lundi 09 décembre 2019
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FOIRE DE DIJON : Les voitures électriques et hybrides à l'honneur

01/11/2019 13:56Imprimer l’article
Durant trois jours, jusqu'à ce dimanche soir, la «mobilité verte» s'expose sous le chapiteau de la Foire. Plusieurs concessionnaires locaux viennent présenter leurs derniers modèles de véhicules à motorisation électrique ou hybride, pour les particuliers ou les professionnels.
Découverte, prise en mains, essais sur rendez-vous... les visiteurs de la Foire internationale et gastronomique peuvent, durant trois jours, s'informer sur les véhicules à motorisation électrique ou hybride, jusqu'au dimanche 3 novembre 2019. Cette exposition se déroule à l'initiative du Conseil national des professions de l'automobile.

Bien en vue à l'entrée de cette exposition, Renault se revendique précurseur sur le secteur des véhicules dont la motorisation permet d'atteindre le «zéro émission» de gaz à effet de serre en conduite (aussi appelé «ZE»). La première Zoé est sortie de l'usine de Flins, dans les Yvelines, en 2012. «Nous avons déjà vendu un nombre important de Zoé» explique Frédéric Guichard, responsable commercial de Renault à Dijon. Pour lui, cette exposition représente «l'opportunité de montrer et de faire valoir ce qu'est le ZE pour un grand nombre de clients dont ceux qui ne connaissent pas».



«De plus en plus de gens viennent se renseigner sur l'électrique»


Frédéric Guichard tient à rassurer ceux qui craignent la panne d'énergie : «Zoé, c'est près de 400 km d'autonomie avec des moteurs qui sont déjà validés». Selon lui, les déplacements courants en voiture individuelle sont inférieurs à 90 kilomètres dans une journée, même pour aller faire une balade à la campagne.

Le représentant de Renault sur cette exposition constate un intérêt des consommateurs pour ces motorisations : «l'environnement est quand même un sujet d'actualité et, aujourd'hui, de plus en plus de gens viennent se renseigner sur l'électrique». Des demandes d'information qui se concrétisent en ventes : «ça fait sept ans que Renault est sur le marché de l'électrique, on a un acquis, on vend régulièrement des véhicules électriques».

Le constructeur français va aussi développer des motorisations hybrides pour 2020 sur ses modèles Clio et Captur. Du côté de la concurrence, en face de la Renault Zoé, les consommateurs peuvent retrouver la toute nouvelle Peugeot e-208.

De nouveaux modèles pour la réglementation 2020


La plupart des concessionnaires présents à cette exposition «Mobilité verte» sont membres de l'association Bourgogne-Franche-Comté Mobilité électrique, créée en 2009, dont Thierry Brossier est vice-président. L'association est aussi soutenue par de nombreux acteurs institutionnels : Dijon métropole, la Région, le conseil départemental de la Côte-d'Or, des syndicats d'énergie comme le Siceco, la Banque des Territoires, Orvitis...

Ce soutien s'explique parce que ces acteurs «s'intéressent à la mobilité tout court» et qu'il s'agit de «s'inscrire dans le cadre de la transition énergétique» selon Thierry Brossier. Le secteur des transport représentant 30% des émissions de gaz à effet de serre en France, «la mobilité électrique fait partie de la réponse pour résoudre ce problème-là».

BFC Mobilité électrique ne vend pas de véhicule mais apporte de l'information «sur l'écosystème de la mobilité électrique qui est mal connu». Concernant l'enjeu de la charge, Thierry Brossier indique que les syndicats d'énergie ont installé des bornes dans différents endroits du territoire, la filiale d'EDF Izivia a positionné une vingtaine de bornes sur des aires d'autoroute de la région et des initiatives privées proposent des recharges gratuites (à Dijon, cela concerne par exemple la Toison d'Or, Ikea ou Lidl).

L'administrateur de BFC Mobilité électrique invite à appréhender différemment ce mode de déplacement par rapport à l'organisation d'effectuer un plein du réservoir au cours des trajets à laquelle les motorisations thermiques à carburant d'origine fossile ont habitué les conducteurs. «Il faut savoir qu'une voiture, 95% du temps est à l'arrêt. Une voiture électrique va surtout se recharger soit au domicile, notamment la nuit, soit sur le lieu travail. On a donc surtout besoin de bornes de charge à l'endroit où le véhicule va être le plus souvent stationné. On a besoin de bornes de charge sur le domaine public pour l'itinérance, c'est à dire pour faire les grands trajets». Là, des charges rapides permettent de regagner 80% de l'autonomie en 30 minutes.

En 2020, Thierry Brossier s'attend à «une rupture complète» du fait d'«une offre très large de la part des constructeurs qui vont électrifier dans les cinq ans qui viennent toutes leurs gammes de voitures». Cela découle de décisions de l'Union européenne qui imposent aux constructeurs, en moyenne sur l'ensemble de leurs véhicules neufs, de passer de 118 grammes de CO2 émis par kilomètre à 95 g de CO2 par km. Les sanctions pourraient atteindre un milliard d'euros par constructeur en cas de non respect de cette obligation.

Jean-Christophe Tardivon


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