lundi 21 août 2017
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INDUSTRIE : Un seul repreneur déclaré pour FrancEole, le site de Longvic sacrifié

24/07/2017 20:31Imprimer l’article
Le sentiment des salariés est plus que mitigé. Seul le site du Creusot sera repris, deux tiers des emplois seront supprimés, et l’activité dans l’éolien ne sera pas poursuivie.
Pour les salariés de FrancEole, ce lundi était attendu. C’était le jour de la limite du dépôt des offres de rachat de FrancEole auprès du tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône.
D’après ce qui a été communiqué aux salariés par l’administrateur judiciaire en début d’après-midi, on se retrouve finalement avec une seule offre officielle de reprise, celle du groupe Matière, spécialisé dans une activité de ponts métalliques, dont le siège social se trouve à Arpajon-sur-Cère dans le Cantal. Pressenti pour déposer un dossier, le groupe Baudin-Châteauneuf s’est quant à lui retiré.
Deux autres parties intéressées, deux fonds d’investissement, auraient eux demandé un délai supplémentaire afin d'étudier les possibilités de reprise et de mettre à plat leurs offres.

Du côté des salariés, le point positif de l’existence d’une offre de reprise ne comble pas une grosse déception d'apprendre qu'elle ne concerne pas le site de Longvic et ne sauvera qu'un tiers des emplois.

Délégué CGT du personnel sur le site FrancEole du Creusot, Jérémy Bertrand s’explique : «Matière reprendra 46 emplois, uniquement sur le site du Creusot et pour une activité autre que l’éolien. C’est la mort de nos compétences dans ce domaine et cette affaire prouve bien que le gouvernement, qui n’a pas voulu se positionner clairement, n’en fait vraiment pas une priorité. C’est pourquoi nous sommes fortement déçus». Et le représentant des salariés précise que la rencontre avec le député LREM Rémy Rebeyrotte en fin de semaine dernière n’a pas plus arrangé les choses… En précisant : «Sur les 160 emplois menacés au total (sur les sites du Creusot et de Longvic), c’est la sauvegarde de moins d’un tiers des emplois qui serait assurée. Ce n’est pas satisfaisant, c’est décevant». Rappelons que les salariés entendaient sauver l’activité de FrancEole, seul fabricant de mâts d’éoliennes en acier en France… Une activité, nous l’avons compris, qui ne sera pas poursuivie.
Les salariés s’entretiendront ce mardi avec l’administrateur judiciaire et la commissaire au redressement productif afin de faire le point plus en détails sur cette offre de reprise.
Alix Berthier
Photo archives A.B.