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DIJON : Raymond Rochette exposé à la galerie Notre-Dame

20/06/2018 05:00Imprimer l’article
35 tableaux de ce peintre bourguignon qui a, durant 70 ans, réalisé quotidiennement des tableaux de tout ce qui croisait son regard, et notamment les impressionnantes usines métallurgiques du Creusot.
La galerie Notre-Dame, au 3, rue Musette à Dijon, accueille jusqu'au 24 juin une exposition de 35 oeuvres de Raymond Rochette, selon un choix de peintures et de techniques diversifié et représentatif de la carrière de cet artiste très prolifique.
«Le choix a été complexe car il a fait un tableau par jour quoi qu'il arrive et quel que soit le lieu, pendant 70 ans» explique Luc Rochette, son fils.

Les usines du Creusot, sujet de prédilection


Raymond Rochette (1906-1993) a peint durant toute sa vie les émotions du quotidien : scènes de vies des gens qui l’entourent, émotions qu’apporte la nature morvandelle… Mais il est avant tout le peintre de l’impressionnante usine métallurgique du Creusot où l’homme, minuscule dans cet univers de métal, domine les énormes machines.
«Les usines du Creusot étaient son sujet de prédilection, et sa présence persiste dans la mémoire Creusotine, où, puisqu'il était instituteur, il a appris à lire et à écrire à certains ouvriers» poursuit Luc.

1500 œuvres au catalogue raisonné


Florence Amiel, la fille du peintre qui gère aujourd'hui les tableaux et croquis, ajoutait lors du vernissage qu'environ «1500 œuvres sont référencées au catalogue raisonné, mais il manque encore beaucoup de dessins et croquis».
Ainsi, pour cette exposition, «il était difficile de choisir» ajoute-t-elle. «On en apporte toujours 15 ou 20 de plus que prévu puis on organise en fonction des lieux et du ressenti».

Techniques variées


«Pour le coté usine, on a trouvé assez vite, mais à coté, c'était plus difficile. Nous avions accroché une fenêtre peinte au couteau par exemple, et nous avons trouvé que trois tableaux allaient bien autour. Mais ils sont très différents, peints au pinceau. Ils ont été réalisés 25 ans avant la fenêtre. On peut voir que même dans des paysages, il peignait déjà l'homme au travail, mais dans les champs. L'autorisation de peindre les usines, il l'a demandée en 1936 et ne l'a obtenue qu'en 1949». C'est donc bien une œuvre globale, l'histoire d'une vie et d'une région qui reste par les tableaux de Raymond Rochette.

Les souvenirs de Ludovic Rochette


A l'occasion de ce vernissage, ce sont trois générations de descendants de Raymond Rochette qui étaient réunies. Son petit-fils Ludovic Rochette, maire de Brognon et président de l'Association des maires de Côte-d'Or, le fils de Luc, voit ces tableaux d'une façon qui lui est propre : «J'y trouve des souvenirs d'enfance, de vacances. J'ai une chance, c'est que quand j'ai des souvenirs, je n'ai pas que des images cérébrales, mais aussi des photos et peintures, des souvenirs matérialisés. Ces documents, il ne faut jamais les regarder avec tristesse mais avec plaisir.»

Jusqu'au 24 août, Raymond Rochette est également exposé en Allemagne,  à la maison de Bourgogne-Franche-Comté à Mayence. C’est Thomas Schleper, Directeur du département Culture et Patrimoine Culturel du «Landschaftsverband» à Cologne mais aussi Conservateur du musée LVR à Bonn  qui présente l’exposition «Industriemalerei».

Exposition Raymond Rochette
Galerie Notre-Dame
Dijon,
3, rue Musette
Jusqu'au 24 juin.