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DIJON : La Minoterie, si jeune, si grande

19/09/2018 21:33Imprimer l’article
Élevée par le Ministère de la Culture au rang de Scène Conventionnée d’intérêt national, Art, Enfance, Jeunesse,
La Minoterie s'affirme comme pôle de création jeune public et d'éducation artistique depuis son inauguration en janvier 2014.
La présentation des artistes en résidence, des spectacles invités et du projet d’éducation artistique de la Minoterie avait quelque chose de particulier cette année. Élevée par le Ministère de la Culture au rang de «Scène Conventionnée d’intérêt national, Art, Enfance, Jeunesse», elle est bien plus qu'une salle de spectacle et d'activités pour les plus jeunes. Car elle aussi grandit, mûrit et prend confiance, à l'image des enfants qu'elle porte tout au long de l'année vers un idéal de culture, d'ouverture, d'émancipation même.

«Loyauté, constance et astuce»


«La saison 2018/2019 sera la première dans le cadre de la nouvelle convention» explique Christian Duchange, le directeur. «Cela rend ce lancement de saison d'autant plus important». Et Jean-Philippe Pierron, président de l'association L'Artifice, de poursuivre en s'appuyant sur le célébrissime conte «La Belle au Bois Dormant» comme une image «qui représente bien la Minoterie» : «Ses marraines servaient avec loyauté, constance et astuce». Trois mots qui peuvent dessiner la ligne directrice de l'établissement, dont la nouvelle labellisation «n'est pas que l'aboutissement du travail accompli», mais «suscite une attente».

25 compagnies régionales, nationales et étrangères ont été retenues, parmi 200 candidatures, pour assurer les résidences. Sur l'année, cela représentera 27 «rendez-vous en coulisses» pour les scolaires et 18 pour le public. Autant d'invitations à découvrir des projets en cours de réalisation et à échanger avec les artistes. «Toutito téatro», «Le Fil Rouge Théâtre» et «Les Ombres Portées» sont cette année les trois compagnies «complices» de la Minoterie.

«Nous avons inventé quelque chose sans savoir exactement quoi»


Christine Martin, adjointe de François Rebsamen en charge de la Culture à Dijon, est fière de voir la Minoterie ainsi évoluer : «Ici, nous avons, ensemble, inventé quelque chose sans savoir exactement quoi, mais nous savions que l'enfance et la jeunesse avaient une place sur la scène publique. Ce qui, pour moi, est majeur dans l'histoire de ce lieu, c'est qu'à un moment il nous a échappé. Aujourd'hui, il appartient à tous ceux qui le traversent. Nous continuons, avançons, et inventons le monde de demain». Notons ainsi, parmi d'autres, la résidence de la compagnie Pernette (danse) à l'école des Côteaux du Suzon à Dijon.

Laurence Fluttaz, vice-présidente du conseil régional en charge de la Culture, est elle aussi enthousiaste : «En cinq ans, la Minoterie est devenue un vrai pôle ressource au niveau régional». Surtout, elle y voit un lieu où la culture «aide les jeunes à savoir se révolter contre l'injustice, contre la bêtise et la méchanceté».
Tout au long de la saison, ce sont 16 spectacles, pour 45 représentations, qui sont au programme, outre le volet éducation artistique et culturelle qui permet à chacun de trouver une place dans les activités de la Minoterie.
Nicolas Richoffer

Cliquez ici pour tout savoir de l'agenda sur le site de la Minoterie





 
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