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INTERNATIONALES DE DIJON : «Faut-il désespérer de la paix ?»

06/04/2019 12:46Imprimer l’article
C’est une question qu’a posée François Rebsamen ce samedi matin en ouverture de la troisième édition du désormais rendez-vous de l’IRIS dans la capitale des Ducs. «La France n’est forte que si elle plaide pour une cause plus grande qu’elle» a ajouté Pascal Boniface avant l’ouverture de la première table-ronde, avec notamment Cécile Duflot et Roseline Bachelot.
La troisième édition des Internationales de Dijon a été lancée ce samedi 6 avril à 9h dans la salle des Etats à l’Hôtel-de-Ville de Dijon. Ce rendez-vous annuel co-organisé par la Ville et l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) a été ouvert par le maire, François Rebsamen, et par le directeur de l’Iris, Pascal Boniface. Il se veut un espace de discussions et de débats à destination du grand public, face à l’importance croissante des facteurs géopolitiques et l’interpénétration toujours plus grande des échelons régionaux, nationaux et internationaux, qui rendent plus nécessaire l’information du plus grand nombre sur ces sujets.

«Une façon d’allier géopolitique et démocratie participative»


François Rebsamen a rappelé en le saluant que c’est Pascal Boniface qui a fondé l’Iris, «organisation reconnue d’utilité publique», qui a pour concept «d’ouvrir des échanges et débats avec tous les publics». C’est pour le maire «une façon d’allier géopolitique et démocratie participative».
En rappelant le programme de cette troisième édition placée sous le thème d’«Un monde en crises», François Rebsamen y a vu les grands défis de l’humanité, «dont les pistes de réponses sont connues» : «une société consommatrice d’énergies renouvelables». Plaidant une nouvelle fois la cause des collectivités locales, le maire de Dijon a ajouté qu’«il faudrait un Etat facilitateur et non normalisateur», un «voeu pieux». Et de lister les actions de Dijon en matière d’écologie, «en faveur d’une meilleure qualité de vie, économe en énergie, et en émissions de gaz à effet de serre».

«Le déterminisme social se renforce, donc les inégalités se creusent»


«Faut-il désespérer de la paix» s’est-il ensuite interrogé en citant nombre de conflits armés actuellement en cours dans le monde, et leurs nombreuses victimes. En s’appuyant sur un rapport d’Oxfam France, dont la directrice Cécile Duflot écoutait au premier rang, affirmant que «26 milliardaires détiennent autant d'argent que la moitié de l'humanité», François Rebsamen a enfin regretté que «le déterminisme social se renforce, donc les inégalités se creusent». Pour lui, la France a «le devoir de s’affirmer comme le porteur d’une vision du monde», et comme «un défenseur de la paix».

«La France doit pousser au maximum»


Un point de vue appuyé par Pascal Boniface : «c’est peu dire que le monde est en crise» a lancé le président de l’Iris, voyant une cris du multilatéralisme», dans laquelle «la France doit pousser au maximum». «La France n’est forte que si elle plaide pour une cause plus grande qu’elle, originale et pas égoïste».

Autour de 4 tables rondes, qui se succèdent au cours de la journée, femmes et hommes politiques, chercheurs, professeurs, personnalités de la société civile, journalistes, porteront leurs points de vue et débattront avec le public. Cette troisième édition placée sous le thème d’«Un monde en crises» s’organise autour des tables rondes suivantes : Le climat en crise ; Toujours plus de guerres ? ; Un monde de plus en plus inégal ? ; La France face à ses défis.
Nicolas Richoffer
Photos N.R.