lundi 21 août 2017
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DIJON : Quelles sont les œuvres accrochées rue de la Liberté ?

23/05/2017 19:43Imprimer l’article
Vous n'avez pas le réflexe d'aller au musée ? Les musées de Dijon vont à vous. Rue de la Liberté (et aussi sous les Halles) ils exposent 26 œuvres sur le thème de la gastronomie et du banquet tout l'été.
François Rebsamen a inauguré cette opération «Musées en Liberté» en préambule de la Nuit des Musées.
Vingt-six œuvres des musées de Dijon se baladent en ville. Evidemment, ce sont des reproductions qui résisteront tout l'été aux aléas de la météo, suspendues rue de la Liberté et sous les Halles, et qui vous invitent à découvrir les richesses des collections dijonnaises. Les musées de Dijon pourront ainsi dialoguer entre eux et s’afficher «hors les murs», l’objectif étant de valoriser la diversité des collections dans l’espace public.
Le thème ? «Quand l'art passe à table». Cette exposition à ciel ouvert est placée sous le signe de la gastronomie et du banquet, tel un clin d’œil au lancement de de la saison 2 du Brunch des halles (du 14 mai au 24 septembre, cliquez ici pour lire accéder à notre reportage) et au repas traditionnel français, désormais classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.
L’inauguration par François Rebsamen, maire de Dijon, président de Dijon Métropole, de cette édition 2017 de Musées en Liberté, s'est déroulée samedi 20 mai en préambule de la 13e édition de la Nuit des musées.
Photos Nicolas Richoffer

Cliquez ici pour télécharger le dossier complet de présentation des 26 œuvres

Six œuvres en détail :


LOUIS-ADOLPHE DÉCHENAUD

Les noces d’or (1909)

PEINTURE À L’HUILE SUR TOILE, MUSÉE DES BEAUX-ARTS

L’artiste puise son sujet dans son environnement : une famille paysanne du Mâconnais est réunie autour des «anciens» dont on célèbre le cinquantième anniversaire de mariage. La présence de quatre générations autour de la table illustre la permanence des structures familiales traditionnelles au début du XXe siècle. Un soin particulier est apporté au décor : les photographies et les images pieuses accrochées sur le mur du fond, les gerbes de maïs pendant aux solives, le bouquet de marié posé sur le vaisselier évoquent avec réalisme un intérieur rustique. La petite fille, montée sur une chaise, déclamant sans doute un poème ou une chanson ou le petit garçon endormi sur la table ajoutent une note pittoresque à cette touchante scène d’intimité familiale.
Transfert de l’État à la ville de Dijon : Paris, F.N.A.C. 
Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation 


ANONYME

Affiche Moutarde de Dijon Charles Dumont (vers 1910)

CHROMOLITHOGRAPHIE SUR PAPIER, MUSÉE DE LA VIE BOURGUIGNONNE

«... parce qu’il estoit naturellement phlegmaticque, commençoit son repas, par quelques douzaines de jambons, de langues de beuf fumées, de boutargues [œufs de poisson], d’andouilles, et telz aultres avant coureurs de vins. Ce pendent quatre de ses gens luy guettoient en la bouche, l’un après l’autre, continuement moustarde à pleines palerées.» (F. Rabelais, Garguantua, Ed. F. Roches, 1929, pp. 73).
L’entreprise Dumont utilise le personnage de Garguantua, grand amateur des bons mets, associé aux armoiries de la ville de Dijon, présentes sur la nappe blanche, pour mettre en valeur deux produits phares : la moutarde et le Picallilli, condiment à base de vinaigre, de légumes coupés et d’épices.
Exposée au 1er étage du musée, salle de la vie industrielle

HENRI MONTASSIER

Dimanche à la ferme (vers 1930)

PEINTURE À L’HUILE SUR TOILE, MUSÉE DES BEAUX-ARTS

Peintre et illustrateur, Henri Montassier est un artiste éclectique connu pour ses paysages, ses natures mortes, ses portraits et ses nus.  C’est à une partie de campagne qu’il nous invite au début des années 1930. Légèreté, douceur de vivre et convivialité priment dans cette scène champêtre baignée d’un doux soleil...
Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation

ANONYME HOLLANDAIS,

Nature morte au jambon (XVIIe siècle)

PEINTURE À L’HUILE SUR TOILE, MUSÉE DES BEAUX-ARTS

Le genre pictural de la nature morte, apparu au XVIe siècle dans les pays du Nord de l’Europe (Flandre et Hollande), revêt essentiellement un sens moralisateur, invitant à méditer sur la fugacité du plaisir des sens et la fragilité de la vie. Ce type de représentation est également une opportunité pour l’artiste de démontrer son aptitude à peindre des objets et des éléments naturels avec des effets de lumière dans un souci de réalisme. Le sucré de la chair et l’amertume de la peau des oranges pelées, la douceur des plumes des oiseaux, le salé du jambon déjà tranché ainsi que l’odeur des poissons découpés sont perceptibles.
Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation

ANONYME FRANÇAIS

La fête champêtre à la cour de Bourgogne (XVIIe siècle)

PEINTURE À L’HUILE SUR TOILE, MUSÉE DES BEAUX-ARTS

Le jardin du Moyen Âge sert à fournir nourriture et plantes médicinales. À partir du XIVe siècle, il devient aussi d’agrément, cadre de moments de détente et de fête. Dans un pré parsemé d’arbres, une assemblée de seigneurs et de dames, vêtus d’élégants costumes blancs, s’adonne aux plaisirs de la chasse, de la danse, de la musique et de la collation champêtre. Sur une table octogonale, sont posés de luxueux accessoires de table. Les coupes, assiettes de fruits, assiettes dorées rappellent l’usage de couverts précieux apportés par les convives eux-mêmes. Des armoiries, présentes sur la bannière suspendue à la trompette d’un musicien et à la porte du bâtiment sur pilotis indiquent la présence de Philippe le Bon, duc de Bourgogne de 1419 à  1467 : l’homme accoudé à la table, faucon en main, accompagné de son porte-épée.
Dépôt : Versailles, Musée national du Château. Exposée au musée des Beaux-Arts, salle 1

ANONYME

Bon point des Biscuits Pernot (XXe siècle)

CHROMOLITHOGRAPHIE SUR PAPIER, MUSÉE DE LA VIE BOURGUIGNONNE

Une fillette sagement attablée, la serviette nouée autour de son cou et levant à sa bouche une cuillère pleine de nourriture montre l’exemple tandis que l’on retrouve inscrit le conseil d’hygiène suivant : « Mangez doucement et mâchez bien ».
Couleurs vives et scènes naïves issues du monde enfantin animent une série de bons points proposés par la Manufacture des Biscuits Pernot. L’entreprise dijonnaise, constituée de deux sites de production (rue Courtépée et rue de Jouvence), célèbre pour ses nombreux biscuits, joue la carte des produits dérivés : quel petit Dijonnais n’a pas connu bon point, protège-cahier ou buvard ...
Conservée dans les réserves