jeudi 21 mars 2019
Avec notre vidéo de la manifestation.
Youth for climate Dijon a réussi à mobiliser environ 2000 lycéens et étudiants dijonnais à l'occasion de la grève et marche pour le climat ce 15 mars, suite à l'appel de Greta Thunberg.
Questions à...
Après l’affaire Christophe Dettinger, sur laquelle il revient largement pour Infos-Dijon, l’avocat dijonnais Jean-Philippe Morel représentera aussi l’association «Gendarmes et Citoyens» dans l’affaire de la caserne de Dijon et plaidera pour des policiers victimes en décembre dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Interview.
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GILETS JAUNES ACTE IX : Après une manifestation pacifiste à Dijon, un cap a été franchi dans la violence

12/01/2019 21:40Imprimer l’article
Les forces de l’ordre ont notamment été la cible de tirs de mortiers d’artifices rue de la Préfecture.
Ce neuvième samedi de manifestation des Gilets Jaunes avait bien commencé. De nombreux manifestants se sont de nouveau réunis place de la République à 14 heures. Ils étaient à ce moment là au moins 1500, 2600 selon des organisateurs. Ils auront été 3000 sur l'après-midi selon la préfecture. Surtout, le cortège, pacifiste, a durant un long moment soigneusement pris soin d’éviter le contact avec les forces de l’ordre. Rue Devosge, place Darcy, rue de la Liberté, place de la Libération, place du Théâtre, place Wilson, rue du Transvaal, boulevard du Castel…

Le cortège refuse de suivre les agitateurs


C’est là que l’esprit pacifiste du cortège s’est particulièrement manifesté. Tandis qu’une cinquantaine d’individus remontaient le boulevard du Castel en direction de la place Suquet, où se trouve le commissariat central, pour se frotter aux gendarmes qui barraient la route, l’immense majorité des Gilets Jaunes a refusé de suivre, préférant contourner calmement la zone en partant par la rue d’Alger et la rue de l’île avant de rejoindre la ligne de tram place du 1er mai. Abandonnés par le groupe, les quelques personnes qui voulaient en découdre ont finalement rebroussé chemin, tandis que le cortège regagnait le centre-ville, empruntait la rue des Godrans puis le boulevard de la Trémouille, direction République.

Rue de la Préfecture, comme chaque samedi


Evidemment, c’est là, face à la grille du barre-pont installé rue de la Préfecture, que la tension est montée. Sérieusement montée d’ailleurs. La tête de cortège est venue taper sur la grille de la police, au point que celle-ci a rapidement fait usage de gaz lacrymogènes et de flashball pour calmer les ardeurs des plus virulents.
Et la police n’a pas attendu la fin de journée pour sortir, ne laissant pas aux manifestants le loisir d’enflammer une barricade. Gendarmes et policiers ont remonté la rue de la préfecture jusqu’à l’angle de la place de la République, et c’est là qu’ils ont du faire face à des agressions plus violentes que lors des précédents actes du mouvement.

Tirs de feux d'artifice sur les forces de l'ordre


Les forces de l’ordre ont en effet essuyé des tirs de mortiers d’artifice. Pas des feux tirés en l’air, mais à l’horizontale, sur les policiers et gendarmes qui étaient en première ligne, et ont même dû reculer et appeler du renfort. Des tirs clairement destinés à blesser.
Alors la réaction ne s’est pas faite attendre, et les représentants de la loi sont passés à l’assaut, repoussant les manifestants sur l’avenue du Drapeau. Là, comme place de la République, plusieurs feux ont été allumés sur la route. Notamment, avenue du Drapeau, du matériel de chantier volé au pied d’un immeuble en construction.

Dispersion avenue du Drapeau


Policiers et gendarmes ont remonté l’avenue jusqu’à la hauteur du siège de Dijon Métropole, où ils ont assisté à une tentative d’incendie d’un véhicule, stoppée in extremis. Il s’agit d’un véhicule d’autopartage Citiz, qui a été légèrement détérioré au niveau du pare-choc avant. Lacrymogène oblige, les manifestants avaient fuit et s’étaient dispersés. Il était alors 18 heures et la manifestation dijonnaise était terminée. Les trams ont repris la circulation peu avant 18h30.

Déjà plus de 300.000 euros de dégâts à Dijon


Les forces de l’ordre ont procédé ce samedi à deux interpellations. des dégâts sont encore à déplorer : quelques tags, des poubelles brûlées, et quelques vitres du mobilier urbain cassées.
Anoter qu’hier soir, lors de la présentation de ses voeux, dont avant cet acte IX, François Rebsamen a indiqué que le coût des dégâts depuis le début du mouvement à Dijon s’élevait à 300.000 euros. Auxquels on peut encore ajouter un supplément à la suite de l’acte IX.
Nicolas Richoffer
Photos Alix Berthier et Nicolas Richoffer

Dans le Centre Opérationnel Départemental, le préfet, Bernard Schmeltz, et son directeur de cabinet, Frédéric Sampson, s'entretiennent de la situation avec le colonel Jean Chauvin (sapeurs-pompiers) et des policiers (hors champ) (photos N.R.):


Photos Alix Berthier :























Photos Nicolas Richoffer :


 
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