dimanche 22 octobre 2017
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DIJON : La première promo de start-ups FoodTech raconte l'accélérateur du pôle Vitagora

28/04/2017 14:58Imprimer l’article
AcceleRise, le premier programme d’accélération FoodTech et AgTech de France, a lancé son deuxième appel à candidatures. L’accompagnement de la première promotion du programme, composée de 7 start-ups, s’est clôturé ce jeudi 27 avril par deux sessions de pitchs devant des fonds d’investissement, représentant une valeur cumulée de plus d’1 milliard d’euros.Trois dirigeants qui ont bénéficié du programme au cours de la première promo font un bilan, très positif, de celui-ci.
AcceleRise est le premier programme français d’accélération FoodTech et AgTech, lancé par Vitagora et cinq membres fondateurs (Seb, InVivo, Caisse d’Epargne Bourgogne-Franche- Comté, Crédit Agricole Bourgogne-Champagne, et Dijon Céréales). Ce programme propose un accompagnement concret au cœur de l’écosystème FoodTech national : mises en réseau, mentors, opportunités business, ressources opérationnelles, lieux d’expérimentation, et soutien à l’internationalisation. Il a commencé en février 2017 avec une première promotion constituée de 7 start-ups.
Pour conclure leur trois mois d’accompagnement intensif et accroitre leurs opportunités de financement, deux sessions de pitchs ont été organisées les jeudis 20 et 27 avril, à Paris et à Dijon, devant une douzaine de représentants de fonds d’investissement. Etaient présents InVivo Invest, Axa venture, Citizen Capital, Emertec, Seventure, FFC, la BPI, le groupe BPCE, Bourgogne Angels, etc. représentant au total plus d’1 milliard d’euros de fonds.

Ajouter le réseau au mentoring


Christophe Breuillet, directeur de Vitagora, raconte : «L'histoire est née il y a 18 mois, lorsqu'on a fait le constat avec les start-up qui rejoignaient le pôle de compétitivité, qu'il y avait un déficit d'accompagnement. Les réseaux sont trop fermés et leur accès trop difficile. Il est trop difficile d'avoir accès à un réseau bienveillant et à des acteurs qui facilitent la mise en marché. Il existait beaucoup d'accélérateurs, d'incubateurs, qui accéléraient la levée de fonds et proposaient des programmes de mentoring, mais qu'ils ne disposaient pas forcément du réseau d'industriel tel que peut l'avoir un pôle de compétitivité comme Vitagora. Le deuxième élément était le temps d'accès au marché. Il y a un sentiment d'urgence chez les start-up pour aller chercher le premier euro de chiffre d'affaire, car la levée de fonds ne permet que de les faire tenir dans ce laps de temps.»

Un second appel à candidatures déjà annoncé


Les candidatures pour la seconde session d’AcceleRise sont ouvertes depuis le 27 avril. Les start-ups matures (ayant passé le stade de preuve de concept) et les PME en croissance de la FoodTech et de l’AgTech de tout le territoire français ou localisées à l’étranger pourront présenter leur dossier afin de rejoindre le programme. Ce second appel à candidatures se clôturera le 12 juin, pour un démarrage de l’accompagnement le 14 septembre 2017. Le premier appel à candidatures avait attiré plus de 70 dossiers venus de 8 pays différents.
http://accelerise.vitagora.com
N.R.

Trois start-up issues de la première promotion se racontent :


Laurent Decaestecker, dirigeant fondateur d'Ecolactis

«Ça valait le coup de participer !»


«Je suis le local de l'étape puisque ma société est basée à Messigny et Vantoux ! Nous sommes spécialisés dans les systèmes de récupération de chaleur (Boostherm) émises par les groupes frigorifiques, que nous transformons en eau chaude pour utilisation immédiate. Notre clientèle est donc très liée à la food. Au départ, j'avais vu passer l'appel à projets avec beaucoup de circonspection, et j'ai longtemps hésité, pensant que ça pouvait être un peu fumeux et pas vraiment opérationnel… Mais après trois mois, je peux affirmer le contraire ! Une première phase très intéressante pour aider à lever le tête du guidon, et une deuxième phase très efficace en terme d'ouverture sur le marché. J'avais essentiellement besoin des contacts du pôle Vitagora et des mentors qui ont participé au programme pour développer notre présence sur le marché. C'est un peu tôt pour mesurer l'augmentation de chiffre d'affaire qui en découlera, mais ça me semble extrêmement bien parti. Oui, ça valait le coup de participer !»

Valentin Lecomte, président et co-fondateur de Kuantom

«Générer le premier euro e pérenniser l'entreprise»


«Nous avons créé un produit qui apporte le savoir-faire du barman, de la diversité dans vos consommations avec de nouvelles saveurs, et de la découverte, puisqu'il s'agit de créer des boissons. Orchestra est une machine qui permet de créer automatiquement des cocktails avec tout ce que vous avez chez vous, et qui vous correspond le mieux. Nous louons la machine, en ciblant le BtoB, et peut-être les particuliers, pour début 2019, et nous vendons les flacons en différentes box à thèmes. L'idée est vraiment de créer une expérience sur mesure adaptée aux ambiances recherchées par nos clients.
On est fougueux et passionnés, mais si on n'a pas autour de nous des gens expérimentés, c'est compliqué de monter un business. Il y a trois mois donc, nous avons eu la confiance du programme AcceleRise, et nous sommes entrés dans la famille FoodTech par la même occasion. Toute la problématique pour nous est de générer le premier euro et de pérenniser l'entreprise. Ce sont ces choses-là que nous avons pu travailler et apprendre avec AcceleRise.»

Nicolas Naigeon, président d'Aviné

«Prendre de la hauteur»


«Issu d'une famille de viticulteurs, et j'ai constaté que les gens considéraient souvent le vin comme quelque chose d'élitiste et de compliqué. Je me suis demandé comment le démocratiser et en faciliter l'accès. Je me suis entouré de plusieurs personnes et nous avons mis au point un aérateur connecté, qui permet de servir instantanément n'importe quel vin dans les meilleurs consistions de dégustation. On a associé à l'aérateur classique un coté ludique, qui permet de jouer avec la durée d'aération pour mieux découvrir les subtilités du vin. Aujourd'hui, nous avons huit personnes opérationnelles et un board d'experts, et notre produit sera livrable début 2018. Aujourd'hui on grossit et on se développe sur le marketing, le plan de communication et le développement à l'international notamment, ce qui fait que nous sommes dans un deuxième cycle de levée de fonds. Notre développement est très rapide, donc ça peut paraitre bizarre d'avoir intégré un accélérateur, mais il s'agissait pour nous de prendre de la hauteur pour évaluer nos choix souvent pris dans l'urgence.»