble ils ont convenu d’attribuer 5 bacs à l’école Joséphine Baker. Une borne fontaine avec bouton poussoir ainsi qu’une table de pique-nique complètent l’équipement du site.

Cette action s’intègre dans le projet territoire «Zéro déchet, Zéro gaspillage» de Dijon métropole qui vise à réduire la production de déchets de 10 % entre 2010 et 2020. Le déploiement des sites de compostage partagé permet de détourner les bio déchets des ordures ménagères afin de les valoriser en compost (rempoter les pots de fleurs, enrichir les jardins, etc).
N.R.