jeudi 18 janvier 2018
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DIJON : Une soixantaine de policiers rassemblés contre les violences contre les forces de l'ordre

09/01/2018 13:25Imprimer l’article
L'agression de Champigny-sur-Marne a provoqué un fort émoi dans le monde policier. Ce mardi à Dijon comme devant de nombreux commissariats de France, des policiers se sont rassemblés après l'appel du syndicat Unité SGP Police pour dire «il est temps que ça cesse».
Le rassemblement national de policiers lancé par le syndicat Unité SGP Police a été bien suivi à Dijon malgré la pluie tenace, ce mardi midi devant le commissariat, place Suquet. Une soixantaine de fonctionnaires ont répondu à l'appel, pour certains au delà de l'étiquette syndicale, pour dire stop aux violences que subissent les policiers, mais aussi les forces de l'ordre et de secours en général, gendarmes, pompiers, etc.
«Ces dernières semaines la Police Nationale a encore payé un lourd tribut dans son engagement pour la défense de nos concitoyens et de la République : Champigny-sur-Marne, Aulnay-sous-Bois, Argenteuil, et plus proche de nous,  Saint-Dié-des-Vosges ou encore Strasbourg, ont été le théâtre de véritables scènes de guet-apens et d’agressions sauvages de nos collègues : cela est intolérable et ne peut plus durer» rappelait Christophe Fernandez, délégué régional d'Unité SGP Police, lors de sa rapide allocution.
«Il faut aujourd’hui que le Gouvernement et le Garde des Sceaux prennent toute l’ampleur de ces agressions sauvages et de cette violence à l’encontre des policiers. Nous sommes ici pour exprimer notre ras le bol, notre colère, notre volonté de faire bouger les choses car cela ne peut plus durer».

10.000 policiers agressés par an


Ce que réclament les policiers ? «Protection et reconnaissance». Christophe Fernandez rappelle que 10.000 policiers sont agressés chaque année en France : «c’est 10% des effectifs nationaux».
Pour lui comme pour tous ceux qui se sont rassemblés ce mardi, «il est absolument nécessaire qu’une prise de conscience générale intervienne au plus vite et que la justice de notre pays fasse preuve de la plus grande fermeté envers les agresseurs de policiers et représentants de l’Etat».

«S’attaquer à un policier, c’est s’attaquer à la République !»


«Stop à l’impunité !» a lancé Christophe Fernandez en forme de slogan. «Les peines doivent être sévères, fermes, exemplaires et de ce fait dissuasives. Il est inutile d’en rajouter et de compléter un arsenal qui existe mais qui n’est pas appliqué. S’attaquer à un policier, c’est s’attaquer à la République ! Revenons aux fondamentaux, c'est-à-dire l’application stricte de la loi».

«Des pressions de la Direction Centrale de la Sécurité Publique»


Comme un vœu, le délégué syndical réclame que «ces peines doivent être appliquées sans aucune tolérance, sans délai et dès la première infraction. Il est plus que temps que les Elus de la Nation, mais aussi l’ensemble de nos concitoyens, prennent conscience que les policiers en ont marre et ne pourront continuer à exercer sereinement leur métier dans de telles conditions».
La présence à ce rassemblement de Bruno de Bartolo, commissaire principal et directeur adjoint de la sécurité publique à Dijon, n'a pas échappé à Christophe Fernandez qui le remercie pour ce geste de solidarité, et y voit un signe du ras-le-bol général qui se répand dans les commissariats. Pour autant, le délégué régional Unité SGP Police regrette «des pressions de la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP) qui a tenté de dissuadé les rassemblements partout en France».
Nicolas Richoffer