mardi 17 octobre 2017
Questions à...
Un an après son élection, le premier secrétaire de la section PS de Dijon revient sur l'année écoulée et parle de l'avenir dans une longue interview accordée à Infos-Dijon : l'échec du PS aux élections présidentielles et législatives, le processus de refondation du parti, la concurrence de La France Insoumise, la politique de La République en Marche, ou encore la mairie de Dijon… Tous les sujets sont abordés, sans langue de bois.
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POLITIQUE : Emmanuel Macron réconcilie Dijon et Besançon

27/09/2016 12:22Imprimer l’article
L’ancien ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique était à Dijon, puis à Besançon ce mardi.Il a notamment rencontré François Patriat, sénateur PS, qui vient d’échapper à la mort dans un accident de voiture.
Emmanuel Macron parviendra-t-il à réconcilier Dijon et Besançon définitivement ? En tous cas, ce mardi matin, sur le quai de la gare de Dijon, Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, et Didier Martin, adjoint de François Rebsamen, étaient tous les deux ensemble pour accueillir l'ancien ministre et fondateur de « En Marche », le mouvement qui le propulse dans la course à la présidentielle.
Arrivé à 8h33 par le TGV en provenance de Paris, Emmanuel Macron a fait un crochet par l’hôtel du Jura, avenue de la Gare, pour rencontrer des élus de Dijon et de Côte-d’Or. En premier lieu, il venait saluer un de ses soutiens les plus actifs, François Patriat, sénateur PS de Côte-d’Or et «macroniste» convaincu.
Dans la cour de l’hôtel, François Rebsamen, avant de prendre un train pour Paris, a lui aussi pris le temps de venir saluer «un ami». «J’ai travaillé avec lui» a expliqué celui qui a été, durant un an, membre lui aussi du Gouvernement Valls, même si le maire de Dijon n’a pas manqué de rappeler qu’il soutenait toujours François Hollande…

«Au dessus des partis»


Pour le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, la France a «besoin d’un homme qui rassemble». «Moi je suis un homme de gauche, mais la gauche du réel», explique celui qui est venu de Besançon à Dijon pour afficher son soutien à Emmanuel Macron, dans la ville de François Rebsamen. Parmi les personnalités qui entouraient l’ancien ministre et François Patriat, on notait la présence de trois élus de Dijon : Didier Martin, adjoint (PRG) au tourisme, Danielle Juban, adjointe Modem, un parti qui ne cache pas sa sympathie pour l’ex-ministre de l’Economie et un autre adjoint PRG de François Rebsamen, Jean-Claude Decombard. Cela même si la direction nationale du parti radical de gauche penche plutôt pour le Premier ministre, Manuel Valls, avec qui Emmanuel Macron se livre à une guerre feutrée…
On notait aussi la présence d'élus de petites communes de Côte-d’Or, comme le maire (Modem) d’Ahuy, Dominique Grimpret. «Je suis venu le rencontrer, il a la même démarche que Bayrou : être au-dessus des partis».

François Patriat et ses «12 apôtres» veulent «évangéliser» la Côte-d’Or


Pas vraiment à Dijon pour faire des déclarations fracassantes mais plutôt pour continuer, comme le confie son équipe, sa «phase d’immersion» dans la France d’aujourd’hui, Emmanuel Macron était surtout là pour assurer de son «amitié» François Patriat, qui vient de réchapper à un terrible accident de voiture. «C’était un moment d’émotion pour moi», confie François Patriat. «Manu m’a appelé tous les jours, entre 23h et 1h du matin, à la fin de ses journées. J’avais droit à mon appel quotidien». Pour lui, «Manu est un OVNI» en politique. «Il est dans son calendrier d’immersion. Il n’a pas beaucoup de temps devant lui. Je souhaite que cette campagne continue, sans agressivité, avec bienveillance et toujours dans le respect du chef de l’Etat». Il reconnaît, «nous n’étions pas beaucoup aujourd’hui, une douzaine. Une douzaine d’apôtres, capable d’évangéliser la Côte-d’Or», analyse l’ancien président de la Région Bourgogne. En ajoutant, galvanisé par cette visite d’Emmanuel Macron : «il me donne une énergie nouvelle dont j’avais besoin dans cette phase difficile».
L’ancien ministre de l’Economie a ensuite pris la route de Besançon, dans la voiture de Jean-Louis Fousseret, pour se rendre avec lui à l’inauguration du salon Micronora, consacré aux microtechniques, symbole de la «French Tech’» chère à Emmanuel Macron.

Bruno Lédion
Photos Nicolas Richoffer