jeudi 22 août 2019
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Le directeur général de la gendarmerie nationale à Dijon : «Notre détermination est intacte»

08/01/2019 18:51Imprimer l’article
Le général Richard Lizurey s’est rendu ce mardi à la caserne Deflandre après les affrontements qui s’y sont produits ce samedi dans le cadre de la huitième manifestations des Gilets Jaunes. Il s’est montré ferme et déterminé, et s'est exprimé sur les événements dijonnais, les violences en général, l'état de ses hommes et la cagnotte du boxeur notamment. 
L’intégralité de sa prise de parole.
Le directeur général de la gendarmerie, le général d'armée Richard Lizurey, est venu à la caserne Deflandre à Dijon ce mardi après-midi à la suite des affrontements qui s’y sont produits samedi dans le cadre de la huitième manifestation des Gilets Jaunes.
Il s’est entretenu avec le général Thierry Cailloz, commandant la Région de Gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, et le préfet de région, Bernard Schmeltz. Il a ensuite rencontré les personnels qui sont intervenus lors de l'intrusion dans la caserne ce samedi avant de venir à la rencontre des journalistes.

Notre retranscription de l’intégralité des réponses du général Lizurey :

Sur les affrontements à la gendarmerie de Dijon :


«Aujourd’hui, le but de ma venue à Dijon, c’est d’abord la solidarité et le soutien aux personnels de la gendarmerie nationale et aux familles qui ont été lâchement agressés samedi derniers à l’occasion d’une manifestation non déclarée, qui a procédé d’abord à la destruction d’infrastructures, mais qui a aussi agressé violemment deux des personnels, qui étaient là pour protéger la caserne, protéger les familles, et assurer leur mission de sécurité».

«C’est grave et exceptionnel parce que, agresser volontairement, sans aucune raison, un représentant des forces de l’ordre mais aussi un citoyen tout simplement, c’est parfaitement inadmissible. On peut manifester, mais on a le devoir de respecter l’autre, on a le devoir de ne pas faire preuve d’une violence inutile et injuste, et j’observe que samedi, ce respect des personnes n’a pas été au rendez-vous».

Sur les violences d’une façon générale lors des manifestations :


«Ce qui est certain, c’est que ça n’altère en rien et d’aucune façon notre détermination à faire exécuter les lois, à faire appliquer les lois, à assurer la sécurité de nos concitoyens, parce que c’est notre mission. Notre détermination est intacte. Ce ne sont pas ces agression et ces violences inutiles, stupides, qui vont nous arrêter. Force doit rester à la loi et force restera à la loi».

Sur l’état des troupes après deux mois de manifestations des Gilets Jaunes :


«Les unités de gendarmerie et les personnels de la gendarmerie nationale sont particulièrement sollicités, tout comme nos camarades de la police nationale, les membres du corps préfectoral et les sapeurs-pompiers. Je crois qu’effectivement, nous avons le soucis du service public, le soucis de la sécurité, et être engagé de manière constante ne signifie pas être démotivé. Nous sommes conscients que nos concitoyens attendent de nous la sécurité. Ils l’auront. La fatigue physique peut parfois se faire sentir mais la détermination et la motivation sont au rendez-vous».

Sur la cagnotte de soutien au boxeur qui s’en est pris à des gendarmes à Paris :


«Ma première réaction, c’est quand même la surprise. Une indignation personnelle, une indignation collective… Est-ce qu’on veut démontrer à travers cette cagnotte que la violence doit l’emporter ? Est-ce que demain, tous les concitoyens qui vont se faire frapper vont avoir en face d’eux des agresseurs qui vont se faire subventionner ? Est-ce que l’objectif est de subventionner l’agression ? Notre travail à nous st de protéger les victimes, d’assurer la sécurité de nos concitoyens, et nous continuerons. Cette cagnotte, c’est finalement quelque chose qui me paraît dérisoire au regard des valeurs très importantes que portent l’ensemble des forces de sécurité intérieure, et qui visent à protéger nos concitoyens».

Sur la mobilisation à venir des forces de gendarmerie :


«Nous avons depuis plus d’un mois une mobilisation maximale, très importante, tous les week-ends notamment mais également tout au long de la semaine. Cette mobilisation va se maintenir. C’est justement la motivation et la force de la gendarmerie nationale et de l’ensemble des forces de sécurité intérieure que d’être mobilisées lorsqu’il y a besoin d’être présent».

Sur l’état de santé des deux gendarmes blessés samedi à Dijon :


«Les deux gendarmes blessés samedi vont très bien, si je puis dire. Je les ai rencontrés hier, le ministre et le secrétaire d’Etat les ont rencontrés également. L’un a une ITT (Interruption Temporaire de Travail) de 15 jours. Il a un peu de mal à se déplacer mais il a bon moral et dès lors qu’il sera remis physiquement, il a hâte de reprendre le travail. Le deuxième souhaite déjà reprendre ses activités très rapidement».

Sur l’enquête en cours après les événements de samedi à Dijon :


«Pour l’instant, les enquêtes sont en cours. Il ne m’importe pas de commenter les investigations judiciaires, et je fais confiance à la justice et aux magistrats pour faire toute la lumière sur tous les événements».
Recueilli par Nicolas Richoffer
Photo N.R.