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NUITS D’ORIENT : «Dijon-Pékin à vélo», Aurélie Gonet partage avec émotion et joie de vivre son aventure humaine

29/11/2019 18:30Imprimer l’article
Son aventure très suivie sur les réseaux sociaux fait aujourd’hui l’objet d’une exposition à l’Hôtel de Vogüé jusqu’au 8 décembre, dans le cadre de la 20ème édition du festival «Les Nuits d’Orient».
À l’entrée de l’exposition à l’Hôtel de Vogüé, le choix de l’accrochage des photos - toutes sur un seul pan de mur - peut étonner. Mais tout compte fait - les premiers visiteurs l’ont vite compris - on peut dire que cette disposition est la meilleure, surtout quand on revient sur le vernissage de mardi soir… Le mot Réussite ne serait pas assez fort pour en parler. Succès est un terme bien plus approprié, car l’affluence se comptait en centaines de personnes. Plus de 500 personnes au total pour ce vernissage, comptabilisées dans une fin de journée où la joie et l’émotion étaient communicatives.



Forte émotion pour des retrouvailles


La joie d’abord de «retrouver» Aurélie Gonet, la Dijonnaise que beaucoup de monde déjà avait encouragé à son départ de Dijon début mars. Avant de suivre son périple sur la page Facebook «Direction l’horizon» (plus de 8.400 likes à ce jour). L’émotion ensuite, pas seulement pour les visiteurs admiratifs de son aventure, mais aussi pour la principale intéressée, qui a laissé coulé des larmes à plusieurs reprises, à l’heure de retrouver ses proches et de plus larges soutiens.

Les discours officiels du vernissage ont été couronnés d’applaudissements, dont celui d’Aurélie Gonet ayant eu droit à un ban bourguignon ainsi qu’à de chaleureuses félicitations. Celles de Christine Martin, à l’initiative de l’inscription de l’exposition à la programmation du festival «Les Nuits d’Orient», adjointe au maire de Dijon déléguée à la culture, évidemment présente pour saluer l’aventurière de retour, ont ainsi été adressées au micro : «Ces histoires-là, c’est ce que nous cherchons dans ce festival, la rencontre, le partage… On cherche à se dire, ensemble, que les autres, avant d’être un problème, sont déjà une richesse. Les rencontres que nous pouvons faire nous construisent. Aurélie en a faites et a énormément à nous raconter. Merci à elle et merci à vous d’être-là, pour elle».

«Des rencontres inespérées, bien au-delà de ce que je pouvais imaginer…»


Chargée de communication à l’ENSA Dijon dans la vie active, Aurélie Gonet voulait reprendre possession de son temps tout en pensant à sa maman «partie en un an» à cause d’un cancer du poumon… Dijon-Pékin à vélo, elle y pensait depuis 10 à 15 ans. «Je me suis dit : il faut que je le fasse pendant que je vais bien… On ne regrette jamais les grandes folies». Aurélie Gonet s’est alors lancée avec «Raymond», son vélo. 8 mois, 7.500 km à vélo, une collecte de dons en faveur du centre Georges-François Leclerc et par conséquent de la recherche pour la lutte contre le cancer. Que dire de plus si ce n’est lui adresser un grand bravo. Pour être allée au bout de son aventure et pour cet engagement.

Effectivement, de Dijon à Pékin, elle aura vécu des choses. «Des rencontres inespérées, bien au-delà de ce que je pouvais imaginer… Plus que la Cappadoce que je n’avais vue jusqu’ici qu’en photo… Plus que le cimetière de bateaux en Ouzbékistan», résume-t-elle aujourd’hui. Les photos exposées traduisent bien la dimension humaine du voyage.
Dans une deuxième salle, les visiteurs peuvent faire la rencontre de ce fameux «Raymond» mis sur pied avec La Bécane à Jules, ils sont aussi marqués par l’étroitesse de la tante dans laquelle Aurélie Gonet a passé ses nuits…

L’enthousiasme décuplé par la découverte d’autres cultures


«J’ai connu des coups de mou. J’ai dû rouler sous une quarantaine de degrés en Turquie et j’ai eu des nuits à -16°C au Tajikistan. Mais même s’il y avait des moments difficiles, ça n’allait rester qu’une anecdote au final, ils ne m’empêcheraient d’aller jusqu’à Pékin… Il n’y a pas un moment où je me suis dit que j’allais abandonner». Là encore, son témoignage est fort. Son aventure fut avant tout guidée par l’enthousiasme de rallier Pékin - avec l’objectif d’y courir le marathon pour finir -, enthousiasme décuplé par les belles rencontres et les partages, au coeur même d’autres cultures. C’est ce que l’on ressent au travers de ses séquences filmées au téléphone portable, sur la route de la soie, diffusées en boucle.

«Ce voyage, il y a un petit peu de tout dedans et c’est ce qui fait sa richesse». Après avoir partagé son avancée, ses craintes, ses peurs, balayées par une envie débordante et inspirante d’aller encore plus loin dans la découverte et au nom d’une cause qui compte, Aurélie Gonet livre à l’Hôtel de Vogüé un témoignage qui ne nous laisse pas insensible, qui nous touche aux travers des échanges et des bons moments vécus à des milliers de kilomètres, ramenés à Dijon et partagés de fait avec nous. Un enrichissement humain en somme.

Notons aussi que la cagnotte en faveur du centre Georges-François Leclerc est toujours ouverte (à retrouver en cliquant ici). Elle atteint aujourd’hui plus de 13.000 euros.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Aurélie Gonet - «Dijon-Pékin à vélo»
Exposition jusqu’au dimanche 8 décembre.
Hôtel de Vogüé (8 rue de la Chouette, Dijon).
Ouverture tous les jours de 14h à 18h (fermé le lundi). Entrée gratuite.