mardi 22 mai 2018
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DIJON : Le Festival International du Film sur le Handicap les 08 et 09 juin au cinéma Olympia

13/05/2018 03:07Imprimer l’article
Le service de Génétique du CHU de Dijon organise les 08 et 09 juin prochains le Festival International du Film sur le Handicap (FIFH) à Dijon. Ce festival permet de mettre en lumière le vécu des familles autour du handicap à travers le regard que différents réalisateurs de toutes nationalités portent sur lui.
Ce type d’évènement permet des échanges autour de films traitants de plusieurs aspects du handicap. Au-delà de la dimension artistique que revêtent ces films, il est question de croiser différents regards. Regard créatif qui transforme un vécu, une œuvre littéraire ou une fiction en projet cinématographique, mais aussi regard des personnes directement concernées par le handicap ou de personnes de la société qui ne le sont pas. Ce festival est une formidable opportunité pour se faire croiser ces regards et ces expériences de vie. C’est un lieu de communication et d’échanges.
 
Aussi, après avoir eu la chance de participer à la 2ème édition du festival, le CHU accompagne 6 mamans du groupe de parole pour les parents d’enfants porteurs de handicap génétique souhaitant organiser ce festival sur deux jours, en juin 2018, à Dijon :

- Le 08 juin sera consacré à une programmation «enfants» (série court-métrages «jeunesse» et courts-métrages «animation») avec un partenariat avec des écoles primaires et des collèges et un jury d’enfants directement concernés par le handicap. Ces projections seront suivies d’un échange avec la salle.

- Le 09 juin sera consacré à la projection d’une sélection de long et courts métrages «adultes» qui ont retenu leur attention et qui ne reprend évidemment pas toute la sélection du festival de Cannes qui se déroulait sur une semaine. Cette journée sera clôturée par un cocktail et la projection d’un long métrage suivie d’un débat.

Cliquez ici pour accéder aux inscriptions


Qu’est-ce que le Festival International du Film sur le Handicap ?


Le Festival International du Film sur le Handicap (FIFH) propose de changer d’angle de vue, à travers une sélection de longs et de courts métrages internationaux inédits, en partenariat avec des grands festivals de cinéma à travers le monde. Katia Martin Maresco, fondatrice et directrice du festival, pour qui ces échanges avec l’international sont fondamentaux, a souhaité, pour la prochaine édition qui aura lieu à Lyon en février 2019, donner des cartes blanches à l’Espagne, au Brésil, aux Etats-Unis, à l’Italie, au Cambodge ainsi qu’au festival d’animation d’Annecy.

Site internet : www.festival-international-du-film-sur-le-handicap.fr

Le festival passe également par différentes villes pour partager certaines productions, c’est le cas notamment de Montpellier, Paris, Marseille et Dijon, par exemple.

Le cinéma, véritable potentiel d'action


Faire front ensemble contre les stéréotypes et apporter une vision nouvelle du handicap. Voici la fabuleuse aventure du Festival international du film sur le handicap (FIFH) qui permet à de nombreux réalisateurs, issus de tous les continents, de se retrouver pour la diffusion de leurs films. Des dizaines de films, des fictions, des documentaires, réalisés en Irak, en Finlande, en Namibie et au Brésil... Tous n’ont qu’un objectif : apporter une nouvelle vision du handicap. Tenter de faire réfléchir le spectateur, de le surprendre ou encore de le choquer dans un seul but : découvrir l’autre et stopper toutes les discriminations ou idées reçues sur les personnes en situation de handicap. Le Festival International du Film sur le Handicap cherche à rassembler de nombreux spectateurs. Car oui, le cinéma est un magnifique moyen d’attirer du public afin de lui faire découvrir une nouvelle vision du handicap. Ici, comme au Festival de Cannes, les films sont plus originaux les uns que les autres. Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, résume très bien l’objectif du festival : “‘Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout’, disait Jean-Luc Godard. Je rajouterai que le cinéma permet d’apporter un autre regard sur le monde et la différence. C’est pourquoi, ce festival est une véritable occasion de briser une barrière : celle de l’a priori, du préjugé que quiconque peut avoir sur le handicap.”
Qu’ils soient auditifs, visuels, moteurs ou encore psychologiques, tous les handicaps sont représentés d’une manière artistique et font tomber les barrières qui existent encore entre le monde des valides et des invalides.

Un projet dijonnais né de l’impulsion des familles concernées par le handicap


Après avoir eu la chance de participer à la 2ème édition du festival à Cannes, des parents d’enfants porteurs de handicap génétique ont souhaité, depuis le groupe de parole en génétique au CHU de Dijon, monter un projet autour de ce festival, qui recouvre notamment trois aspirations:

1) Le handicap, ils ne l’ont pas choisi, mais ils veulent décider de la direction qu’ils veulent donner à leurs vies. Ce festival, s’il traite de problématiques qui pourraient les replonger dans leur quotidien, le fait de manière créative, décalée, dans une idée d’appropriation du réel qu’ils recherchent eux-mêmes au quotidien. Ils veulent se saisir de ce réel qui pourrait les écraser, avec cette emprise du handicap sur leurs vies, pour en faire une histoire personnelle sur un chemin qu’ils construisent. Participer à ce festival est un acte de liberté, un acte dynamique, positif. Ils veulent témoigner de l’importance de la créativité, de l’imagination dans leurs propres existences pour dépasser l’indicible, la souffrance inhérente au handicap, et transformer la contrainte en choix de vie.

2) Participer à un festival qui traite du handicap leur permet de donner une visibilité au handicap génétique qui, s’il s’agit souvent de maladies rares, concerne beaucoup de monde au vu du nombre important de maladies génétiques différentes (6000). C’est une visibilité qui leur permet d’exister, de faire connaître au large public cette réalité des familles confrontées aux maladies génétiques. Une société ne peut prétendre à être humaniste que si elle s’ouvre à ces vécus, atteste de leur existence par sa reconnaissance et ouvre un réel débat de société pour savoir comment cette même société vient en aide aux familles touchées (rééducations, centres spécialisés en nombre suffisant, aide et répit pour les familles, scolarité et travail adaptés au plus près des difficultés de la personnes concernée par le handicap.)

3) Le fait que ce soit une initiative d’un groupe de parents adossé au groupe de paroles en génétique au CHU de Dijon témoigne de l’importance de cette solidarité en société. Se retrouver en dehors du CHU permet aussi d’affirmer que la prise en charge des maladies génétiques n’est pas que l’affaire de CHU, des centres de soin, mais bien l’affaire de tous. Cela leur permet aussi d’attester, par leur plaisir à se retrouver pour ce projet en dehors du CHU, de leurs ressources pour lutter contre le désespoir lié à l’impuissance auquel les renvoient les maladies génétiques sans traitement aujourd’hui. Leur force, leurs ressources résident dans leur pulsion de vie, dans leur plaisir à se retrouver pour des évènements aussi réjouissants.

Cet événement a pu se concrétiser grâce au soutien de Lorraine Joly, psychologue et animatrice du groupe de parole des parents du service de Génétique du CHU de Dijon qui explique « Au-delà de la dimension artistique que revêtent ces films, il est question de croiser différents regards. Regard créatif qui transforme un vécu, une œuvre littéraire ou une fiction en projet cinématographique, mais aussi regard des personnes directement concernées par le handicap ou de personnes de la société qui ne le sont pas. Ce festival est une formidable opportunité pour se faire croiser ces regards et ces expériences de vie. C’est un lieu de communication et d’échanges. ».

Katia Martin-Maresco a sa propre vision de l’événement qu’elle a créé et qu’elle imagine comme une opportunité pour qui aurait encore des préjugés, des appréhensions, voire des peurs vis-à-vis du handicap – des handicaps –, à venir s’ouvrir à ce monde parallèle... qu’en réalité nous partageons.
«Avec ces films, vous traverserez des émotions différentes, surprenantes. De la tendresse, de l’humour, des vies d’exception, de la beauté… Et derrière les caméras, des réalisateurs du monde entier apportant chacun leur vision tant personnelle que culturelle. C’est de cette diversité que le festival puise sa force», confie-t-elle.

Vous l’aurez compris, cet événement cinématographique tend à mettre un terme aux préjugés, discriminations et idées reçues sur le handicap. Les réalisateurs et organisateurs ont tous un point commun : la promotion des personnes en situation de handicap et souhaitent montrer au monde entier, qu’il n’y a pas de fossé entre les valides et les invalides. Que chacun peut vivre la vie qu’il souhaite.

Le Festival International du Film sur le Handicap ouvrira ses portes du 08 au 09 juin 2018 au cinéma l’Olympia à Dijon.


Pendant 2 jours, le vendredi 8 et samedi 9 juin 2018, 5 classes d’élèves de primaire, 5 classes de collégiens et 150 personnes pourront participer gratuitement aux projections, qui se dérouleront au cinéma l’Olympia, à Dijon, en présence du réalisateur Damiano Fontana.
Comme à Cannes, le vendredi, lors de la présentation aux scolaires à huit-clos, un jury mixte d’enfants en situation de handicap et un second composé de frères et sœurs de patients atteints d’une maladie Génétique désigneront leur coup de cœur par catégorie.
Le samedi, une autre sélection de films suivie de débats sera proposée à un public adulte de 150 personnes ouverte sur inscription (bit.ly/fifh2018).
La journée débutera par le long métrage anglais : « My Feral Heart », suivi d’un débat. L’après-midi une projection de 3 sélections de courts-métrages sera également suivie d’échanges.
Le cocktail de clôture, parenthèse un peu magique et enchantée, qui ponctuera les sélections, est organisé à l’initiative de l’association des familles de Génétique.
Enfin la projection d’un long métrage américain suivi d’un dernier débat clôturera le festival dijonnais, il s’agit de «The View from Tall».

Quels sont les acteurs et les partenaires de la journée ?


L’équipe du FIFH
Le centre de Génétique, les centres de référence « Anomalies du développement et déficience intellectuelle
de causes rares » et « Déficience intellectuelle de causes rares » du CHU de Dijon
L’association des familles de Génétique du CHU de Dijon
L’Association pour la Recherche Génétique des Anomalies du Développement, ARGAD
TRANSLAD-Family pour la Fédération Hospitalo-Universitaire dédiée à la médecine translationnelle dans les anomalies du développement (FHU TRANSLAD)
La fondation Groupama « Vaincre les Maladies Rares » pour son soutien financier via les ballades solidaires
Le Grand hôtel La Cloche de Dijon
La Maison Louis Latour de Beaune
Le cinéma « l’Olympia » de Dijon
Karine Jobard-Garou
La Mairie de Dijon
Le Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté
Le Conseil Départemental de Côte d’Or