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CRIS RACISTES LORS DU MATCH DIJON AMIENS : Le mis en cause, placé sous le statut de témoin assisté, nie les faits

14/04/2019 20:59Imprimer l’article
Le procureur de la République indique ce dimanche soir que «le magistrat instructeur n’a pas suivi les réquisitions du parquet et n’a pas mis en examen la personne déférée» et ajoute qu’il «envisage l’exercice d’une voie de recours».
Communiqué du procureur de la République de Dijon, Éric Mathais :
14 avril 2019 20h30

Au cours du match de football Dijon-Amiens qui se jouait à Dijon le vendredi 12 avril 2019, des cris à caractère raciste ont été entendus.
Une enquête de flagrance a été immédiatement diligentée par la sûreté départementale du commissariat de Dijon et une personne a été placée en garde à vue. Sa garde à vue a fait l’objet d’une prolongation, samedi 13 avril en début de soirée.
À l’issue de celle-ci, la personne a été présentée ce jour au parquet de Dijon, qui a ouvert une information judiciaire.
Il s’agit d’un homme de 22 ans, demeurant à DIJON. Il conteste les faits.

Le procureur de Dijon a requis sa mise en examen des chefs de :
- Provocation publique à la haine ou à la violence, en raison de l’origine ou la prétendue race, par paroles ou images. La peine maximale encourue pour ce délit est de 1 an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende, outre diverses peines complémentaires possibles, dont la diffusion de la décision et un stage de citoyenneté.
- Provocation à la haine ou à la violence lors d’une manifestation sportive. La peine maximale encourue pour ce délit est de 1 an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, outre diverses peines complémentaires possibles, dont une interdiction de stade pour une durée de 5 ans.

Il a en outre requis son placement sous contrôle judiciaire avec :
- obligation de pointer au commissariat de Dijon à la mi-temps de chaque match du DFCO
- interdiction de se rendre sur tout lieu où serait organisée une manifestation sportive ouverte au public
- interdiction d’entrer en contact avec les membres du groupe des supporters des «Lingon’s boys»

Le magistrat instructeur n’a pas suivi les réquisitions du parquet et n’a pas mis en examen la personne déférée, mais l’a placée sous le statut de témoin assisté. Elle n’a donc pas été placée sous contrôle judiciaire.
Le parquet envisage l’exercice d’une voie de recours.

Eric Mathais, procureur de la République.