samedi 29 avril 2017
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Dans une interview accordée à infos-dijon, la présidente de la Région Bourgogne - Franche-Comté donne sa vision de la future métropole dijonnaise et relève notamment, «il n’y a surtout pas un problème de concurrence entre la région et la future métropole».
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ECONOMIE : Dans ses nouveaux locaux, Crossject à la conquête du monde depuis Dijon

13/04/2017 15:46Imprimer l’article
La société, implantée dans le parc d’activités Mazen-Sully, à deux pas du CHU de Dijon, a inauguré ses nouveaux locaux. Crossject vise le marché mondial, avec 95% de la production destinée à l’export, avec son système révolutionnaire d’injection sans aiguille.
Crossject a inauguré officiellement ses nouveaux locaux ce jeudi 13 avril. Même si ces 1800m2 de nouveaux locaux sont en service depuis novembre dernier, après avoir quitté ses anciens locaux de Chenôve pour un bâtiment ultra-moderne de 1800m2, capable d’accueillir une cinquantaine d’employés.
Ce jeudi, Patrick Alexandre, le fondateur de Crossject a pris plaisir à faire visiter ces nouveaux locaux au maire de Dijon, François Rebsamen. Cette installation a été financé par un contrat établi entre la société, la Semaad et la Caisse d’Epargne de Bourgogne - Franche-Comté pour un montant de 3,8 millions d’euros.

Des injections révolutionnaires


Crossject s’est rendue célèbre grâce à l’invention largement due à Patrick Alexandre, qui travaillait sur le projet depuis 20 ans. Injecter des médicaments, soit en intramusculaire, soit en sous-cutané, grâce à un produit baptisé Zeneo, qui permet des auto-injection et des injection facile pour un tiers en cas d’urgence, comme les crises d’épilepsie, les migraines aigües, ou encore les overdoses. Les tubes de verre qui permettent ces injections «faciles» sont fabriqués en Allemagne, puis arrivent à Gray, en Haute-Saône, sur le second site de la société, pour être trempés dans une substance qui leur assure la résistance mécanique. Puis, la production est transmise à Dijon, où les tubes sont stérilisés par un processus ultramoderne, et silicones. Puis, on introduit le médicament. Sept sont aujourd’hui au catalogue de Crossject. La société, comme l’a rappelé Patrick Alexandre, vise le marché mondial puisque la société réalise 95% de ses contrats à l’export, dont 50% sur son marché principal, les USA. La société a investi 100 millions d’euros dans son développement et compte devenir, selon son fondateur, «leader sur les applications d’urgence auto-administrées».

«Ose, persévère, innove»


François Rebsamen est revenu largement sur la parcours de Crossject mais aussi de son fondateur, Patrick Alexandre, recruté en 1997 par les laboratoires Fournier qui lui confiant, en 1998, un projet innovant, celui de mettre au point l’injection sans aiguille. Mais rapidement, Fournier abandonne la R&D. Ce qui ne décourage pas Patrick Alexandre qui décide, avec d’ex collaborateurs de Fournier comme lui, de fonder Crossject sur des fonds privés en 2001.
«Vous êtes toujours aussi innovant, 20 ans plus tard», a félicité François Rebsamen. «Il s’est passé 20 ans entre l’idée et la réalisation», a salué le maire de Dijon, déclinant ainsi le slogan de Crossject, «oser, persévère, innove».
Notant que le lien entre le site de Dijon de Crossject et celui de Gray, dans la Haute-Saône voisine, au sein de la région Bourgogne - Franche-Comté, François Rebsamen, alors que se profile la concrétisation du statut de Dijon en tant que métropole, a expliqué, «la métropole, à travers ses créateur, permet d’irriguer les territoires», plaidant ainsi pour cette «alliance des territoires», qu’il appelle de ses voeux.

Bruno Lédion