samedi 29 avril 2017
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DIJON : Le Medef présente ses voeux et craint «le populisme»

07/01/2017 15:52Imprimer l’article
Pour cette cérémonie, le Medef Côte-d'Or avait invité l'économiste Nicolas Bouzou et Olivier Campenon, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-britannique pour évoquer le thème du populisme, mais aussi celui de Donald Trump ou encore du fameux «Brexit».
22 organisations patronales étaient réunis ce jeudi soir à la maison des entreprises de Dijon, dans le quartier de la Toison d'Or, fief du Medef de Côte-d'Or. L'occasion pour le syndicat de donner à penser à ses adhérents avant la reprise de janvier.
Après les voeux adressés par Didier Contrepois, Président de l'UIMM Côte-d'Or et de Pierre-Antoine Kern, qui préside quant à lui le Medef Côte-d'Or, la soirée est rentrée dans le vif du sujet avec deux intervenants, Nicolas Bouzou, économiste et auteur du livre L'Innovation sauvera le monde et Olivier Campenon, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-britannique et chef d'entreprise.
Avec pour thème central le «populisme», qui a permis également de venir sur le Brexit mais aussi l'élection de Donald Trump en tant que président des Etats-Unis ou encore la «montée des régimes autoritaires» en Europe.

«Le business n'aime pas l'incertitude»


C'est d'ailleurs Olivier Campenon qui a livré une anecdote à propos du Brexit qui ne s'invente pas, «j'ai été élu le 23 juin, le jour du referendum». Au lendemain du vote, ce dernier a évoqué «un véritable tremblement de terre, que personne n'attendait». Il a aussi rappelé la chute de la Livre sterling, «de moins 15%, son niveau le plus bas depuis 31 ans».
Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-britannique a également évoqué les inquiétudes que le Brexit inspire à ses adhérents, et notamment «le passeport européen» qui risque peut-être de disparaître en Grande-Bretagne, avec des conséquences sur 2 millions de franco-britanniques de part et d'autres de l'Atlantique.
Même si il n'oublie pas que le Royaume-Unie compte également sur le Commonwealth pour compenser sa sortie éventuelle de l'Europe avec un marché de 2 milliards de personnes.
Tout en concluant sur ce thème, un brin pessimiste en rappelant l'adage, «le business n'aime pas l'incertitude».

«Il ne faut pas traduire ses peurs en acte politique»


Nicolas Bouzou, lui s'est centré sur le thème du populisme qu'il rejette en préférant parler de «montée du nationalisme», en citant les exemples de Trump, mais aussi de la Russie de Vladimir Poutine qui veut, selon lui, «retrouver le passé glorieux de l'époque des Tsars». Le Japon, mais aussi la Chine sont également rentrés dans cette vague, à ses yeux.
Avec tous ses pays qui affirment vouloir fermer leurs frontières, il oppose, «des sujets comme la crise migratoire, le terrorisme et l'environnent ne peuvent pas se régler à l'échelle nationale». Or pour lui, le monde et l'Europe ont besoin de «plus de multilatéralisme» pour évoluer. «Il ne faut pas traduire ses peurs par des actes politiques», a-t-il prévenu.

Bruno Lédion
Photos : Medef de Côte-d'Or